En plein culte à Kigali: Un pasteur rwandais prédit ce qui va se passer en Côte d’Ivoire

Vendredi 25 Avril 2014 - 06:24


Ezéquiel Murekezi dirige une petite communauté religieuse, aujourd’hui en plein essor, dans le Kigali rural, l’une des deux communes qui constituent Kigali, la capitale rwandaise. La cinquantaine environ, l’homme qui revendique 20 années de ministère, a expliqué à ses fidèles que la flamme pastorale a jailli en lui une nuit de mai 1994, en pleine folie génocidaire, après que lui, un tutsi bon teint ait été miraculeusement épargné à un barrage de miliciens Hutu enragés et drogués à la haine des Tutsi et autres Hutu modérés, pendant que ses compagnons d’infortune étaient atrocement massacrés à la machette, sous ses yeux. C’est depuis ce jour et du lieu de cachette où il trouvera refuge par la suite et ce, jusqu’à la fin de la crise rwandaise, que le pasteur Ezéquiel Murekezi, enseignant de formation, a pris l’engagement de consacrer entièrement sa vie à l’œuvre du Seigneur. Installé de- puis peu à Kigali-rural, en provenance de la ville de Ruchuru, le jeune berger y soigne la foi des fidèles de la communauté religieuse qu’il dirige dans un quartier de la commune. De sources proches de la petite communauté ivoirienne qui vit dans le coin, le pasteur Murekezi « véritablement oint par Dieu », serait très charismatique, d’où l’affluence de plus en plus grande, observée à ses différents cultes. Et comme d’habitude, dimanche dernier, à l’occasion de la fête pascale, il y avait un grand monde, venu écouter les prêches, dit-on, « enflammés et réparateurs » de l’évangéliste Ezéquiel. De sources proches du culte, en ce mois de commémoration des 20 ans du génocide  rwandais, le thème du jour, comme d’ailleurs tous les dimanches de ce mois d’avril 2014, était consacré à la réconciliation et à la consolidation de la paix au pays du président Paul Kagamé. Les fidèles eurent donc droit à certains témoignages,- tous aussi poignants les uns que les autres,- sur les horreurs du génocide et à l’expérience personnelle vécue par le pasteur Murekezi comme nous l’évoquions plus haut. Et c’est pendant que ce dernier en était à « chasser » les démons de la haine et de la division dans les cœurs de ses coreligionnaires et de ses compatriotes en général que subitement, explique notre source, le serviteur de Dieu fut, comme pris par un esprit qui le projeta de l’actualité rwandaise au théâtre ivoirien, en ces termes : « (...) L’esprit me dit que le Seigneur va bientôt agir en Côte d’Ivoire où ses enfants, comme chez nous, sont aujourd’hui profondément divisés après la grave crise que ce pays vient de vivre. Mais Dieu agira en temps voulu et non dans le temps souhaité par les Ivoiriens. Car le Seigneur ne veut pas que l’on lui vole sa victoire en Côte d’Ivoire, qu’un homme s’approprie l’œuvre qu’il y fera. C’est pourquoi tous les plans concoctés par les humains pour tenter de libérer le pays des mains des oppresseurs, seront purement et simplement voués à l’échec. Et c’est seulement lorsque toutes les résistances humaines seront vaincues que le Seigneur se manifestera dans toute sa gloire, sa puissance et sa magnificence pour restaurer et libérer cette terre bénie par lui ». Un moment de grande émotion pour les rares ivoiriens ayant pris part au culte, émerveillés par pareille révélation sur leur pays à des milliers de Kilomètres de distance. Marie-Ange, une ivoirienne qui officie dans une organisation humanitaire internationale, en coulera même des larmes de joie. Après cet inter- mède ivoirien, le pasteur Ezéquiel reviendra aux affaires purement locales en s’interdisant tout commentaire sur le conflit en Côte d’Ivoire. Voilà qui donnera certainement du grain