FPI-Affi N'Guessan, un fuyard réfugié dans le dilatoire.

Jeudi 11 Décembre 2014 - 05:40


Affi N'Guessan
Affi N'Guessan
Après  plus 13 ans passés à la présidence du Front populaire ivoirien, Pascal Affi N'Guessan refuse de lâcher le morceau. Il s'accroche à ce poste comme un fétiche déterminant son avenir politique, mieux son existence. Alors que ses discours et ses actes sont désapprouvés par la base et le Comité de Contrôle du parti, l'homme s'obstine comme  un autocrate à imposer ses choix, à contre-courant des directives du parti. Le retour d'Alain Dogou, par lui nommé représentant du FPI à la Commission électorale indépendante, malgré l'opposition formelle du Comité de Contrôle, en est une illustration.
Affi rêve de prendre le FPI en otage, avec la complicité du régime Ouattara montrant manifestement sa détermination à le soutenir pour parvenir à ses fins. La décision judiciaire d'ajournement du Congrès, à moins de 48 heures de sa tenue, en constitue une preuve, quand on sait la forte l'influence du régime Ouattara sur l'appareil judiciaire cautionnant une justice des vainqueurs.
Quoiqu'on puisse dire, Affi N'Guessan et le régime Ouattara marchent désormais la main dans la main. Et le militants lucides du parti le reconnaissent désormais. Malgré se soutien, Affi est conscient que sa réélection rêvée ne pourra se décider de l'extérieur. Dès lors, convaincu qu'il ne fait vraiment pas le poids face au président Gbagbo, il refuse de  l'affronter à l'élection pour la présidence du FPI. Il a donc opté pour la  stratégie de la fuite en avant et du dilatoire.
 Selon certaines sources, l'homme refuse de quitter son poste parce qu'il compte instrumentaliser le parti pour réaliser sa gloire personnelle en devenant président de tous les ivoiriens. Une gloire que lui aurait promise François Hollande lors de son passage en Côte d'Ivoire. Une gloire à laquelle lui Affi croit naïvement.
Selon d'autres sources internes au FPI, Affi a mal géré  l'argent du financement public du parti et veut continuer de camoufler cette mauvaise gestion en demeurant à la tête du parti. La preuve, après plus de 8 ans de financement public à hauteur de 800 millions par an, le FPI reste aujourd'hui un parti pauvre, comptant sur de maigres cotisations de ses militants et quelques dons de généreux donateurs.
La détermination de Gbagbo à demeurer dans une posture de combat en prenant la présidence du parti qu'il a fondé, vient hypothéquer, sinon ruiner le rêve d'Affi N'guessan. Et ce dernier n'est pas prêt à l'accepter.
Il est donc décidé d'aller jusqu'au bout pour nuire au FPI. Dans cette logique, il compte empêcher par tous les moyens la tenue du Congrès prévu du 11 au 14 décembre. Ainsi l'accès au palais des Sports de Treicheville a été déjà refusé par les autorités pour empêcher la tenue du Congrès. Le Siège du parti, l'endroit alternatif pour la tenue de ce Congrès a été envahi depuis hier par la police. Il faut aussi souligner que le président du Comité d'Organisation du Congrès a échappé, hier à un enlèvement, grâce au courage et à la vigilance des militants qui étaient présents au Siège au parti.
Tous ces faits attestent bien le soutien manifeste que le régime a décidé d'apporter à Affi N'Guessan, avec lequel il est désormais en complicité pour déstabiliser le Front populaire ivoirien.
Face à tous ses agissements, certains militants et cadres du parti pensent que Affi N'guessan a franchi la ligne rouge et encourt par conséquent des sanctions disciplinaires. Dans les prochaines heures, il serait fort probable que la destitution de Pascal Affi N'Guessan du poste de président du parti soit prononcée. A défaut de cette destitution, si le Congrès a lieu malgré tout, Affi qui n'en veut pas pourra être déclaré forfait et en subir tous les effets.

Claude Ossadi
 




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