Deux ans après la crise post-électorale: Il n'y a plus de pro-Gbagbo à la prison de Katiola.•Le sort réservé à Sangaré Aboudramane, Kuyo Téa, Bro Grébé

Samedi 20 Avril 2013 - 08:58


Genéviève BRO GREBE
Genéviève BRO GREBE
Ils étaient quatre, notam- ment Aboudramane Sangaré, 1er vice-président du Front populaire ivoirien (Fpi, ancien parti au pouvoir), Geneviève Bro Grégbé, chef des femmes patriotes sous l'ancien régime, Kuyo Téa narcisse, chef de cabinet de l’ex-président Laurent Gbag- bo, et Jean-Jacques Béchio, ancien ministre. Ces personnalités membres du défunt régime dirigé par Laurent Gbagbo, étaient détenues à Katiola depuis leur chute, le 11 avril 2011. Deux ans après leur transfèrement à la prison de la capitale du hambol, il ne reste plus personne dans le pénitencier de cette ville située dans le nord du pays. Si le départ de Jean Jacques Béchio de cette prison revêt un sceau officiel d’autant qu’il a bénéficié des mesures de liberté provisoire accordées à certains détenus de l’ancien régime, au mois de décembre dernier, le sort des trois autres détenus est véritablement différent. ils n’ont pas eu droit à cette faveur judiciai- re et pourtant, ils ne sont plus dans la geôle de la cité du peuple Tagbana. Ces rumeurs circulaient depuis un certain temps et pour en savoir davantage, nous nous sommes rendu ce mardi 16 avril 2013 dans la ville de feu le Gal ouattara Thomas d’Ac- quin. Le soleil était au rendez- vous et l’ambiance des campagnes électorales donnait à Katiola, l’allure d’une ville ordinairement bouillonnante. Cap sur la prison civile, une bâtisse implantée en plein cœur de la ville et dont la clô- ture est en pleine réfection. Ce qui nous a aussitôt fait penser au renforcement du dispositif de sécurité surtout à cause de la présence des détenus de la crise post-élec- torale. Mais, le fait qui va infir-mer cette appréhension, c’est l’absence des éléments des forces républicaines de Côte d’ivoire (FrCi) et des poli- ciers. Eux qui formaient aux premières heures de la chute de l'ex-régime, le second cor- don sécuritaire de la prison depuis le transfèrement des détenus de l’ex-majorité pré- sidentielle dans cette cité, ont plié bagages. Mais cette baisse de garde, qui est certes un premier indice majeur, ne suf- fit pas à elle seule pour confirmer le départ  des bagnards du régime de la refondation. C’est une source bien introduite au sein du milieu carcéral qui va définitivement faire la confidence du départ des prisonniers Pro-Gbagbo. «Pour des problèmes de santé, les détenus pro-Gbag- bo en l’occurrence Bro Gbrégbé et Kuyo Téa Narcis- se ont été transférés depuis le 12 avril 2013 à la Pisam à Abidjan pour des soins. Pour ces mêmes raisons, Aboudra- mane Sangaré est quant à lui parti il y a plus de quatre mois. Ils souffrent de mala- dies diverses comme des maux de dent, de tension artérielle et même de fièvre typhoïde»,  a confié notre interlocuteur sous le couvert de l’anonymat. il a, en outre, précisé que des quatre déténus, seul Jean Jacques Béchio a bénéficié de la mise en liberté provisoire. Pour ce qui est de leur retour dans la prison de la capitale du ham- bol, notre interlocuteur n’y croit pas du tout. “Aboudra- mane Sangaré est parti, il y a longtemps et depuis le 12 avril, les deux prisonniers res- tants sont, eux-aussi, partis. Je crois que c’est un regroupement en cours en vue de leur libération. Vous savez que depuis un certain temps, le président s’inscrit dans le sens de la décrispation en procédant à  la libération des détenus de la crise post-électorale”, a indiqué notre source. A l’évidence, douze mois après leur détention, il n’y a plus de prisonnier pro-GbaGbo à Katiola.


 Francis n’Goran, correspondant à Bouaké


Source: L'INTER n°4464 du vendredi 19 avril  2013




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