Dérives dictatoriales contre les journalistes en Côte d'Ivoire : La FIDHOP exige la libération immédiates des journalistes incarcérés !

Mardi 14 Février 2017 - 00:15


COMMUNIQUE :

Le dimanche 12 février 2016, le régime au pouvoir en Côte d’Ivoire que dirige M. Alassane OUATTARA s’est encore illustré de la plus triste manière, en dévoilant au monde entier son vrai caractère dictatorial.

En effet, pour avoir tenté de révéler le contenu du deal entre le gouvernement ivoirien et les nouveaux mutins des Forces spéciales ivoiriennes basées à Adiaké, à savoir 17.000.000 F.CFA pour chacun des 2.600 soldats, plusieurs journalistes des quotidiens Soir-Info, L’inter, Notre Voie, Le Temps et LG Info ont été interpellés et incarcérés au camp de gendarmerie d’Agban, à Abidjan.

La FIDHOP (la Fondation Ivoirienne pour l’observation et la surveillance de la Démocratie, des Droits de l’Homme et de la vie Politique), se dit aucunement surprise ; quoique très choquée !

La FIDHOP adresse ces quelques interrogations au pouvoir d’Abidjan :

-Qu’ont-ils fait ces journalistes, de pire que les tirs des armes lourdes des mutins, qui ont traumatisé et terrorisé de nouveau toute la Côte d’Ivoire à partir de la ville d’Adiaké, le mardi 7 février dernier ?

-Pourquoi le Chef de l’Etat a-t-il cherché à garder au secret le contenu de l’accord conclu entre les émissaires du gouvernement et les mutins des Forces spéciales, alors qu’il avait lui-même pris l’engagement public de satisfaire les ex-rebelles de Bouaké ?

-Les mutins de Bouaké, au nombre de 8.400, ayant obtenu le versement de 12.000.000F.CFA chacun ; pourquoi les 2.600 éléments d’Adiaké n’obtiendraient-ils pas eux aussi leur 17.000.000 exigés par personne ?

-Les Ivoiriens ne méritaient-ils pas de connaître toute la vérité sur ces dérives financières du régime, avec les ressources publiques ?

-A qui donc la faute, sinon à M. Alassane OUATTARA lui-même ?

La FIDHOP condamne donc avec la dernière énergie l’incarcération de ces journalistes : ils sont innocents !

Pour la FIDHOP, cette arrestation des journalistes constitue une grave violation de la liberté d’expression : violation du droit des journalistes d’informer, professionnellement ; et violation du droit des populations d’être informées, librement.

La FIDHOP exige donc la libération des journalistes ; sans délai !

En tout état de cause, il vaudrait mieux commencer à prévoir aussi l’enveloppe des Fonctionnaires…

Fait à Rome, ITALIE, le 13 Février 2017


 

Dr BOGA S. GERVAIS

Président-Fondateur de la FIDHOP






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