Exclusivité/ Après sa sortie de prison et à quelques jours de son concert du 16 mai: L'artiste Jah Prince crache ses vérités au régime d'Alassane Ouattara

Dans moins de 48 heures, l'artiste reggae man, Jah Prince, sera en concert à Paris, précisément à la maison Basque, au 59 avenue Gabriel Perri. A quelques jours de cette messe musicale, nous sommes allés à sa rencontre . Dans cette interview qu'il a bien voulu nous accorder, Jah Prince revient sur sa mésaventure en Côte d'Ivoire, les raisons et les conditions de sa détention arbitraire à la MACA. Parlant de politique et de culture, il n'a pas manqué de fustiger l'actuel régime d'Abidjan, dénonçant la dictature qu'il fait subir aux ivoiriens et la pseudo réconciliation qu'il tente de leur imposer. Entre autres sujets abordés, l'artiste parle de son projet socio-culturel en Côte d'Ivoire. Un projet qui rencontre des entraves du fait de certains "bandits". Mais Jah Prince, l'homme qui dit ne pas avoir peur de la mort, parce qu'il croit plus en l'immortalité, se dit prêt à persévérer dans son combat pour réaliser ce projet qui lui tient à cœur. Interview

Jeudi 15 Mai 2014 - 07:25


Jah Prince
Jah Prince
 civox: Jah Prince, vous êtes un artiste qui évoluez dans le reggae. Pouvez vous vous présenter davantage au public ?

Jah Prince: Je suis Jah Prince, artiste international.  Je fais du reggae. Je joue avec The Prophets. A mon acquis j'ai un album en ce moment qui est sur le marché. Un album intitulé "Prisonniers de Babylone"et qui tourne en ce moment en le l’Europe et dans le monde.

Civox: Quel genre de reggae faites -vous précisément?

J.P: Je fais du reggae engagé. Je fais de la musique super engagée, progressive, qui varie dans beaucoup de rythmes, dans beaucoup de manières de jouer relativement à  la pratique du son et des instruments. Je joue de la musique avec tout ce qu'elle comporte comme complications.

Civox: Combien d'albums avez-vous produits jusqu'à ce jour?

J.P: Je ne compte pas les albums, parce que je fais de la musique depuis longtemps. Aujourd'hui, on peut dire que j'ai plus de 35 ans de guitare derrière moi. Je compte plutôt le temps et non les albums. Les albums, on peut en faire 50000 mille en une minute, sans que cela ait véritablement un sens. Pour moi la musique c'est aussi prophétiser! Ma musique est donc prophétique. Elle a besoin de dire les choses qui  arriveront dans le temps. Pour moi, elle doit servir à transmettre des messages aux gens.

Civox: Vous avez séjourné, il n'y a pas longtemps, en Côte d'Ivoire. Mais vous y avez connu une mésaventure. Vous y avez fait la prison. Pouvez-vous nous raconter les faits?

