Enfin, Kemi Seba s’installe sur la terre Africaine pour mieux combattre la vieille monnaie néo-coloniale ( Fr CFA) : « Je partirai au Bénin en début du mois prochain »

CIVOX.NET
Vendredi 15 Septembre 2017 - 09:31


Enfin, Kemi Seba s’installe sur la terre Africaine pour mieux combattre la vieille monnaie néo-coloniale ( Fr CFA) : « Je partirai au Bénin en début du mois prochain »

Expulsé du Sénégal dans la nuit du 06 au 07 septembre 2017 à Paris en France alors qu’il était sous le coup d’une procédure d’expulsion qui lui avait été notifiée la veille par les autorités sénégalaises, l’activiste  Franco béninois Kemi Seba de son vrai nom  Stélio Gilles Robert Capo CHICHI, a annoncé ce jeudi 14 septembre 2017, son retour au Bénin, sa terre natale à travers un communiqué adressé à la jeunesse africaine.

« Je partirai au Bénin en début du mois prochain, terre à partir de laquelle j’installerai le nouveau bureau d’URGENCES PANAFRICANISTES » a annoncé Kemi seba dans son communiqué . Il entend faire avec la jeunesse africaine  le tour des pays d’Afrique de la zone Franc, ainsi que des Caraïbes. « Et ça ne sera pas pour le tourisme. Ni pour de la violence. Seulement pour obtenir notre libération » a-t-il précisé.

Kemi Seba à propos de la lutte anti CFA…

Kemi Seba a également expliqué les raisons qui l’ont poussé à combattre le Franc CFA. « Ce combat que nous menons aujourd’hui au péril de nos vies, a été mené avant nous par tant de nos aînés, Hommes et Femmes Honorables qui ont versé leur sang pour que nous puissions nous tenir debout aujourd’hui » a rappelé Kemi Seba. Il s’agit pour lui d’une course de relais qui n’est plus loin de la ligne d’arrivée. « Nous devons honorer nos aieux, non pas seulement dans des prières (nécessaires évidemment) MAIS aussi EN ACTION, en perpétuant et adaptant leurs combats au temps présent » a-t-il affirmé.

Selon lui, le combat contre le CFA (colonialisme Français en Afrique ou aux Antilles) va plus loin qu’une seule problématique monétaire.

« Que nos économistes et autres intellectuels ne se trompent pas. Cette lutte exprime la volonté de souveraineté intégrale de notre peuple. La volonté d’autodétermination politique, militaire, culturelle, sociale et économique ».

Au sujet de l’appel à mobilisation prévu pour le 16 septembre, Kemi Seba entend bruler symboliquement toute la forêt  nommée Françafrique. Aussi, explique-t-il qu’il ne s’agit pas d’un combat raciste avant de lancer un appel aux dirigeants africains..

« Le 16 Septembre est une étape cruciale, après l’affaire du billet brûlé. Nous avons le 19 Août allumé une feuille. Nous souhaitons désormais brûler (symboliquement) toute la forêt nommée “Francafrique” ».

« N’oubliez pas, chers dirigeants africains, que vous n’êtes rien sans nous. Ecoutez le peuple. Cessez de prioriser les intérêts des forces exogènes (et des vôtres, via les backchichs) et tendez la main à vos enfants. Nous ne sommes pas contre vous. Mais nous sommes contre le processus (Françafrique) dans lequel vous êtes engagés ».

Retour sur les raisons de son expulsion…

On se rappelle que kemi seba avait été interpellé suite à un rassemblement « contre la Françafrique » organisé par l’ONG « Urgences Panafricanistes »  le 19 août dernier sur la place de l’Obélisque, à Dakar, au cours duquel il avait publiquement brûlé un billet de 5 000 F CFA pour dénoncer cette monnaie qu’il qualifie de « scandale économico-politique d’ordre colonial » .

Selon l’arrêté d’expulsion n° 16235/MINT-SP/DGPN/DPETV/DPE du 05 septembre 2017 du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, il est reproché au Président de l’ONG « Urgences Panafricanistes » d’avoir formulé des « propos désobligeants à l’encontre des chefs d’Etat et dirigeants africains et d’envisager de « mener des actions préjudiciables à l’ordre public en appelant à des rassemblements intempestifs sur la voie publique ».

« Je ne comprends pas qu’un président comme le président Macky Sall puisse suivre cette voie de la perte de soi » a affirmé Kemi Seba à son arrivée à Orly en France. Aussi, avait-il dénoncé la louange du Franc CFA chantée par certains présidents des pays africains.
( Par Angèle M. ADANLE )





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