Et si Gossio nous disait pourquoi il est le seul à la résidence qui n’a jamais été arrêté et emprisonné ?

Dans un article intitulé ‘’Marcel Gossio aux frondeurs’’ : « Arrêtez la comédie », lu dans le n° 5074 du journal ‘’L’Inter’’ en sa page 6, le journaliste rapporte des extraits du discours de Marcel Gossio lors de ce que les partisans de Monsieur Pascal Affi N’guessan appellent frauduleusement conférence régionale du FPI.

Mercredi 20 Mai 2015 - 09:51


Des propos de Monsieur Marcel Gossio ont appelé de ma part des réflexions.

Primo : Monsieur Marcel Gossio dit que ‘’toute personne ayant les capacités de diriger le FPI peut le faire, à condition de le faire dans les règles de l’art. C’est-à-dire par l’organisation d’un congrès conformément aux statuts et règlement intérieur du parti’’. Pourquoi, alors que tous les militants et militantes délégués au congrès étaient à Abidjan pour cette assise, Monsieur Affi N’Guessan, pour une dissension interne au parti, a-t-il eu recours à la justice de Monsieur Ouattara qu’il appelait, à juste titre, ‘’justice des vainqueurs’’ dès sa sortie de prison, pour annuler, de façon unilatérale, le 4ème congrès ordinaire programmé par le Comité Central du 13 septembre 2014 ? Même si par extraordinaire, les fédérations avaient déposé un dossier de candidature à la présidence du FPI du Président Laurent GBAGBO, ne contenant aucun papier, était-ce normal pour Affi N’Guessan de saisir la justice des vainqueurs pour invalider cette candidature et faire arrêter le camarade Assoa Adou, son Directeur de campagne, sans même entamer une procédure de recours interne ? Alors, pourquoi Monsieur Affi N’Guessan et ses partisans, Gossio Marcel en tête, qui se targuent de respecter les textes du parti et les lois de la République ont-ils préféré jeter des militants du FPI dans le sous-sol du régime Ouattara, plutôt que de s’asseoir autour d’une table en interne et discuter comme pour respecter le slogan ‘’Asseyons-nous et discutons’’ cher au Président Laurent Gbagbo ? Car l’initiative de la discussion revient toujours à celui qui détient les manettes du pouvoir. Et à l’époque au FPI, c’était à Affi, en tant que Président de ce parti, de prendre l’initiative du dialogue interne. Que nenni ! Le cher légaliste qu’il se prévaut a couru vers celui qui est son allié et sa justice dans une crise interne au parti. A ce niveau, une autre interrogation me vient à l’esprit. Voilà des gens qui s’affublent du noble titre de légaliste, mais qui en réalité font tout le contraire dans leur comportement quotidien. Quel est ce légaliste qui refuse d’exécuter les décisions du  Comité Central, organe de délibération du parti, qui, après vote de ses membres, l’a enjoint de retirer le représentant du FPI de la CEI ? Celui qui ne respecte même pas les textes de son parti, peut-il donner des leçons de respect de textes à l’échelle nationale ? Secondo : Gossio Marcel s’interroge et informe son auditoire: ‘’Quand les bombes pleuvaient, où étaient ceux qui parlent aujourd’hui ? Moi Gossio Marcel, j’étais à la résidence. J’ai servi loyalement mon maître et mon grand frère’’. Monsieur Gossio Marcel ne rate aucune occasion pour dire qu’il était à la résidence avec le Président Gbagbo quand les bombes françaises et onusiennes pleuvaient sur celle-ci. Il faut rappeler à Monsieur Gossio Marcel que des militants et sympathisants sont morts devant la résidence pendant que lui était à l’intérieur. Au surplus, si la résidence pouvait contenir tous les Ivoiriens, ils s’y seraient tous rendus. Mais au fait, où devrait-il se trouver quand on sait que le Président Gbagbo lui a tout donné. J’espère qu’il ne prenne pas le raccourci qui dit que c’est l’homme qui fait l’homme. Encore que je ne trouve pas ça exceptionnel pour Marcel Gossio nommé DG du PAA par le Président Gbagbo dès sa prise de pouvoir en 2000 et qui avait accès à la résidence quand il trouvait nécessaire. Ce n’est donc pas un exploit pour Monsieur Gossio Marcel. L’exploit pour lui aurait été qu’il soit à la Haye avec le Président Gbagbo.
