Détention arbitraire au camp pénal de Bouaké Ce que des proches de Dibopieu ont demandé à la Lidho

Dimanche 11 Mai 2014 - 08:33


Jean Yves Dibopieu dans sa cellule de prison (Image d'archives)
Jean Yves Dibopieu dans sa cellule de prison (Image d'archives)
Depuis l’arrestation de Jean-Yves Dibopieu au Ghana et sa détention au secret à la Direction de la surveillance du territoire (Dst), ses camarades de la Soaf ne se sont pas donnés de répit. Ils multiplient les rencontres avec des institutions pour qu’ils aient non seulement accès à leur président mais qu’il soit remis en liberté.
Une délégation de la Solidarité africaine (Soaf) a eu des échanges avec les responsables de la Ligue ivoirienne des droits de l’homme (Lidho) dans leurs locaux à Cocody, hier mercredi 7 mai 2014. Reçus par le vice-président de la Lidho, Guigui Véto, Gueye Aboulaye, porte-parole du mouvement de Jean-Yves Dibopieu, et ses camarades ont exposé les raisons de leur présence auprès des défenseurs des droits de l’homme en Côte d’Ivoire. A cet effet, ils ont d’abord fait l’historique depuis l’arrestation de Jean-Yves Dibopieu au Ghana jusqu’à son transfèrement au camp pénal de Bouaké ; après avoir été détenu au secret pendant 15 mois à la direction de la surveillance du territoire. Selon les hôtes de la Lidho, durant tout ce temps, aucun proche (membre de la famille biologique ou camarade de la Soaf) n’a pu avoir accès à Jean-Yves Dibopieu, y compris son avocat Me Rodrigue Dadjé qui n’a – jusqu’à ce jour – pu établir un contact physique avec son client en vue de l’auditionner sur les chefs d’accusation qui sont retenus contre lui par le régime Ouattara. Malgré l’autorisation de permis de visite délivré par le doyen des juges à certains proches, ceux-ci n’ont pu avoir accès au président de la Soaf. La délégation qui a rencontré la Lidho a profité de cette audience pour demander l’implication des défenseurs des droits de l’homme dans le respect des droits de visite. Etant donné que son premier responsable se trouve désormais dans une prison officielle de l’Etat de Côte d’Ivoire. Mieux, que la Lidho établisse également des contacts en faveur de la libération de son leader qui, selon elle, est injustement détenu dans une prison – comme celle du camp pénal de Bouaké – qui a un régime particulier. La Lidho qui dit avoir pris acte a promis d’abord établir un contact formel entre les collaborateurs de Jean-Yves Dibopieu et le CICR qui s’enquiert régulièrement des nou- velles de tous les détenus politiques et de droit commun. Ensuite, elle a également indiqué qu’elle effectuera des démarches auprès des autorités actuelles du pays pour que celles-ci accélèrent les procédures judi- ciaires pour que tous les détenus soient situés sur leur sort. Enfin, la Lidho a encou- ragé ses hôtes à poursuivre leurs initiatives de prise de contact et d’échanges sur la situation de Jean-Yves Dibopieu et de tous les autres détenus politiques en général.

Par Gilles Naismon
Source : Le Nouveau Courrier N° 1025 Du jeudi 08 Mai  2014




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