Dialogue direct Gouvernement-Fpi / Trois heures de dialogue: L’espoir pointe malgré les écueils à l’horizon

Vendredi 17 Janvier 2014 - 07:52


Image d'archive: rencontre FPI-RDR
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Les débats ont commencé peu après 18 heures. Mais il a fallu attendre jusqu’à 21 h 45 pour voir les délégations du Fpi et du gouvernement apparaître sur le perron de la primature avec Jeannot Ahoussou et Affi N’Guessan. Pascal Affi N’guessan se dirige ensuite vers le pupitre pour donner la substance du huis clos qui venait d’avoir lieu. Il est 21 h 57. Ses premiers mots sont des excuses à l’endroit de la presse qu’il avait tancée à l’entame en déclarant que les discussions sont si sérieuses qu’elles ne nécessitaient pas la présence des médias. En 10 minutes à peu près il a fait le point des acquis et des dissensions entre les deux parties. Le chef de la délégation du Fpi est convaincu qu’il vient d’avoir ‘’des négociations positives’’ avec les représentants du gouvernement. ‘’Elles ont été âpres parce que les questions (à l’ordre du jour) étaient sensibles. Mais nous avons discuté dans un bel esprit avec une volonté de part et d’autre d’avancer pour aboutir à des conclusions… Nous avons senti une volonté de la part du gouvernement mais on n’a pas épuisé les questions et nous devons continuer dans les jours à venir et les résultats tangibles qui se dessinent, nous pourrons alors les porter à votre connaissance. De part et d’autre, nous sommes déterminés à avancer sur les questions qui touchent à la crise postélectorale afin que demain les élections qui vont avoir lieu soient apaisées dans un contexte transparent, démocratique et crédible’’, a dit d’entrée M. Affi. Dans le vif même du sujet, le président du Fpi relève que le gouvernement a marqué son refus sinon des réserves quant au contenu des états généraux de la république, revendication désormais aux lèvres de tous les cadres du Fpi depuis le retour de leur président sur la scène politique. ‘’Il y a des questions qui relèvent des états généraux et d’autres du dialogue politique. Nous souhaitons que la question des élections se discute dans un cadre différent du dialogue politique qu’on peut appeler assises nationales ou tout ce qu’on veut mais dans un cadre différent et avec des acteurs différents. Parce que nous pensons qu’il faut inclure l’ensemble des composantes de la nation ivoirienne. Le gouvernement a émis un refus mais nous continuons de discuter pour arriver à cette éventualité.’’ Le ministre d’Etat Albert Mabri Toikeusse qui intervient après Affi N’Guessan donne a fait un résumé qui dénote de l’âpreté des débats durant le huis clos : ‘’Le gouvernement confirme sa volonté d’aller au dialogue inclusif. Ce dialogue doit prendre en compte l’ensemble des partis politiques. Nous avons un cadre (CPD) qui a été mis en place depuis Grand Bassam. Donc nous nous retrouvons pour discuter des questions spécifiques du CPD. Vous avez entendu la réponse mais le Fpi n’a pas refusé d’intégrer le Cpd. C’est une question que nous devons revoir ensemble. Ils ont également fait la séparation entre les questions relevant du dialogue politique et celles relevant des états généraux de la République. Nous, notre position c’est que ce sont des questions qui concernent la Côte d’Ivoire et elles peuvent être discutées ensemble’’. Le ministre d’Etat Jeannot Ahoussou à l’entame, a indiqué que la paix se fera avec tous les acteurs y compris le Fpi. Ce qui, a priori, amènera tous les acteurs à briser le mur de méfiance et à rendre possible ce qui ne l’est pas encore. In fine, un rapprochement des positions n’est pas à exclure et à défaut d’obtenir formellement les états généraux, le Fpi pourrait obtenir des points importants de revendications. Ne dit-on pas que le dialogue est l’arme des forts !

S.Debailly


Publié le vendredi 17 janvier 2014  |  L’intelligent d’Abidjan




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