Il faut noter qu’en plus du sieur Gossio Marcel, d’autres cadres du FPI et de de la société civile étaient à la résidence auprès du Président Gbagbo. Les plus célèbres sont Simone Gbagbo, Vice-Présidente du FPI, Abou Drahamane Sangaré, actuel Président par intérim du Fpi, Koné Boubacar, Directeur du Protocole, le Gouverneur de la Bceao, Henri-Philipe Dacoury-Tabley, Madame Géneviève Bro Grébé, présidente des Femmes Patriotes, Monsieur JeanJacques Béchio, Président de parti, feu le Ministre de l’Intérieur, Désiré Tagro, etc. Tous ces hauts cadres qui y étaient ont été soit incarcérés (Simone Gbagbo, Sangaré Abou Drahamane, Koné Boubacar, l’actuel Secrétaire Général par intérim, Henri Dacoury-Tabley, Jean-Jacques Béchio, Génévieve Bro Grébé, et bien d’autres) soit tués comme feu Désiré Tagro, etc. Aussi à ce niveau, une question me taraude l’esprit. Alors que tous les survivants de la résidence ont été arrêtés et conduits à l’hôtel du Golf
pour se voir déporter dans des prisons du nord du pays, comment Monsieur Marcel Gossio s’est-il retrouvé en exil au Maroc ? À cet effet, une rumeur sur son exfiltration par un chef rebelle avait circulé en son temps. Si Monsieur Marcel Gossio se bombe la poitrine d’être aux côtés du Président Gbagbo au moment du déluge des bombes françaises, il doit avoir le courage de nous dire comment il a pu échapper aux mailles des rebelles, de la licorne et de l’Onuci. N’est-ce pas miraculeux ? Tercio : Monsieur Marcel Gossio appelle les militants qui sont venus l’écouter à aller aux élections : ‘’Gbagbo n’est pas un homme de guerre, mais un homme de paix, un homme de dialogue sans compromission… Pour cela, nous devons aller à l’essentiel, c’est-à-dire aller aux élections, battre Ouattara et revenir au pouvoir’’.
Pour Monsieur Marcel Gossio, l’essentiel, ce sont les élections.  Mais il ne dit pas quelles élections. Au moment où Sangaré Abou Drahamane et le FPI réclament les conditions idoines pour des élections transparentes et apaisées, eux, sont en campagne.Sans complexe, Il n’hésite pas à répéter à ceux qui sont venus l’écouter les propos de son maître François Hollande, Président français disant que si le FPI ne va pas aux élections, il disparaitra. Pendant que Sangaré Abou Drahamane et le FPI considèrent l’essentiel comme un climat politique décrispé et apaisé, eux, c’est l’élection à tout prix, parce qu’ils auraient eu une assurance divine de gagner. Dramatique.
Force est de constater que des gens comme Marcel Gossio dans tous discours, Amani N’guessan par sa lettre au tristement célèbre Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko et même Affi N’guessan que ses partisans disent modéré, dans ses multiples interviews sur les antennes des médias nationaux et internationaux,ont  à cœur de livrer à travers des propos tendancieux leurs anciens Camarades à la vindicte populaire et aux mailles du régime Ouattara, par l’utilisation abondante et abusive du terme ‘’guerre’’, faisant ainsi croire que Sangaré Abou Drahamane et le FPI ont un plan de guerre contre le régime de Ouattara. Et comme celui-ci est un régime issu de la guerre, il est très attentif à cette litanie, faisant fi du choix idéologique du FPI qui se résume en la transition pacifique à la démocratie. Mais tous oublient que c’est sous la présidence de Miaka Ouretto Sylvain et le Secrétariat Général de Akoun Laurent qu’on appelle aujourd’hui ‘’frondeurs’’ que le FPI a réclamé et obtenu le dialogue direct du régime actuel.
En l’état actuel des relations entre Monsieur Pascal AFFI (radié du parti par le congrès de Mama) et le FPI, il est judicieux qu’il crée son parti qui pourrait peut-être devenir un allié du nôtre. L’exemple de Mamadou Koulibaly est devrait lui servir de leçon. On serait quitte. Et cela vaudrait mieux pour chaque partie.

Une Contribution
Par  Niapoh DAGRA, Membre du Comité Central du FPI
Source: Aujourd’hui / N°891




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