Des nombreux crimes et exactions du régime d’Alassane Ouattara.

Mardi 6 Novembre 2012 - 07:20


Des nombreux crimes et exactions du régime d’Alassane Ouattara.
Mardi 09 octobre 2012
 
 Le frère de Damana Pickas arrêté. Adou Akessé André, frère aîné de Damana Adia Pickas, est incarcéré à la Maca. Il a été arrêté à Noé où il réside depuis février 1991. Il est marié avec une femme de la région. Il est accusé par le régime de Ouattara « d’atteinte à la sûreté de l’Etat. » Tout indique qu’il s’agit d’un délit de patronyme et qu’Akessé Adou a été arrêté parce qu’il est le frère de Damana Pickas qui, traqué par Ouattara, vit en exil au Ghana. (Notre voie, 12 octobre 2012).
 
Mercredi 10 octobre 2012
 
 Génocide Wè. Quinze (15) corps humains sont déterrés de trois charniers découverts à Duékoué, dans les environs de l’usine de traitement d’eau de la Société des eaux de Côte d’Ivoire (Sodeci), en présence de représentants de l’Opération des nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci). (Le Nouveau Courrier, Notre voie, 11 octobre 2012).
Jeudi 11 octobre 2012
 Génocide Wè. Six (06) corps sont retirés jeudi d`un puits dans un quartier de Duékoué.   Florent Geel, responsable Afrique de la Fédération internationale des ligues des droits de l`Homme (Fidh), présent à Duékoué pour l`exhumation, affirme : « Nous avons une forte conviction que ces victimes (exhumées jeudi, ndlr) sont liées aux événements de Nahibly… C’est un fait nouveau qui montre que le bilan officiel des victimes a été sous-évalué. » (Agence France presse, 12 octobre 2012).
 Rappel. Le 20 juillet, à Duékoué, des partisans d’Alassane Dramane Ouattara accompagnés de soldats des Frci et de leurs supplétifs dozos ont attaqué le camp de déplacés de Nahibly « abritant surtout des autochtones Guéré, vus comme partisans de l`ex-chef de l`Etat Laurent Gbagbo. » (Agence France presse, 12 octobre 2012). Le gouvernement ivoirien et l’Opération des nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) ont officiellement déclaré l’assassinat de douze (12) personnes. Les soldats onusiens qui avaient la garde des déplacés n’ont pas protégé ces populations civiles.
Les élus, les cadres et les chefs coutumiers de la région ont démenti ce chiffre officiel. Réagissant au chiffre de six (06) tués déclarés au départ par le gouvernement, M. Bah Tahé François, le chef central de Duékoué, a eu ces mots : «   C’est incroyable. C’est incroyable. C’est incroyable. » (Le Nouveau Courrier, 5 août 2012). La découverte de nouveaux charniers lui donne entièrement raison. D’autres charniers restent à découvrir. C’est un épisode de plus du génocide Wè commis par les Frci, les dozos et autres supplétifs à la solde de Ouattara.
 Génocide Wè. Réaction de Doudou Diène, expert indépendant sur la situation des droits de l`Homme en Côte d`Ivoire, chargé de rendre compte au Conseil des droits de l`Homme de l`Onu, à l`issue d`un séjour en Côte d’Ivoire, lors d`une conférence de presse à Abidjan : « Personne n`a été arrêté parmi ceux qui ont perpétré cette attaque sur le camp de réfugiés. (…) La justice doit encore approfondir son travail. » M. Diène a dénoncé « une culture d`impunité » et a exhorté la justice ivoirienne à poursuivre « tous ceux qui ont commis des crimes » durant la dernière crise « quelle que soit leur tendance politique. » (Agence France presse, 12 octobre 2012).
 Le Monde diplomatique et le massacre du camp de Nahibly dans le « Far West ivoirien » « (…) malgré les promesses du président Ouattara, la tuerie de mars 2011 n’a donné lieu à aucune poursuite judiciaire. Pis, elle a vraisemblablement été le moteur d’un nouveau drame, le 20 juillet : des centaines d’individus, parmi lesquels des Dozos et des FRCI, ont attaqué et détruit un camp de déplacés du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), près de Duékoué. En toute impunité. Des sources humanitaires parlent de cent trente-sept cadavres retrouvés dans les jours qui ont suivi; des Dozos ont également cherché à faire disparaître de nombreux corps. Plusieurs indices laissent penser que cette attaque avait été planifiée de longue date. Sous couvert d’anonymat, un spécialiste de la région nous confie : «Le camp était gênant, car des témoins du massacre de mars 2011 s’y trouvaient. Aujourd’hui, ils sont morts ou dispersés. C’est ce que voulaient ceux qui ont organisé l’opération. » (Le Monde diplomatique, septembre2012).
 
