Enlèvements et tueries d'enfants en Côte d'Ivoire: Les vérités du NPR

Lundi 2 Février 2015 - 23:49


Blaise Pascal Logbo, président du NPR
Blaise Pascal Logbo, président du NPR
DECLARATION DU NPR RELATIVE AUX ENLEVEMENTS ET TUERIES D'ENFANTS EN CÔTE D'IVOIRE.

Depuis quelques semaines nous assistons en Côte d'Ivoire à une vague d'enlèvements et de tueries d'enfants retrouvés, dans certains cas, mutilés de leurs organes génitaux. Ces atrocités  seraient commises, selon certaines langues, à des fins d'enrichissement ou de conquête d'un certain pouvoir si ne ce n'est du pouvoir politique, au moyen du rituels occultes.
Le Nouveau Parti pour le Rassemblement (NPR) note par ailleurs que ces crimes de vampires ne se limitent plus aux enfants. Les adolescents, les jeunes et même les adultes ne sont plus à l'abri de ses hideux criminels qui sèment la désolation dans tout le pays.
Ce phénomène criminel de grande ampleur menace la vie de nombreuses personnes et sème un trouble profond dans notre société. Tout le pays est gagné par la psychose. Une psychose qui déstabilise tout le système scolaire ivoirien. Car les esprits sont désormais gagnés et marqués par l'angoisse de ces enlèvements et de ces crimes. Profondément angoissés et apeurés, de nombreux parents ont suspendu avec raison les fréquentations scolaires de leurs enfants. Des collèges, lycées et grandes écoles se sont aussi vidés pour des mesures de sécurité.
Le NPR marque sa profonde indignation et sa révolte face à ce bouleversement tragique de notre société dans laquelle les pratiques ignobles de certains individus nous rappellent le cannibalisme d'un autre âge.
Face à la  gravité et à l'urgence de la situation, le NPR constate que le gouvernement ivoirien a pris quelques mesures sécuritaires en mobilisant, selon son discours officiel, 1500 policiers, gendarmes et militaires pour faire face à la criminalité régnante.
Le NPR estime cependant que ce chiffre de soldats mobilisés pour la cause reste insuffisant. Nous interpellons le pouvoir en lui demandant de tripler ou quadrupler ce chiffre pour faire barrage aux terroristes troublant la quiétude d'honnêtes citoyens. En tout état de cause, il revient au gouvernement, en charge de la sécurité des ivoiriens et des populations étrangères, de faire davantage face à ses responsabilités en redoublant d'efforts, afin d'éradiquer ce fléau.
Le NPR s'offusque par ailleurs du fait que malgré quelques arrestations opérées, y compris des cas de flagrants délits, aucun commanditaire des ses multiples assassinats ne soit connu jusqu'à ce jour et que la justice ne fasse pas preuve de diligence pour juger et punir les cas de flagrants délits avérés.Tout se passerait comme si les tueurs et ravisseurs avaient reçu la ferme consigne de ne pas dénoncer leurs commanditaires, afin de pouvoir bénéficier d'une certaine impunité. Or il y a nécessité de combattre le mal à sa racine, tout comme il y a nécessité de marquer les esprits en dissuadant les agents par la lourdeur des sentences.
Tant que les commanditaires de ses crimes seront tapis dans l'ombre, rien ne pourra rassurer et ramener la quiétude des ivoiriens. Il est impérieux que les commanditaire encore en liberté soient empêchés de trouver de nous agents pour accomplir leurs sales besognes.
Les ivoiriens ont besoins d'être rassurés par les actions vigoureuses des forces de  sécurité et de la justice,  afin que la psychose et le traumatisme de la société connaissent un début de fin.
Le NPR s'offusque également du fait que le gouvernement continue de faire entrave aux libertés en interdisant des marches de protestations contre ces criminels et leurs commanditaires. Ces interdictions sont révélatrices d'une absurdité qui pour le moins qu'on puisse dire ne peut être que révoltante. Le dimanche 11 janvier dernier, l'on a marché librement  à Abidjan pour protester contre des crimes terroristes commis à Paris le 7 janvier. Pour des ivoiriens tués froidement par des terroristes locaux, le gouvernement s'oppose à toute manifestation de d'indignation et de protestation. Cette décision des tenants du pouvoir ne les honore pas et pourrait laisser croire qu'ils sont du côté des criminels et non des victimes, en particulier, et de la population en général.
Par conséquent, le NPR appelle le gouvernement à mettre fin à sa posture constamment attentatoire aux libertés démocratiques dans notre pays, posture qui n'a que trop duré.
Le NPR tient à marquer sa profonde indignation face à tous ces crimes et à marteler que "trop c'est trop !". Le sang des ivoiriens a assez coulé depuis le 19 septembre 2002. Il faut impérativement y mettre fin.
Aux familles éplorées, le NPR apporte son soutien et leur exprime sa profonde compassion dans le malheur  qui  les frappe dans la profondeur de leurs êtres.  Le NPR appelle les parents des victimes à s'associer aux fins de saisir la justice et de veiller à ce qu'aucun de ces crimes ne reste impuni.
Aux parents et à la population, le NPR les appelle à redoubler de prudence et de vigilance, afin de ne pas tomber dans les filets des criminels ravisseurs.
Le NPR reste attentif à la situation qui prévaut, tout en espérant que le calvaire des ivoiriens prendra fin le plus tôt possible.

Fait à Paris le 02 février 2015
Pour le NPR
Le président Blaise Pascal Logbo
 
 





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