Emergence des pays africains: L’Ua ramène Ouattara à la réalité

Jeudi 28 Mars 2013 - 10:16


Mme Zuma Dlamini, présidente de la Commission de l’Union Africaine
Mme Zuma Dlamini, présidente de la Commission de l’Union Africaine
L’Industrialisation au service de l’émergence de l’Afrique» , c’est le thème de la sixième Conférence des ministres de l’Economie et des finances, de la Planification et du développement économique de l’Union Africaine (Ua) qui a ouvert ses portes hier lundi 25 mars 2013 à Abidjan. A l’ouverture des assises, à l’hôtel Sofitel Ivoire, Carlos Lopes, le Secrétaire général adjoint de l’Organisation des nations Unies pour l’Afrique (Cea) a salué la ténue de ces assises et la forte mobilisation des experts africains venus participer à ce sommet. D’entrée de jeu, Carlos Lopes, a présenté la situation de crise et des crises à répétition qui secouent le monde et principalement en Afrique. «Malgré l’ampleur des conflits en Asie, la région n’est pas considérée comme instable mais elle est vue, au contraire comme un facteur dynamique de la croissance mondiale… C’est vrai qu’en Afrique, nous avons des conflits comme au Mali, dans la région des Grands Lacs, au Soudan et en Somalie. Mais ceux-ci sont des vestiges d’une époque révolue et la tendance est désormais à la baisse. En d’autres termes, bien que les conflits en Afrique soient en diminution et que leur nombre soit inférieur à ceux d’Asie, l’Afrique est encore globalement perçue comme un continent en proie à la crise et un endroit risqué pour faire des investissements» précise Carlos. Au moment où les experts africains élaborent les priorités de développement pour le continent,  il faut continuer de  prêter  attention au programme de développement pour l’après -2015. «Par-dessus tout, la stimulation du commerce intra-africain, demeure une absolue nécessité pour créer les marchés nécessaires au succès de l’industrialisation. De toute évidence, l’industrialisation n’est pas  le seul défi. Les projections actuelles montrent que l’Afrique sera le continent le plus grand et le plus jeune dans 50ans et qu’elle sera plus urbanisée (...) Au moment où nous avons célébrer le cinquantième anniversaire de la création de l’Oua, nous devons commencer à réfléchir au genre de société que nous voulons léguer à nos enfants et à nos petits- enfants. C’est à cet égard que la Cea à le plaisir de travailler avec la Commission de l’Ua et la Banque africaine de développement (Bad) à une vision de l’Afrique à l’horizon 2063» révèle Carlos Lopes. Pour sa part, la présidente de la Commission de l'Union africaine (Ua), la sud-africaine nkosazana Dlamini Zuma a invité les africains à s’investir à fond dans la transformation des produits africains. «Tout doit se faire à la base. Il faut mettre un accent particulier sur l’industrialisation de l’Afrique. Et donc la transformation des produits de base d’une part. Mais surtout  la mise en place d’infrastructure de base. C’est au bout de ce processus que les pays africains seront émergeants à l’horizon 2063» dit en substance Madame Zuma. En clair, les pays africains doivent cesser d’être de simples pourvoyeurs de matière premières aux industries du nord. A lire entre les lignes Madame Zuma tranche avec la vision de Ouattara qui annonce que la Côte d’Ivoire sera émergeante à l’horizon 2020. Un pays qui n’a pas sa monnaie, d’armée, d’industrie de transformation... Présent à l’ouverture des travaux, Alassane Ouattara, s’est contenté de parler du Programme national de développement et des investissements en cours pour dit-on, relever le niveau de vie des ivoiriens

Bamba Mafoumgbé

bamaf2000@yahoo.fr

Source: n ° 2 8 6 1  M A R D I  2 6 M A R S  2 0 1 3




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