J.P: C'est vrai, il y a quelques temps, je suis retourné en Afrique. Puisque je vis en France depuis plus de 40 ans, je fais des aller-retour entre l'Afrique et l'Europe. Mais il s'est trouvé que ces dernières années, j'ai passé tout mon temps en Afrique, surtout en Côte d'Ivoire où je voulais faire quelque chose pour mes frères. Étant donné que je suis resté ici (France) longtemps, je voulais y aller pour faire quelque chose pour mes frères. Car la passivité est quelque chose de dangereux. Et en Afrique le pire est que les gens sont souvent dans la passivité. J'y suis aller pour apporter quelque chose de plus. J'y ai envoyé du matériel de musique, 10 tones  de son. J'avais l'intention de construire une école de musique. On nous disait, à nous les euro-black, d'investir en Afrique, de servir l'Afrique. Et moi cela me faisait plaisir. Il s'agissait pour moi de former les enfants à la musique en Afrique.
Je précise que je suis un Djoman Dida, c'est à dire un Ebrié d'Abidjan, de Niangon Lokoua et de Gnazaroko, dans la région de Divo,.où mon père est roi. Dans la coutume sa famille est la famille royale de Gnazaroco. Et les deux villages sont tenus par Gnazaroco.puisque dans l'histoire ce sont les Dida de Gnazoroco qui ont conquis Niangon Lokoua. Donc Niangon Loukoua est dvenu un village Ebrié Dida. Mon père étant roi et moi prince, j'avais droit à 10,8 ha de terre  sur la terre de mes ancêtres, la famille Kouadio. Mon père fait partie de cette famille. A Divo ont dit Kouédio, mais à Loukoua on dit Kouadio. Je me suis donc retourné sur la terre de mes ancêtres où je suis propriétaire terrien. Je voulais construire une école française à cet endroit là pour permettre aux enfants de Niangon Lokoua et d'Azito de pouvoir s'instruire et de faire de la musique à un niveau assez élevé avec des professeurs agréés pour leur dispenser des cours. Malheureusement, tout ce matériel que j'ai amené a été confisqué par l'Etat ivoirien ainsi que tout mon album "Prisonniers de Babylon" dont j'avais 3000 CD dans le Conteneur. Tout cela a été pris sans qu'on me donne des raisons valables. Peut-être qu'ils ont fait cela parce que j'ai dit qu'il ne fallait pas faire la guerre mais la paix. Je ne suis pas pour la violence, pour la guerre. J'y suis aller avec un esprit de paix pour pacifier tout le monde, que ce soit Alassane Ouattara ou Gbagbo qui n'est plus là, afin  que le peuple de Côte d'Ivoire ne subisse pas cette violence. J'ai crié dans les journaux "pas de guerre! oui à la paix", peut-être que c'est ce qui m'a valu cette haine- là. qui s'est retournée contre moi.

Civox: Cette mésaventure,  vous la mettez au compte de la politique et non au compte d'un banditisme ordinaire?


J.P: C'est un banditisme politique  très bien ciblé, et franchement j'ai de l'amertume à l' esprit en pensant à ces choses,  parce que j'ai trouvé que cette façon d'être bandit ne vaut plus la peine; c'est révolu. On demande de réconcilier un peuple qu'on a voulu au préalable déstabiliser par une agression.  Mais avec qui doit-il se réconcilier? Des gens sont  emprisonnés, avec leur femmes et leurs enfants, et après on leur demande de sourire avec leurs voisins. J'ai pensé que la Côte d'Ivoire pouvait éviter cette situation. Il ne fallait pas servir la guerre au préalable. Le problème étant politique, il fallait trouver une solution politique. Mais arriver à prendre des armes pour déstabiliser et détruire des vies, pour tuer des gens, c'est une agression contre l'humanité. Et là il y a réparation à faire au peuple de Côte d'Ivoire qui a subit tout cela. Et le pardon qu'on va leur demander, il faut savoir s'y prendre. Je pense qu'il faut déjà libérer tous les prisonniers qui sont à la MACA et dans les autres prisons de Côte d'Ivoire. J'ai chanté dans mon Album des chansons qui ont peut - être dérangé des politiques ivoiriens; Dans mon album "Prisonniers de Babylone", j'ai demandé la libération des prisonniers de la MACA. Et moi je m'y suis retrouvé. J'ai trouvé donc une similitude entre ce que j'ai chanté et ce que j'ai réellement vécu à la MACA lors de mon incarcération.

Civox: De la prison, parlons en! Vous avez été incarcéré à la MACA (maison d'arrêt et de correction d'Abidjan). Dans quelles conditions y étiez vous?

J.P: Vraiment dans des conditions très désagréables, très lamentables, très déshonorant pour ma qualité d'artiste international véhiculant des messages de paix pour les Nations. Je trouve qu'ils m'ont maltraité, ils ne m'ont pas traité avec respect; Les artistes sont les miroirs des grandes démocraties. Les artistes sont là pour présenter le bon état de la démocratie. C'est la quiétude des artistes et la liberté dont ils jouissent qui montrent le bon état d'une démocratie. Mais quand on s'en prend aux artistes, et qu'on les jette en prison c'est de la dictature. Je suis pour la justice. Je me bat pour la justice. L'état de la culture est une base pour dire si la démocratie est ou n'est dans un Etat.  Je ne suis ni pour quelqu'un ni contre quelqu'un.