Samedi 13 octobre 2012
 
 Escadrons de la mort. Yohou Arthur Donal revient d’une réunion de scouts à Yopougon et se rend à son domicile pour suivre le match de football Sénégal-Côte d’Ivoire à la télévision. Des individus armés à bord d’un véhicule de type 4X4 l’enlèvent et le jettent de force dans leur véhicule au quartier Sogefiha. Ils lui tendent une arme qu’ils lui demandent de manipuler, en le menaçant de mort. Yoyou leur répond qu’il n’a jamais appris le maniement des armes. A ses ravisseurs qui lui demandent son nom, il répond qu’il s’appelle Ouattara. Bien plus tard, ils le relâchent à Niangon-nord, non loin de la station Lubafrique.
« Y a-t-il des escadrons de la mort qui sévissent pour le compte du pouvoir Ouattara ? », s’interroge le quotidien Notre voie, dans sa livraison du 16 octobre 2012.
 
Lundi 15 octobre 2012
 
 Un (01) policier enlevé par les Frci. Les Frci enlèvent un policier à Bonoua et l’emmènent vers une destination inconnue. Stanislas Ndayishimiyé rend compte de cet enlèvement dans les journaux Afrique de Radio France internationale (Rfi) à 6h30 et 7h30, notamment. Une femme qui a assisté à l’arrestation du policier raconte au micro du correspondant de Rfi : « A 6 heures, on a vu les gens des Frci [Forces républicaines de Côte d'Ivoire] qui sont arrivés; un policier a été arrêté. Ils criaient et disaient que le monsieur n’avait qu’à se déshabiller. Et il s’est mis nu. Le dimanche, il était de garde. Il était là au commissariat. On l’a vu. Le lundi matin, ils l’ont pris et sont partis avec et on ne sait pas ce qu’il a fait. » (Rfi, 17 octobre 2012).
 Les Frci volent et pillent à Bonoua. Les Frci volent des biens des habitants de Bonoua. Le même correspondant de Rfi rapporte le témoignage d’un habitant : « On a commencé à ramasser l’argent des gens, prendre les portables des gens. Cela n'est pas digne d’un "corps habillé", surtout des Frci. Cela n'est pas digne d’eux. Donc, il faut qu’ils arrêtent ça. Nous sommes fatigués. » Le sous-préfet de Bonoua, Magloire Coulibaly, reconnaît que  « des Frci font encore du racket. » (Rfi, 17 octobre 2012).
Les Frci ont été déployées dans la ville à la suite d’attaques menées par des personnes non identifiées contre un cantonnement militaire, la brigade de gendarmerie et le commissariat de police, dans la nuit du dimanche 14 au lundi 15 octobre 2012. Au lieu de sécuriser les populations civiles, ces soldats ont créé une insécurité généralisée dans la ville.
 