à moudre à tous ceux qui n’ont jamais cessé de croire que la solution à la crise ivoirienne est de l’ordre du spirituel et que seul Dieu, libérera les fils de ce pays. Ils ne manqueront pas d’observer une fois encore que la parole de Dieu est une et une seule. Pour preuve, les Dali et Malachie de Côte d’Ivoire, Elie Yamba du Burkina-Faso et aujourd’hui, Ezéquiel Murekezi du Rwanda, ne se connaissent pas, mais ont en commun, la même vi- sion prophétique sur la Côte d’Ivoire. Une conviction qui se renforce dans ce sens surtout lorsque l’on fait une plongée dans l’histoire récente de la Côte d’Ivoire avec notamment le président Laurent Gbagbo qui, pendant la crise postélectorale de 2011, a miraculeusement survécu aux bombardements de la chasse franco-onusienne, qui l’ont plus d’une fois visé personnellement. On pourrait citer également la galère actuelle de la procureure Fatou Bensouda, qui malgré  les moyens colossaux dont elle dis- pose, éprouve tout le mal du monde à réunir les preuves devant ouvrir la porte à un procès du dirigeant ivoirien, retenu depuis trois ans à la Cour pénale internationale (CPI). Tout comme on pourrait évoquer le témoignage au parfum messianique du com- mandant Jean-Noel Abéhi, rapporté, en Mai 2010, de Lourdes, par notre confrère Charles Tra-Bi. « (…) Il y a une main divine qui soutient toujours mes actions. Je combats avec l‘aide de Dieu. Je ne suis jamais parti sur un terrain de bataille sans invoquer la vierge Marie. Et j’ai toujours eu le dessus sur mes adversaires. C’est Dieu qui aide la Côte d’Ivoire, c’est pourquoi notre pays est resté debout malgré tout. Nous, militaires, qui avions eu à faire des interventions sur le terrain au pus fort de la guerre, nous nous rendons bien compte aujourd’hui que, humainement, tactiquement et techniquement, les choses ne sont pas possibles sans la main de Dieu. Faisons revivre un peu l’attaque de la caserne d’Akouédo, par des rebelles, du 1er au 2 janvier 2005. Le Général Guai Bi Poin donne des instructions, d’abord au CeCOS pour faire une interdiction au niveau au niveau du corridor  sur la route de Bin- gerville, puis il m’envoie pour entrer à l’intérieur de la caserne d’Akouédo pour détruire l’ennemi qui avait déjà occupé effectivement les lieux. Nous avions trois engins ; nous sommes partis avec un peloton blindé. Mais en tenant compte du matériel militaire qu’il y avait déjà sur place à l’intérieur de la caserne et dont l’ennemi pouvait faire usage. Je rappelle que nous savions que le rapport de forces était inégal puisque nous n’avions que trois engins. Mais j’avais foi en Dieu et j’étais convaincu que c’est l’Eternel qui m’avait désigné pour accomplir cette tâche, aussi délicate soit-elle. J’étais convaincu que mes éléments et moi devions chasser les rebelles de la caserne d’Akouédo, ce 1er janvier 2005.  Et nous l’avons fait. J’insiste sur le fait que j’avais seulement trois engins et l’ennemi avait plus d’armes que moi. Mais, j’avais eu à faire mon inter- vention avec la main de Dieu. Et ça été comme ça au cours de toutes mes interventions durant la crise. J’ai toujours combattu avec Dieu à mes côtés. Vous comprenez que je ne pex pas laisser Dieu, ni aujourd’hui, ni demain. Et je suis à mon cinquième pèle- rinage à Lourdes » a confié l’an- cien patron du groupement d’escadron blindé (GEB) de la Gendarmerie nationale, arrêté au Ghana et qui croupit depuis plus d’un an dans le mouroir de la DST, en attendant un procès qui tarde. Avec pareil témoignage peut-on raisonnablement continuer de nier que Dieu n’a pas sa main sur ce pays ? Simple question. ▄

GéraLdIne dIOmandé

Source: Aujourd’hui / N°626 du Jeudi 24 Avril 2014




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