Civox: Vous n'êtes pas un artiste partisan d'un camp ou d'un autre?

J.P: Non! Non, je ne suis pas partisan d'un camp ou d'un autre. Je suis pour le panafricanisme. Donc les idéaux panafricanistes pour aider l'Afrique m'interessent. Tous ceux qui sont pour la construction de l'Afrique, que ce soient des blancs ou des indiens, m’intéressent. Mais construire l'Afrique dans le bon sens. Car on a vu l'éléphant blanc piétiner l'Afrique depuis des dizaines et dizaines d'années. Mais il faut aussi respecter les Chefs d’États africains. Chacun est chef chez lui. Et c'est là aussi qu'on peut parler de démocratie. Mais le problème en Afrique c'est que je peux être assis sur un poste duquel on peut venir me faire partir avec un fusil, comme l'ont vécu certains comme Gbagbo.  Je trouve que cela est lamentable . C'est le non respect de la démocratie...

Civox: En clair, vous êtes un artiste engagé pour la démocratie, la justice et les libertés.

J.P: Oui, je suis engagé pour la démocratie, la justice et les libertés. Puisque aujourd’hui on ne peut pas que copier. Il faut que nous  copions ce qui est conforme à nos pays. Nous avons appris le mot  démocratie, mais il nous faut maintenant l'appliquer dans la réalité. Démocratie veut dire que chacun est libre de faire et dire ce quil veut sans enfreindre aux lois.  C'est ce qui pourra nous faire avancer; Mais si pour cela on veut tuer les gens, les mettre en prison,  il n'y a plus de démocratie, c'est  de la dictature . Et c'est ce que subissent aujourd'hui les gens comme Gbagbo, Blé Goudé. .Et je pense qu'en Côte d'Ivoire s'il y a des personnes qui devaient se trouver à la CPI, c'est Alassane Ouattara, Soro,  Blé Goudé et Gbagbo. Si les quatre ne sont pas à la CPI c'est qu'il y a un problème. Il ne faut pas que prendre Blé Goudé et Gbagbo pour les mettre à la CPI, pendant que Soro et Alassane Ouattara ne sont pas inquiétés. C'est quel système ça? Moi je trouve que c'est pas un système démocratique.

Civox: Revenons un peu à votre détention à la MACA . Elle a duré combien de temps et dans quelles conditions avez vous été libéré?

J.P: Il sont venus chez moi sans mandat d’arrêt ni de perquisition. Ils sont venus de façon barbare chez moi. J'ai dit "non", je suis un artiste international, prenez moi avec des pincettes, avec un peu de respect. Ils ont dit qu'il ne pouvaient pas me prendre avec respect, qu'ils allaient me  violenter. Ils m'ont donc violenté en me tapant, me tirant de force et me mettant des menottes de sorte à ce que mon sang  ne puisse pas couler dans mes veine. Ils voulaient m'extorquer de l'argent, ce que je leur ai refusé. Car je ne veux pas engraisser la corruption, parce que pour moi développer un pays c'est aussi faire attention à ces choses-là. Donc je ne voulais corrompre personne pour ne pas aller en prison. Une fois devant les juges,  ils m'ont condamné pour un an de prison.

Civox: Sur quel chef d'accusation  le juge a -t-il fondé votre condamnation?

J.P: Il m'accusait de fumer du chanvre indien. Mais j'ai emmené des plus de 200 millions de matériel dans un conteneurs en Côte d'Ivoire. Quand même un peu de considération et je suis un musicien de haut niveau. Alors,  il faut refaire le monde, il faut aller chercher les Bob Marley pour les jeter en prison ?  Il faut aller remettre en cause tout ce qui a été fait au préalable, que de s'attaquer à Prince parce qu'il veut la paix en Côte d'Ivoire, et que cela ne les arrange pas. Et  pour cela on brandit le prétexte selon lequel je consomme le chanvre indien, je l’utilise comme nourriture, comme médicament.

Civox: Tout le matériel confisqué n'a donc pas été rendu?

