En route pour le premier Congrès Ordinaire du NPR, Blaise Pascal Logbo: "Nous venons à Abidjan pour faire la politique, parler aux ivoiriens..."

A quelques heures de son départ pour Abidjan pour y tenir le premier Congrès de son parti, le président du NPR (Nouveau Parti pour le Rassemblement), Blaise Pascal a tenu à s'exprimer sur l'actualité politique ivoirienne, sans manquer de rassurer ses militants, sympathisants et tous les esprits dubitatifs quant à la tenue effective de son Congrès. L'homme se dit prêt pour parler aux ivoiriens. Selon le leader du NPR, parti politique issu de la diaspora ivoirienne, la rupture et le vrai changement s'imposent à tous pour une Côte d'Ivoire nouvelle. Interview.

Lundi 7 Avril 2014 - 16:39


Blaise Pascal Logbo, ce lundi 7 avril 2014, à l'aéroport de Roissy Charles De Gaulle à l'embarquement. Il était 12h00 à Paris.
Blaise Pascal Logbo, ce lundi 7 avril 2014, à l'aéroport de Roissy Charles De Gaulle à l'embarquement. Il était 12h00 à Paris.
Civox: Dans quelques jours débute le premier congrès ordinaire du NPR (Nouveau Parti pour le Rassemblement), dont vous êtes le président. Êtes vous prêts pour aller à ce Congrès?
 
B.P.L
: Oui nous le sommes. C'est un évènement que nous préparons depuis bientôt un an. Je pense que nous sommes suffisamment prêts pour nous adresser au peuple de Côte d'Ivoire.

Civox: Pourquoi avez-vous placé votre Congrès sous le signe de la "rupture et du vrai changement" ?

B.P.L: Qui ne voudrait pas que tout change au sortie de cette crise qui n'a épargné personne. Nous pensons que c'est une équipe qui gagne qu'on ne change pas, regardez vous-mêmes où va notre pays: à la dérive je pense. La Côte d'Ivoire est malade d'un système de gouvernance encré dans les habitudes depuis plusieurs décennies. Les politiques antérieures n'ont pu apporter de remède à ce mal pour sortir notre pays du sous-développement, de la léthargie. Pour nous il n'y a que dans l'engament pour une rupture d'avec l'ancien et présent système et pour un véritable changement que se trouve le salut des ivoiriens. Le NPR est porteur  d'idées nouvelles allant dans cette voie.

Civox: La tenue de votre Congrès dans le contexte actuel marqué par rupture du dialogue entre le pouvoir et l'opposition, le maintien en détention de prisonniers politiques et le règne de la justice des vainqueurs pourrait forcer à s'interroger sur son opportunité...
 
B.P.L: D'abord le congrès est un évènement majeur pour toute organisation politique qui se veut sérieuse. Qui nous opposera l'opportunité de notre Congrès, pendant que tous les autres partis fonctionnent normalement et ne cachent pas leurs ambitions politiques. Arrêter de faire la politique dans les circonstances actuelles, c'est renoncer à son engagement d'opposant. Là où croissent l’injustice, les atteintes aux libertés, la mauvaise gouvernance, doit croitre l'opposition. Et pour croisse l'opposition, les partis politiques doivent fonctionner normalement, selon leurs propres textes et selon la Constitution.

Civox: Ne craignez-vous pas pour votre sécurité en venant tenir un Congrès à Abidjan?
 

B.P.L: Nous n'allons pas tenir un conseil de guerre mais organiser le Congrès d'un parti politique légal. Nous avons à cet effet informé par courrier officiel le ministère de l’intérieur pour assurer la sécurité des biens et des personnes. Nous venons à Abidjan pour faire la politique, parler aux ivoiriens, échanger avec eux. Nous n'avons donc pas des idées préconçues et préétablies.

Civox: L'alliance des force démocratique de Côte d'Ivoire, regroupant plusieurs partis d'opposition est née depuis le 26 mars dernier, Alliance dont votre parti n'est pas membre. Qu'en pensez-vous?
 

B.P.L: Le Congrès avisera. Sinon pour nous l'objectif d'un nouveau parti, n'est pas de rechercher des alliances mais de faire la politique autrement. Nous saluons par ailleurs cette alliance, étant donné que l'union fait la force. Car l'opposition a besoin d'être forte pour faire face aux défis auxquels elle est confrontée.

Civox: A la suite du Président Gbagbo, Blé Goudé a été transféré à la Cour Pénale Internationale. Que pensez-vous de cette situation?

B.P.L: Nous ne cesserons de dénoncer cette justice sélective de la Cour Pénale Internationale. Nous assistons à de l'acharnement de la CPI, puisqu'elle tient absolument à juger des personnes au mépris même de son principe de complémentarité entre elle et les juridictions nationales. Elle s'empêchant d'engager des poursuite dans l'autre camp, la CPI montre une fois de plus qu'elle est une Cours de politique et non de justice.


Zéka Togui




Tags : Logbo, NPR

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