Des patriotes ivoiriens ont manifesté devant le Siège du parti socialiste français: Le parti socialiste dénoncé et mis face à ses responsabilités.

Lundi 22 Septembre 2014 - 23:51


Les résistants se rendant au siège du parti socialiste français, à travers une marche qui les à conduits des Invalides à Solférino
Les résistants se rendant au siège du parti socialiste français, à travers une marche qui les à conduits des Invalides à Solférino
Le contexte.

La crise qui a éclaté en Côte d'Ivoire le 19 septembre 2002 a fait naître une résistance pacifique à la barbarie, aux coups d’État, à l'imposture, au néo-colonialisme et à l’impérialisme occidental. En Côte d'Ivoire, comme dans sa diaspora, des patriotes étaient débout pour mener cette résistance avec témérité et détermination. Depuis le 11 avril 2011, date du renversement du Président Gbagbo par un coup d’État militaire mené dans un contexte de guerre totale contre son régime par l'impérialisme occidentale, avec pour instruments la force Licorne de l'armée française, les casques bleus de l'ONUCI (Organisation des Nation Unies en Côte d'Ivoire) et une horde de rebelles locaux, des patriotes ivoiriens de la diaspora n'ont cessé de tenir haut le flambeau de la lutte. La terreur d'Abidjan semble avoir eu raison sur la résistance patriotique qui s'y menait. Pendant ce temps, des patriotes de la diaspora continuent d'occuper des rues et places  des grandes villes européennes et d'ailleurs pour crier leur indignation et réclamer justice.
Cette lutte fait désormais partie de leur quotidien. Car tous n'ont cessé de faire chorus autour de cette phrase du Président Gbagbo, lancé devant les juges de la Chambre préliminaire I de la CPI ( Cour Pénale Internationale) le 5 décembre 2011": On va aller jusqu'au bout". Après le 11 septembre 2014, date de la confirmation définitive des charges contre Gbagbo par la Chambre Préliminaire I de la CPI, l'écho de cette phrase devenue slogan continue de retentir et d'être traduit dans la réalité.

Le fait.

Ce week-end du 20 septembre 2014, de nombreux patriotes ivoiriens et des panafricanistes étaient encore dans des rues parisiennes dans le cadre des actions de la résistance. Ils y étaient à l'occasion d'une marche qui les a conduits de la place des invalides au siège du parti socialiste français. Une  marche qui fait suite à l'appel lancé par des partis politiques, des Associations et des Mouvements fortement impliqués dans cette résistance. La marche a début aux alentours  de 18h00 sous une forte escorte d'un impressionnant détachement de CRS (Compagnie Républicaine de sécurité). Elle a été marqué par la présence et les interventions de quelques leaders politique et associatifs. Il s'agit notamment de Willy Bla, président du Cri-Panafricain (Conseil pour la résistance ivoirienne et panafricaine), Blaise Pascal Logbo, président du NPR (Nouveau parti pour le Rassemblement) et de Franck Lutté, président de "Enfants de Côte d'Ivoire". L'un après l'autre, ils ont dénoncé le néo-colonialisme français en Côte d'Ivoire, le soutien du gouvernent socialiste au régime liberticide d'Alassane Ouattara, la détention injustice des prisonniers politiques en Côte d'Ivoire et à la CPI, et exigé leur libération. Ces différentes interventions ont été par intervalle ponctuées par des chants "patriotiques" et des cris des manifestants scandant "libérez Gbagbo, arrêtez Sarko",  " Gbagbo président".

L'un des moments essentiels de la manifestation a été la lecture et le dépôt d'une motion au siège du Parti socialiste français. Une Motion adressée aux responsables du parti socialiste en particulier, et à l'ensemble des socialistes français en général. Dans la motion dont nous avons reçu copie, les signataires dénoncent "la conspiration internationale conduite par les gouvernements libéraux de messieurs Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy  contre la démocratie, la paix et la justice en Côte d’ivoire". Ils ont cependant rappelé que les socialistes français ne sont pas étrangers au drame ivoirien. Leur présence et leur mutisme au Parlement européen y a fortement contribué. Car pendant "qu'au pire moment de la crise post-électorale, les populations se débattaient pour survivre", les parlementaires socialistes présents au Parlement européen ont approuvé la décision de l'Union européenne relative à l'embargo sur les médicaments destinés aux populations civiles, dont on disait que la protection justifiait les bombardements de la Force Licorne et de l'ONUCI.
 En outre, ils ont dans leur motion interpellé les socialistes français sur leur mutisme face aux "preuves troublantes de crimes de la part de l’armée des chasseurs traditionnels de Mr Ouattara", faces aux entraves graves à la démocratie et aux graves violations des droits de l'homme en Côte d'Ivoire depuis le 11 avril 2011.
La situation des prisonniers politiques fait également l'objet des préoccupations des signataires de cette motion, comme l'attestent ces lignes:
" Nous sommes ici aujourd’hui pour demander aux socialistes et au gouvernement socialiste de Hollande d’intimer l’ordre au dictateur et meurtrier qui a été imposé au peuple ivoirien, de libérer immédiatement tous les prisonniers politiques qu’il détient arbitrairement et qu’il torture au vu et au su des socialistes et du gouvernement socialiste. Nous sommes ici aujourd’hui pour réclamer avec la plus grande énergie l’intervention des socialistes pour qu’un terme soit mis à la justice des vainqueurs qui laissent en liberté des criminels avérés et détient arbitrairement des innocents."

Et après....?

La manifestation qui a pris fin aux environs de 20h30, il faut le rappeler, est la troisième du genre devant le siège du parti socialiste français. La première remonte au 26 mai 2012, et la seconde date du 6 avril 2013. Ces trois interpellations suffiront-elles à faire changer le regard du parti socialiste sur l'actuel régime d'Abidjan, afin de l'influencer en lui intimant l'ordre de la normalité démocratique, judiciaire et du respect des droits de l'homme?
En attendant d'être éclairé sur cette question, François Hollande continue d s’inscrire dans la prolongation de la lune de miel avec le régime d'Alassane Ouattara, débutée par Nicolas Sarkozy.

Zéka Togui.




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