Devant l’échec dU recensement Le gouvernement traque les militants du FPI

Mercredi 14 Mai 2014 - 06:06


Pascal Affi N'Guessan, président du FPI
Pascal Affi N'Guessan, président du FPI
Oh honte ! le recensement ne marche pas du tout malgré les dénégations d’un pouvoir abonné au faux et aux mensonges. et le gouvernement croit avoir trouvé la solution de son «succès» en traquant les militants du FPI partout sur l’étendue du territoire. selon nos informations, à Katiola dans le nord, on fait le porte-à-porte depuis samedi pour obliger tous les militants du FPI et tous les  citoyens qui boudent l’opération de recensement à se faire recenser. il est même mis sur pied un comité dit de soutien  au recensement à la tête duquel se trouve le secrétaire général de la préfecture aidé par le commandant de brigade de la gendarmerie, le chef de canton, le superviseur local du recensement qui est par ailleurs un responsable du local du rdr, un agent de la mairie et un agent recenseur. ce sont ces personnes-là qui opèrent par la force, là où un consensus national aurait fait facilement l’affaire. mais quand des gens ont choisi délibérément d’utiliser la force pour gouverner, que peut-on faire ? a Guiglo dans l’ouest, les autorités de la ville ont poussé le bouchon plus loin. deux jeunes militants de la JfPi viennent d’être condamnés à de la prison ferme pour avoir refusé de se faire recenser et d’être actifs sur le terrain. si Mathurin Dépingni s’en sort avec 15 jours de prison ferme, ce n’est pas le cas Gboazo Gnaoré qui, lui, prend un mois ferme. a Abengourou dans l’est, ce sont les enseignants militants du PI qui ont été convoqués hier à la gendarmerie pour être entendus. au moment où nous mettions sous presse, ils n’étaient pas encore rentrés chez eux. a Adiaké dans le sud, le préfet a décidé de mettre à exécution sa menace. il a demandé aux agents recenseur de passer dans les bureaux pour recenser de force, tous les fonctionnaires «récalcitrants». ainsi va la côte d’ivoire de Ouattara. Un pays où le chef de l’État a choisi de refuser le dialogue, le consensus sur des sujets aussi sensibles que la composition de la commission électorale indépendante (cei) et le recensement général de la population et de l’habitat.

Abdoulaye villard sanogo

Source: Notre Voie n° 4714 du mardi 13 mai 2014 politique




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