Désarmement, démobilisation et réinsertion:Ou est passé l’argent des fournisseurs?

Le paiement des factures des prestataires des structures en charge de la démobilisation et de la réinsertion des ex- combattants, sur les cendres desquelles l’Autorité pour désarmement, la démobilisation et la réinsertion (ADDR) a germé, coince. Pour des raisons occultes.

Jeudi 31 Octobre 2013 - 21:41


Alain DOnwahi, Patron du Conseil National de Sécurité
Alain DOnwahi, Patron du Conseil National de Sécurité
Les fournisseurs des biens et services des structures en charge de la démobilisation et de la réinsertion des ex- combattants broient actuellement du noir. Depuis la dissolution des différentes structures dont l’ADDR a hérité des acquis et des passifs, les factures de ces prestataires sont restées impayées. Ce sont donc plusieurs millions que l’Etat reste leur devoir. Mais à ce jour, toutes les démarches entreprises par ces opérateurs économiques auprès du Conseil National de Sécurité et de l’Autorité pour désarmement, la démobilisation et la réinsertion (ADDR) sont restées infructueuses. A en croire les concernés réunis au sein d’un collectif,  plusieurs courriers de demande d’audience adressés au Secrétaire général du Conseil national de Sécurité (Cns), Alain Donwahi, n’ont pas eu de suite favorable. Par ailleurs, ces prestataires de service de  l’ADDR s’expliquent difficilement que jusqu’à ce jour, leurs factures ne soient pas payées alors que le Conseil National de Sécurité, pour vérifier l’authenticité desdites factures déposées à ses services, a commis un cabinet d’audit pour faire le point de cette dette intérieure. C’est ce qui a été fait, au dire du collectif des fournisseurs. «Nous ne savons pas ce qui bloque aujourd’hui nos dossiers qui sont en souffrance depuis plus d’un an puisqu’on nous fait balader entre les deux structures sans apporter une réponse concrète à notre préoccupation. Le chef de la division Gestion et Administration de l’ADDR, Ago Christian Kodia, a pourtant indiqué, en début du mois de septembre dernier, pour témoigner sa bonne foi, que la structure a pu obtenir de l’Etat de Côte d’Ivoire un avis favorable pour le règlement progressif des factures certifiées par l’audit. Mieux, au niveau du Conseil National de Sécurité, on nous dit que le Chef de l’Etat a donné des instructions pour que nous soyons payées», s’indigne monsieur Otti Michel, porte-parole du collectif. «A partir de ces informations, ajoute-t-il,  nous disons que le débat est clos et que ce dossier est réglé.  Mais pourquoi jusqu’à ce jour, ce règlement n’a pas encore commencé. Alors que le cabi- net d’audit dit avoir fini de certifier nos factures», a-t-il déploré.  Où est donc passé l’argent des fournisseurs si tant est que l’Etat a donné son quitus pour que ces prestataires de service soient payés ? La question reste pour l’instant pendante. En attendant, les fournisseurs pointent le doigt accusateur vers le secrétaire général du CNS, Alain Donwahi qui, disent-ils, refuse jusque-là de  les recevoir. Après donc les ex-combattants qui expriment constamment  leurs griefs contre l’ADDR, c’est autour des prestataires de services des structures en charge du désarmement et de la réinsertion d’ouvrir un autre front.

Lazare Touré, une correspondance particulière

Source: Le Nouveau Courrier N° 917 Du Jeudi 31 Octobre au Dimanche 03 Novembre 2013




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