Mardi 16 octobre 2012
 
 Cinq (05) personnes tuées à Abobo. Cinq (05) personnes sont tuées au cours de la deuxième journée de l’opération dite « Pays propre » conduite sous la protection des Frci à Abobo. Onze autres personnes (11) ont été blessées dont trois (03) dans un état grave. Des affrontements armés ont encore opposé des miliciens pro-Ouattara (des supplétifs) aux Frci. La nouvelle Gare est incendiée.
Le 17 octobre 2012, le quotidien L’Intelligent d’Abidjan titre sur toute la largeur de sa Une : « Abobo, Bagdad, ça suffit ! ». Le samedi 20 octobre, le même quotidien dont le propriétaire Alafé Wakili est un proche de Ouattara titre sur la quasi-totalité de sa première page : « Exclusivité. Les affrontements d’Abobo livrent leurs secrets. L’un des meneurs de la révolte parle : « Nous sommes des Frci abandonnées. »
La commune d’Abobo est un échantillon du désastre que représente le régime de Ouattara pour l’intégrité territoriale et l’unité nationale de la Côte d’Ivoire. Des portions entières du pays sont sous le contrôle des milices et des mercenaires qu’il y a installées et qui défient l’autorité de l’Etat. Amadé Ourémi et les armées étrangères qui occupent l’ouest du pays, les milices d’Abobo, le dozo burkinabé Ouattara Bamory à Adébem (Sassandra), etc., en sont des exemples patents.
 Simulacre d’aveu et comédie de repentance des Frci. « Pardonnez à nos éléments. Nous vous demandons pardon pour tous les torts que nous avons pu causer », déclare le commandant Diomandé Vassézé, chef des Frci basés à Gagnoa, confessant ainsi les crimes commis dans la région d’origine du président Laurent Gbagbo, au cours d’une rencontre organisée par un parti politique. « Nous ne voulons plus de Dozos dans nos villages ! », répondent les populations qui rapportent quelques unes des multiples exactions commises par ces supplétifs officiels de l’armée de Ouattara. « Si un jour vous entendez qu’il y a eu des affrontements ici, ce sera à cause des Dozos. On ne sait pour qu’elles raisons, ils ligotent, frappent les gens. C’est ahurissant de voir nos parents humiliés », déclare le porte-parole de la chefferie traditionnelle de Gagnoa. La réunion a eu lieu le 16 octobre 2012. (L’Inter, 20 octobre 2012).
La hiérarchie des Frci, à commencer par le chef d’état-major général Soumaïla Bakayo, et leurs « éléments » ont habitué les populations civiles à ce type de discours hypocrites dont les seuls effets sont la poursuite des crimes et des exactions contre les populations.
 
Mercredi 17 octobre 2012
 
 Sos d’un quotidien sur la situation sécuritaire. « Situation sécuritaire en Côte d’Ivoire. Frci : il y a danger. Les dozos sommés de quitter Bonoua. » Parmi tant d’autres, ces titres du quotidien Soir Info résument le ras-le-bol des populations face aux exactions et autres violations des droits de l’Homme commises à Bonoua par les Frci et leurs supplétifs dozos. (Soir Info, 17 octobre 2012).
Samedi 20 octobre 2012
 
 Un (01) gendarme enlevé par les Frci. Le maréchal des Logis Dazirignon Dazirignon Ange Aristide arrêté et détenu à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) est enlevé par Gbeulia, le chef de la compagnie des Frci, et Gbandama Yoboué, le régisseur de la prison. Il est conduit vers une destination inconnue. (Notre voie, 23 octobre 2012).
Dimanche 21 octobre 2012
 Les Frci battent deux jeunes gens. Gnahoré Zoumadré Augustin et Dali Séké sont battus et blessés par les Frci à Tizié, un village de la sous-préfecture de Saioua. Le crime ? Avoir refusé de payer la somme de 500 francs au titre du racket à un Burkinabé, couturier dans le village avant l’installation de Ouattara au pouvoir et reconverti en chef de poste des Frci. (Notre voie, 23 octobre 2012).
 Un (1) mort dans un affrontement entre dozos. Un (01) mort et deux (02) blessés dans un affrontement, dans la nuit du dimanche 21 au lundi 22 octobre, entre le groupe de dozos du « général KB » et celui d’Issa Traoré dit Tchègbè, à Abengourou. (Xinhua, Soir Info, L’Inter, Notre voie, 23 octobre 2012).
 
