Discours de Pascal Affi N'Guessan lors de la 8 ème Convention du FPI

A l’ouverture de la 8ème convention extraordinaire du Front populaire ivoirien, hier au palais des sports de Treichville, le président du Fpi, Pascal Affi N’Guessan, a prononcé un discours que nous vous proposons en intégralité.

Samedi 22 Février 2014 - 22:23


-Camarades membres du Secrétariat Exécutif ;
- Camarades membres du Secrétariat Général ;
- Camarades membres du Comite Central ;
 - Camarades membres du Comite de Contrôle ;
- Camarades membres de l’Organisation des Femmes du FPI (OFFPI);
- Jeunesse du Font Populaire Ivoirien (JFPI) ;
- Camarades Secrétaires Généraux de Fédérations, de Sections et de bases;
 - Camarades Responsables et membres des structures d‘activités du parti (CAE-FPI ; CAP-FPI ; le collectif des Coordinations ...) ;
- Camarades militantes, camarades militants et sympathisants du FPI ;
 - Honorables invités;
- Mesdames et Messieurs;
 - Chers frères et sœurs; Je voudrais souhaiter, au nom du Front Populaire Ivoirien, la bienvenue à tous et à toutes, à cette cérémonie solennelle d‘ouverture de notre convention de 2014. Je salue en premier lieu, les représentants du corps diplomatique et de l’Opération des Nations Unies en Côte d’ Ivoire (ONUCI). Le FPI accueille votre présence ce matin à ses côtés comme un signe d’encouragement à poursuivre ses efforts de réconciliation. Merci d’être venus. Au-delà des vicissitudes de la crise, vous continuez à accomplir votre devoir de solidarité internationale depuis le déclenchement de la rébellion en 2002, pour certains et depuis la crise postélectorale pour vous tous. Vous êtes aux côtés du peuple ivoirien et de ses. dirigeants pour nous aider à réparer les dégâts causés par les différentes crises. Le FPI salue vos efforts et vous assure de son engagement à poursuivre son action en faveur de la réconciliation et de la normalisation du pays. C’est pourquoi, je me réjouis particulièrement de la présence à cette cérémonie des représentants de partis politiques, des mouvements de la société civile et d‘éminents acteurs de la démocratie. La grave crise que traverse notre pays interpelle tous les leaders d’opinion; tous ceux qui ont une responsabilité et une autorité quelconque dans ce pays. Nous devons donner l’exemple, poser des actes de haute portée symbolique, montrant que le temps de la guerre est passé. Je voudrais m’arrêter ici pour dire un mot, à propos de l’état de santé du Chef de l’Etat qui suscite ces derniers jours tant de supputations. Il faut comprendre les différentes réactions par rapport aux enjeux de cette situation. Il y va du dialogue politique, de la réconciliation nationale et de la restauration du pays. La place et le rôle du Chef de l’Etat sont d’une extrême importance dans les capacités du pays à poursuivre et achever son processus de restauration politique, économique et sociale. C’est pourquoi il faut prier pour le prompt rétablissement et le retour très prochain du Chef de l’Etat parmi nous. Pour les leaders de la classe politique ivoirienne, le temps est venu de se donner la main, de prendre toute la mesure de la crise que vit notre pays; de re- garder l’état actuel de notre société et de donner un élan nouveau à la culture de paix de notre peuple. Oui, on ne rendra jamais assez hommage à ce peuple de Cote d’ivoire qui est la première vic- time des crises politiques qui se succèdent depuis plus d’une dizaine d’années. La cohésion de ce peuple et son sens légendaire de l’hospitalité ont été mis à rude épreuve, mais il reste égal à lui-même, digne et solidaire généreux et fier de ses valeurs de liberté et de démocratie. Partout en Côte d’Ivoire, au plus fort de la crise, les populations ont apporté et continuent d’apporter soutien et réconfort à ceux et celles que l’on a emprisonnés comme à ceux qui ont dû tout abandonner pour fuir leurs maisons, leurs villages ou leurs quartiers. Le FPI tient ici à remercier tous ceux et toutes celles qui ont entretenu la chaine de l’espoir parmi les déplacés à l’intérieur du pays. C‘est le lieu de saluer tous les pays amis qui ont accueilli nos compatriotes qui sont arrivés chez eux par milliers, dans le dénuement complet. Je voudrais citer particulièrement le Ghana, le Liberia, le Togo, le Benin et bien d’autres