Détenue depuis deux ans: Simone Gbagbo : «Qu’on me juge ou qu’on me libère»

A la veille de son transfert à la Pisam pour y subir des soins médicaux, Simone Gbagbo a reçu la visite de l’expert indépendant de l’ONU sur les droits de l’homme, Doudou Diène. Ce dernier a traduit le souhait de l’ex-première Dame, de même que ceux des autres détenus politiques, de voir les procédures déboucher enfin sur un jugement ou à tout le moins une libération.

Lundi 6 Mai 2013 - 02:32


Détenue depuis deux ans: Simone Gbagbo : «Qu’on me juge ou qu’on me libère»
L’ ex-première Dame, Simone Ehivet Gbagbo, par ailleurs vice-présidente du Fpi a été transférée le jeudi 2 mai 2013 à la Pisam à Abidjan, après 25 mois de déten - tion à Odienné, dans le nord du pays. C’est la première fois qu’elle a été transférée dans une clinique, depuis sa détention. Et pourtant sa demande remonte à plus d’un an.  A la veille de son transfert médical, Simone Gbagbo s’est entretenu à Odienné avec l’expert indépendant de l’ONU sur les droits de l’homme, Doudou Diène. Selon ce dernier qui s’est exprimé sur la question au siège de l’Onuci hier vendredi 3 mai, lors de leur entretien, l’ex-première Dame a insisté «sur la nécessité, en tant que détenue, qu’elle fasse l’objet d’un jugement ou d’être libérée». Après avoir passé 25 mois de détention, même en résidence surveillée, Simone Gbagbo a exprimé son désir de voir la procédure judiciaire contre elle aboutir à un procès ou tout simplement à sa mise en liberté. Plusieurs organisations de défense des droits de l’homme ainsi que l’expert indépendant de l’Onu sur les droits de l’homme, Doudou Diène, ont souhaité la tenue de procès le plus tôt pos - sible, après deux ans de détention des pro- Gbagbo. Jusque là, le régime semble évasif sur la période de la tenue des procès tant attendu. Hier, vendredi 3 mai 2013 face à la presse, l’expert indépendant de l’Onu sur les droits de l’homme, Doudou Diène, a salué le transfert dans une clinique de Simone Gbagbo pour des soins. «La décision de la transférer à Abidjan, je l’interprète de manière positive» et elle «semble indiquer le signal que peut-être une dynamique est en cours dans le sens de l’équité, de la justice et de l’apaisement », a indiqué Doudou Diene. Selon lui, une justice équitable "reste un défi encore majeur tant pour la justice ivoirienne que pour la justice internationale. Rappelant que seuls les parti- sans du président Laurent Gbagbo sont poursuivis pour des crimes commis durant la crise postélectorale de 2010-2011. Doudou Diène a par ailleurs plaidé pour une amélioration des conditions de détention des détenus proches du président Laurent Gbagbo. «Leurs conditions de détention demandent à être améliorées. Les détenus payent eux- mêmes leur nourriture, alors qu’ils devraient être à la charge de l’Etat. La plupart d’entre eux sont détenus depuis deux ans, un délai qui n’est pas conforme aux principes», a déploré l’expert sur les droits de l’homme. Avant d’insister sur le fait que «tous les détenus doivent se trouver dans des conditions décentes, et les jugements doivent se faire de la manière la plus rapide et la plus conforme au droit».

Par Frank Toti

Source: Le Nouveau Courrier N°791 du Samedi 04 au Dimanche 05 Mai 2013




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