Lundi 22 octobre 2012
 
 Génocide Wè. Le gouvernement de Ouattara bloque l’enquête sur six cadavres exhumés d'une fosse commune à Duékoué, le 11 octobre. La hiérarchie des Frci refuse d’arrêter les militaires qui ont tué les déplacés « après l'attaque de ce camp (Nahibly) le 20 juillet dernier. » Il s’agit de Yaya Doukouré, surnommé « Tout petit », notamment. « Sans matricule, ses supérieurs avouent qu'il sera difficile de mettre la main sur lui », révèle Maureen Grisot, dans sa correspondance sur les antennes de Rfi, au cours du journal Afrique de 06h30. Elle ajoute : « La gendarmerie de Duékoué n'a pour l'instant entendu qu'une poignée de proches de disparus. Ils sont pourtant des dizaines à souhaiter témoigner. (…)Un manque de moyens qui touche aussi les autorités locales : alors que d'autres fosses communes ont été signalées, notamment dans des puits – louer le matériel approprié pour de telles recherches leur est, pour l'instant, impossible. » (Rfi.fr, 22 octobre 2012).
Pour entretenir l’impunité des ses hommes de main, le régime de Ouattara use en permanence de moyens dilatoires. Ouattara a les moyens d’affréter des avions pour traquer Lida Kouassi au Togo, Koné Katinan au Ghana, etc., mais il n’en a pas pour extraire des corps d’êtres humains exécutés par ses hommes des puits et mener une enquête à Duékoué.
 Expropriation du Fpi par les Frci. Les Frci occupent le siège de la fédération du Front populaire ivoirien de Yopougon Wassakra. « Ce siège n’était plus occupé ; mais l’allure des Frci qui y sont entrées laisse croire qu’ils sont revenus s’établir à nouveau. » (Notre voie, 25, 26, 27 et 28 octobre 2012).
Depuis l’accession de Ouattara au pouvoir, le patrimoine du Fpi est illégalement occupé par le régime. C’est le cas du site de Yopougon-nouveau-quartier baptisé « Village de la liberté » par le Fpi qui y organisait des manifestations et que la soldatesque a transformé en camp militaire.
 