pays où se trouvent encore de nombreux réfugies et exilés. La mobilisation des populations à l’intérieur, leur adhésion à notre lutte et à nos efforts de paix et de· réconciliation, contribuent aujourd’hui au processus de libération des prisonniers politiques et au retour des réfugiés et exilés. Que les pays amis de la Côte d’Ivoire ayant accueilli les réfugiés reçoivent ici l’expression de la reconnaissance du Front Populaire Ivoirien. Pour les réfugiés d’aujourd’hui, mais aussi pour tous les Ivoiriens, pour l’avenir de la Côte d’Ivoire, nous devons promouvoir une nouvelle espérance de paix et de démocratie. Mais ni l’engagement d‘un parti politique, fut-il le plus important ; ni la culture ou la volonté de paix ne suffiront jamais à résoudre les problèmes  qui se posent actuellement à notre pays, si le gouvernement ne s’engage pas résolument et sincèrement dans la réconciliation. On peut se contenter matériellement de peu lorsqu’on a la paix mais tout l’or du monde ne peut faire le bon- heur d‘un peuple divisé. Je voudrais donc profiter de cette rencontre pour inviter, encore une fois, le gouverne- ment à s’investir et à investir sérieusement dans.la réconciliation en traduisant en actes concrets et de façons diligentes toutes les annonces. Le premier devoir d‘un gouvernement à l’égard des populations c’est la quiétude ; l’assurance pour chacun de vivre et de travailler sans craindre en permanence de perdre sa liberté, ses biens ou sa vie.
Camarades militants, chers amis,  Voilà quelques mots que j’ai voulu dire a nos invités à l’ouverture des travaux de cette convention. Après cette cérémonie, nous allons nous retrouver pour réfléchir ensemble sur la mobilisation de tout le parti pour la libération de tous les prisonniers, la libération de Laurent Gbagbo, pour la restauration du pays et pour la reconquête du pouvoir d‘Etat. C’est tout le sens du thème retenu pour les travaux de la présente convention: « un FPI engage, fort pour une Côte d’Ivoire solidaire, libre, démocratique et souveraine ». Nos idéaux sont les mêmes depuis la création du parti : une société solidaire, .libre et démocratique dans un Etat souverain. La souveraineté exprime l’âme d’un peuple. Elle n’est ni repli sur soi, ni reniement de son histoire. La Côte d’Ivoire est le fruit de diverses fécondations qui ont façonné sa configuration actuelle au cours des âges. C’est cette richesse qu’il s’agit de promouvoir et de défendre. Camarades miltants, chers amis, Nous devons avoir une pensée particulière pour le Président Laurent Gbagbo, pour tous nos camarades qui sont encore en prison. Nous ne les avons pas oubliés. Nous ne les oublierons jamais. Qu’ils sachent que la situation qu’ils vivent participe de la lutte. Le Front Populaire Ivoirien ne peut pas abandonner un militant emprisonné pour ses idées, dans le combat pour la démocratie et le droit. Tous nos efforts ont pour objectif principal d’ouvrir les portes des prisons pour en sortir tous les prisonniers politiques. De même  le sort de nos camarades, de nos frères et sœurs encore en exil demeure notre préoccupation essentielle. C’est le sens de la mission que le parti a dépêchée au mois de décembre 2013 au Ghana et au Togo. Le rapport de cette mission nous conforte dans notre engage- ment à tout mettre en œuvre pour accélérer le retour de nos compatriotes. Le FPI se félicite, à cet égard, des récentes déclarations du gouvernement concernant les exilés et les refugiés, indiquant qu’ils peuvent rentrer sans risquer d’être arrêtés. Nous saluons tous les cama- rades qui sont rentrés d’exil. Nous nous réjouissons de les voir en bonne santé et de sa- voir qu’ils peuvent circuler librement dans leur pays. Nous exhortons le gouvernement à prendre toutes les mésures appropriées, notamment celles d’ordre judiciaire, pour rassurer ceux qui hésitent encore et cela dans l’esprit de la constitution ivoirienne qui veut qu’aucun Ivoirien ne soit contraint à l’exil. Ensemble, nous le pouvons, par la résistance positive, qui construit et fait avancer le pays. C’est sur cet engage- ment que je déclare ouverte la convention 2014 du Front Populaire Ivoirien.
Je vous remercie
    

 Source: Notre Voie N°4649 des samedi 22 & dimanche 23 février 2014




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