J.P: Non. j'ai interpellé le pouvoir, j'ai appelé le président. J'ai écrit des lettres dans les journaux pour me faire entendre. On ma dit : "oui, on va tout faire pour éradiquer la corruption en Côte d'Ivoire". Mais je n'ai pas vu cela en un seul moment, je  n'ai entendu  que des paroles, des promesses qui n'étaient pas respectables. J'ai passé ma peine durement en prison, personne ne m'a envoyé un sous. Ce matériel, je l'ai payé et envoyé d' Europe sans l'aide de quelqu'un. j''étais en prison vraiment et j'y ai vécu le pire.

Civox: Cela fait au moins un mois que vous êtes de retour en France. Avez vous repris vos activités artistiques?

J.P: Oui,, j'ai repris mes activités artistiques. En côte d'Ivoire, je ne voulais pas sortir de prison. Je voulais rester à la MACA, parce que je trouvais que beaucoup de gens injustement emprisonnés étaient tristes. Et en pensant à eux, je ne voulais pas sortir. J'y avait un collectif de fans, toutes les prisonnières de la MACA, avec tous les enfants aux mineurs et tous les adultes.  Je suis devenu de fait le président des prisonniers, puisque tous les jeunes étais là, pensant que je pouvais les aider à sortir. Pensant qu'il aurait eu une amnistie pour tout recommencer à zéro. Tous ces gens comptaient sur moi pour que je puisse toucher le cœur des autorités ivoiriennes. Niet, personne n'a voulu écouter Prince. A la fin, j'ai dû sortir de prison.  Nous avons beaucoup insisté pour qu'il ait amnistie. Donc pour me faire plaisir, ils m'ont donné une grâce présidentielle en fin septembre 2013. Je suis sorti de prison avec 3000 autres prisonniers. J'étais le premier de la liste. Ils ne voulaient plus que je reste en prison. Cela les dérangeait que je sois en prison, parce que je suis français aussi, et de l'autre côté cela ne les arrangeait pas. Ils m'ont donné 5 ans d'interdiction de séjour sur territoire ivoirien. Ils ne devaient pas le faire.  Je suis un pacificateur, et si c'est ce qui me vaut toute cette haine de certains méchants, qu'ils se calment.  Nous continuerons notre travail de pacification,  nous voudrons que la paix soit en Côte d'Ivoire, nous ne voudrons pas que des méchants perturbent la quiétude des ivoiriens. Aujourd’hui dispersés dans le monde entier parce qu'ils ont peur.  Non, il faut qu'ils entrent chez eux et il faut leur montrer que chez eux reste chez eux.     

Civox: Ce vendredi 16 mai, vous organisez un concert de bienfaisance à Paris. Pourquoi avez vous décidé d'organiser ce concert?

 J.P: J'ai décidé d'organiser ce concert pour revenir à l'attaque d'une autre façon, parce qu'il y a eu abus de ma personne. Je ne peux pas accepter qu'on ait abusé de moi de cette façon jusqu'au bout. Donc il faudra qu'on me respecte un peu. Je ne suis pas quelqu'un qui prend des armes. Moi, j'irai devant la communauté internationale pour demander réparation de ce que j'ai subit en Côte d'Ivoire. Si je fais un concert en France c'est pour aider tout ceux qui veulent que la paix revienne en Côte d'Ivoire, que la Côte d'Ivoire retrouve tous ses enfants dans la quiétude, dans la paix,  dans l'harmonie. C'est pour aider ceux-là à réaliser ce voeux, afin qu'il n'y ait plus de haine. Nous parlons de la vraie réconciliation d'esprit et du coeur, et n'ont de cette réconciliation qu'on fait croire au peuple et qui continue de le faire  souffrir.

Civox: A quoi serviront les fond générés par ce concert ?

J.P: Les fond nous aideront à reconquérir nos terres. J'ai 10,8 ha de terrain qui m'ont été expropriés par des bandits. qui se sont mis avec l'Etat pour nous traficoter. Ils ont amené les FRCI chez moi pour me casser les bras. Pendant 3 mois, à ma sortie de prison, j'avais les FRCI chez moi, qui occupaient mon terrain de 10,8 ha,  qui devait me servir à faire mon école de musique. Ils sont venus m'exproprier avec violence, alors qu'ils ont perdu en cassation. En 2013  le parquet d'Abidjan avait dit qu'on ne peut pas revenir sur une décision de cassation, qui est la décision définitive en matière de jugement.(..) Ces gens sont venus m'écraser sur mes terres. Et je pense qu'ils faut une réparation . Donc tous les concerts que je ferai, ce sera pour rétablir la vérité et la justice en Côte d'Ivoire, parce que je veux la paix en Côte d'Ivoire, comme je la veux partout en ailleurs.