Jeudi 25 octobre 2012
 
 Pillage d’un centre de lutte contre le sida par les Frci. Les Frci ont volé tous les équipements du centre Adeyo de Bonoua (ordinateurs, chaises, bureaux, matériel spécialisé, ampoules, sacs de riz, bidons d’huile, etc.). Ce centre est une institution de lutte contre le sida. Cette opération de pillage a été menée sous la direction d’un « certain commandant Diouf », un Sénégalais bien connu à Bonoua. Il «   était artisan-bijoutier à Grand-Bassam avant d’intégrer l’armée d’Alassane Ouattara à la faveur de la crise postélectorale.» (Notre voie, 25, 26, 27 et 28 octobre 2012).
 La France forme les criminels de guerre de Ouattara. Les chefs de guerre Tuho Fozié, Koné Messamba et Ousmane Coulibaly alias Ben Laden nommés par Ouattara préfets de régions respectivement à Bondoukou, Guiglo et San Pedro, le 26 septembre 2012, vont bientôt être admis à suivre une formation à l’Ecole normale d’administration (Ena) de Paris. (La Lettre du continent, 25 octobre 2012, Le Nouveau Courrier, 29 octobre 2012).
Ces trois hommes sont impliqués dans les crimes commis en Côte d’Ivoire depuis le déclenchement de la rébellion du 19 septembre 2002 dont le pays n’a pas fini de souffrir. Lors des préparatifs logistiques et opérationnels de la rébellion à Ouagadougou, au Burkina Faso, Tuho Fozié occupait « la villa 1023, au portail blanc », dans la « cité pavillonnaire » du quartier de Somgandé. Koné Messamba était « l’alter ego » de Tuo Fozié. (Le Monde, 11 octobre 2002).
Ousmane Coulibaly alias Ben Laden est tout aussi sanguinaire que les deux premiers. Entre 2002 et 2003, l’ouest de la Côte d’Ivoire est placé sous son commandement par la rébellion. Il y installe quatre véritables armées étrangères de Burkinabés dont celle d’Amadé Ourémi. Pendant la guerre postélectorale, il dirige « des   actes de torture et des exécutions sommaires dans le secteur Koweit de Yopougon », à Abidjan. (Human rights watch, rapport d’octobre 2011. « Ils les ont tués comme si de rien n’était. »).
François Hollande et son gouvernement poursuivent les basses œuvres de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy.
 Enlèvement de quarante-deux (42) prisonniers politiques par le chef de guerre Koné Zakaria. Aux environs de 15 heures, une escouade de soldats de la Police militaire lourdement armés extrait quarante-deux (42) prisonniers politiques de la Maca, après avoir séquestré le directeur de la prison et les gardes pénitentiaires. L’ex-ministre Alphonse Douati, secrétaire général adjoint du Fpi chargé du suivi de l’action gouvernementale, en fait partie. Ils sont conduits au quartier général de Koné Zakaria, commandant de la Police militaire, à Adjamé. Après une intervention de l’opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (Onuci) arrivée sur les lieux, les 42 détenus sont conduits à l’Etat major   des armées au Plateau. Ils sont illégalement détenus à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) qui est une prison militaire interdite aux civils.
Ci-après la liste des 42 prisonniers politiques victimes de l’arbitraire du régime de Ouattara : 1. Douati Alphonse. 2. Boblaï Jean. 3. Tapé Ange. 4. Guié Guillaume. 5. Gadjia Bayon Sabelo. 6. Kouame Urbain David. 7. Bénié bi Djè Brice. 8. N’Guessan Aman Pacôme. 9. Djoh Yeka Zoua Prince. 10. Assémien Martin. 11. Assamoi Kouao. 12. Ehouman Pierre Eugène. 13. Zagou Senion Roméo. 14. Opéli Serge Eric Gaoudy. 15. Konin Kouassi Maurice alias Alain. 16. Péhé Denis Junior. 17. Zirihi Toti Franck. 18. Billy Kou Seydou. 19. Zoubli Dago Tandou. 20.Koré Yehiri Anatole. 21. Fahé Jean-Claude. 22. Diomandé Guédé Sévérin. 23. Gnadou Zahui Patrice. 24. Koré Bouazo Patrick. 25. Koulaï Zahogou Ange Yannick. 26. Kouassi Jean-Michel. 27. Irié Bi Botti. 28. Zamblé Bi Djéli Lucien. 29. Kobou Decky Jean-Claude. 30. Adou Akéssé André. 31. ouéi kouah rodrigue. 32. koudou gnango jean didier. 33. gueu Jean-Marc. 34. Goho Marcel Désiré. 35. Ayekpa Denis. 36. Gode Gballet Camille. 37. Konan Kablan Alain .38. Gbagba Ferdinand Oyono. 39. Yao N’Guessan. 40. Lago Crepin. 41. Manizan Kabran Kesse Paul. 42. Zoh Loua.
Zoubli Dago Tandou, Koré Yéhiri Anatole, Fayé Jean-Claude, Ayekpa Denis, Godé Gballet Camille et Konan Kablan Alain ont été arrêtés à leurs domiciles ou dans la rue par les Frci à Divo, le jeudi 16 août 2012. Ils ont été transférés à la Maca le vendredi 31 août après avoir été illégalement gardés au secret et torturés par les Frci.
Dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 octobre 2012, les prisonniers ont été ramenés dans leurs cellules à la Maca à la suite de l’intervention de représentants de l’Onuci, de la Croix Rouge et du Mouvement ivoirien des droits humains (Midh). Quatre (04) d’entre eux manquent cependant à l’appel. Il s’agit de Boblaï Jean, Tapé Gbessi, Kouassi Jean-Michel et Zoh Loua. (Sources : www. infodabidjan.net, www.abidjandirect.net 28 octobre 2012, Le Temps, Le Nouveau Courrier, Notre voie, etc., lundi 29 octobre 2012).
 
