Dialogue politique : 4 partis de l’opposition refusent d’aller aux élections

Jeudi 31 Janvier 2013 - 07:46


Image d'archives
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«Ne constatant aucune avancée satisfaisante dans le traitement des questions soumises au gouvernement, l’Urd, l’Usd, le Rdp et l’Udp ont le regret de faire savoir qu’ils ne peuvent pas participer, dans les conditions actuelles, aux prochaines élections ».
A travers ces propos, Danièle Boni Claverie, présidente de l’Union pour la République et la Démocratie (Urd), au nom de la plateforme Agir pour la paix et la nation (Apn), a annoncé, hier, le refus des partis de cette coalition de participer aux prochaines élections. Pour motiver cette décision, elle a avancé la non-satisfaction des 4 formations politiques par rapport aux résultats partiels des discussions au sein du Cadre permanent de dialogue.
Sur la composition de la Commission électorale indépendante (Cei), Danièle Boni Claverie a révélé que le pouvoir a offert des postes aux partis de l’opposition, en lieu et place de l’équilibre de l’institution réclamé par les partis pour l’organisation d’élections transparentes. «Nous aurions souhaité être assurés que notre participation puisse bénéficier d’un traitement équitable, or nous constatons que les propositions faites par le gouvernement ne prennent pas en compte ces éléments», a-t-elle soutenu.
Autre déception de la plateforme, le financement des partis politiques. «Nous aurions souhaité que s’instaurent de véritables négociations qui auraient rapproché à notre sens les points de vue, alors que le gouvernement oppose une fin de non recevoir à nos requêtes», a avancé la présidente de l’Urd.
Danièle Boni Claverie a également relevé que le pouvoir a refusé la libération des prisonniers politiques. Condition nécessaire pour un apaisement du climat politique. Le pouvoir a, en outre, refusé de donner une suite favorable à la requête du dégel des avoirs des responsables de l’opposition.
Interrogée sur le dialogue direct, la présidente de l’Urd a dit sa satisfaction de voir enfin le Fpi et le pouvoir discuter pour le retour de la paix en Côte d’Ivoire. «Je me réjouis qu’il y ait un dialogue direct entre le Fpi et le gouvernement. Nous soutenons cette initiative, car cela participe de la réconciliation nationale», a-t-elle soutenu.

César Ebrokié


Publié le jeudi 31 janvier 2013  |  Notre Voie




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