Civox: Concrètement ces fonds vont servir à quoi?

J.P: Ces fonds vont servir à entreprendre une nouvelle bataille juridique, afin de récupérer mes terres.pour faire mon école de musique. La société qui veut construire des maisons SICOGI doit savoir que c'est pas ce que les gens attendent. Ils attendent que leurs enfants s'instruisent. Et moi je veux construire une école de musique française pour que les petits du quartier s'instruisent. Je pense que c'est un projet de développement qui tient la route. Et j'ai tous les papiers pour cela. Ce n'est pas aujourd'hui qu'on va me l'enlever pour permettre à des gens qui trafiquent avec des politiciens de me voler. Ce sera ma guerre contre tout cela; Tous les concerts que je ferai, ce sera pour revendiquer mes droits en Côte d'Ivoire et mon respect en tant que prince d'Abidjan, parce que je suis fils de Roi, parce que je n'admets pas qu'on marche sur ma principauté.

Civox: A ce concert serez vous seul à jouer ou serez vous accompagné par d'autres artistes?

J.P: Il y aura une première partie de ce concert pour interpeller la conscience de la diaspora. Donc il y aura un Congolais, Moucha Pata, un vieux de la vielle, qui est longtemps resté à Paris,  pour évoquer la mémoire de  Patrice Lumumba, puis moi en seconde partie.

Civox: Quel genre de public attendez vous à ce concert?

J.P: Déjà j'attends que tous les frères de la diaspora viennent remplir la salle. parce que quand on a des engagés africains qui se battent pour le droit d'un peuple africain, pour tout un chacun,il ne faut pas être loin d'eux, il faut être avec eux. Quand les gens comme nous passent par le feu, entre la mort et la vie, il faut que les gens nous soutiennent, qu'ils viennent avec nous, il ne faut pas qu'ils nous regardent comme des gens qui veulent perdent leur vie. Souvent on se dit "mais pourquoi ils veut faire ce combat là,; il a envie de perdre sa vie". Mais nous n'avons pas peur de la mort. Moi, je n'ai peur de la mort; je crois en l'immortalité. Tous ceux qui tuent la chair et qui pensent qu'ils vont grandir en le faisant se trompent. Ils sont de petits esprits; Il faut laisser les esprits se développer et laisser les homme s'enrichir de connaissance. Il faut les laisser apprendre et se libérer.

Civox: Pouvez vous rappeler au public la date et l'adresse de ce concert.?

J.P: : Ce sera le 16 mai, au métro Garibaldi, à la maison Basque. de Paris au 59 avenue Gabriel Perri., de 20h30 à 23h00. Le concert n' ira pas au-delà de 24h00

Civox: Avez vous un appel à lancer au public?

J.P: A tous ceux qui me suivent partout dans le monde, je dis que je suis pour la paix. Je demande la libération de Gbagbo et de Blé Goudé. Dans le cas contraire, Ouattara et Soro doivent être aussi en prison. Au public, je demande de venir écouter la musique, de venir voir Jah Prince, il est engagé, il n'a  peur de personne, si ce n'est de son Dieu. Ma musique est prophétique. On m'a censuré en Côte d'Ivoire sans me le dire, mais c'était comme si je suis censuré, puisque mes 3000 CD ont été piratés par l'Etat de Côte d'Ivoire. Donc si je dis quelque chose, je sais pourquoi je le dis et je ne suis pas fou. On m'a fait beaucoup de mal. Mais ma musique est très pacifique. Quand vous l'entendrez vous comprendrez pourquoi tant de mal contre ma personne. Venez nombreux pour s'amuser et détendre l'esprit et pour vous remplir d'énergie positive.

interview réalisée par Marc Jacob

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