Vendredi 26 octobre 2012
 
 Amnesty international dénonce les détentions arbitraires, les tortures, exécutions extrajudiciaires, etc., commis par le régime de Ouattara. « Plus de 200 personnes, dont des membres du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo, ont été arbitrairement détenues et torturées et beaucoup croupissent toujours derrière les barreaux », révèle aujourd’hui Amnesty International au retour d’une mission d’un mois en Côte d’Ivoire.
« Nous avons pu rencontrer des dizaines de détenus qui nous ont raconté comment ils avaient été torturés à l’électricité ou avaient subi des brûlures au plastique fondu, deux d’entre eux ont été victimes de sévices sexuels » a déclaré Gaëtan Mootoo, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International. « Certains ont été détenus pendant plusieurs mois sans pouvoir contacter leurs proches ni accéder à des avocats. »
"Certains ont été détenus pendant plusieurs mois sans pouvoir contacter leurs proches ni accéder à des avocats", ajoute-t-il.
Jusqu`à 400 personnes seraient ou auraient été récemment détenues de façon arbitraire, des dérives qui ont conduit des chancelleries à adresser officieusement des mises en garde au pouvoir, ont affirmé à l`AFP des sources diplomatiques et sécuritaires. » (Communiqué de presse Amnesty International France, 26 octobre 2012).
Les faits dénoncés par Amnesty international ne sont qu’une goutte d’eau dans l’océan des graves violations des droits de l’Homme commises quotidiennement par le régime d’Alassane Dramane Ouattara.
 
Dimanche 28 octobre 2012
 
 Un (01) homme assassiné par les dozos. Les dozos assassinent Lago Guy Serge à Logboguiguia un village situé à douze (12) kilomètres de Daloa. Le samedi 28 octobre, des dizaines de dozos envahissent le village avec leurs fétiches à l’appel d’un commerçant burkinabé qui affirme que des marchandises ont été volées dans sa boutique. Ils capturent un enfant de dix ans qu’ils accusent sans preuve d’être le voleur. De chaudes discussions s’engagent avec les villageois qui s’opposent à l’enlèvement de l’enfant. Les dozos furieux tirent sur Lago Guy Serge, un agent en mission d’une société de téléphonie mobile. Il est atteint mortellement. (Notre voie, 30 octobre 2012).
 
Mardi 31 octobre 2012
 
 Enlèvement de quarante (40) prisonniers politiques militaires et civils à la Maca par les Frci. Le calvaire des prisonniers du régime liberticide d’Alassane Dramane Ouattara n’est pas près de prendre fin. Le mardi 31 octobre, quarante (40) d’entre eux ont été brutalement extraits de la Maca à Man et dans les goulags de Man et de Séguéla. (Jeune Afrique, 1er novembre 2012).
 Réaction de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (Fidh). La Fidh « a dénoncé dans un communiqué, mardi 30 octobre, l’existence de lieux de détention illégaux en Côte d’Ivoire. L’organisation explique également avoir constaté des cas de disparitions forcées et de torture et affirme avoir enregistré des dizaines de violations des droits de l’homme. » Concernant l’attaque du camp de déplacés de Nahibly,le 20 juillet 2012, l’organisation précise : « Selon les informations en notre possession, six hommes ont été exécutés sommairement par des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) à la suite de l’attaque. » (Jeune Afrique, 1er novembre 2012).
Les informations contenues dans ce document - Répertoire 1 - ne représentent que le côté immergé de l’iceberg des graves violations impunies des droits de l’Homme commises par le régime d’Alassane Dramane Ouattara. Son caractère tribal et ethnocentriste s’amplifie chaque jour un peu plus. Les proclamations de Ouattara sur « l’Etat de droit » relèvent de la pure démagogie. Ses Frci, ses dozos et ses chefs de guerre criminels continuent leur œuvre de démolition de la Côte d’Ivoire et de son peuple, dans l’impunité la plus totale. Mais le mur du silence s’effrite déjà. Il finira par tomber. Inéluctablement.
 
Par Deuxer Céi Angela. L’œil du juste
 
 
 




Politique | Economie | Société | Vidéo | Agenda | Religion | Culture | Santé | Diaspora | Contact





WWW.ABIDJAN.ME
UN SITE A VISITER ABSOLUMENT !