Déclaration du Congrès panafricain des jeunes et des patriotes sur la commémoratonn du 11 avril 2011

Mardi 12 Avril 2016 - 02:33



11 AVRIL 2011 – 11 AVRIL 2016,
- voila cinq ans que le Président LAURENT GBAGBO a été chassé du pouvoir d’Etat en Côte d’ivoire à coups de canons,
- cinq ans que par les armes, les forces du passé ont voulu tuer physiquement Laurent GBAGBO tout en tuant symboliquement la démocratie,
- cinq ans que la volonté du peuple souverain de Côte d’Ivoire est niée, bafouée et ignorée.

Selon les faits, suit aux élections présidentielles de 2010 en Côte d’Ivoire, un conflit électoral opposant les deux adversaires du second tour est survenu. Ce conflit a mis face à face le président Laurent GBAGBO arc-bouté à la Constitution de la République de Côte d’Ivoire et Alassane OUATTARA attaché à la violence physique et militaire pour s’imposer d’abord comme candidat, puis prendre en otage le résultat des élections. Ainsi chacun se proclamant vainqueur de l’élection des institutions de la République ont été impliquée dans ce processus honteux. D’une part le président de la Commission Electorale Indépendante (CEI) : Youssouf Bakayoko, au mépris du fait qu’il était forclos pour proclamer les résultats de la CEI (résultats qui au demeurant n’étaient que provisoires selon la constitution) et de l’obligation à lui faite de proclamer un résultat consensuel des différentes composantes de la CEI et au siège de l’institution, a déclaré Alassane OUATTARA vainqueur de élection dans le QG de campagne de ce dernier. D’autre part le Conseil Constitutionnel, donnant le résultat définitif du scrutin comme le lui reconnaît la Constitution de la République de Côte d’Ivoire, a proclamé Laurent GBAGBO Président légal et légitime de la République de Côte d’Ivoire dans le strict respect des dispositions constitutionnelles. De cette contradiction qui n’avait pas lieu d’être, eu égard à la précision de la constitution, il a résulté, avec le soutien des puissances étrangères coloniales et affairistes, une crise poste – électorale qui s’est métastasée en GUERRE POSTE – ELECTORALE. Cette guerre va opposer d’une part aux cotés du président GBAGBO, les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et les patriotes et d’autre part aux cotés de Alassane Ouattara : les forces Françaises Licornes, les forces de l’ONU, les forces de la garde prétorienne du président du Burkina-Faso de l’époque (Blaise COMPAORE), les Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN ancienne rébellion de 2002 à 2011 dirigé par Guillaume SORO) devenues Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et les DOZO (chasseurs traditionnels venus du Nord de la Côte d’Ivoire qui exercent en plus de la Côte d’Ivoire au Burkina, au Mali, au Liberia et en Sierra Leone où ils portent le nom de Kamajors de triste mémoire).

Cette guerre poste-électorale connaîtra son point d’orgue le 11 Avril 2011 à l’issus de bombardements intensifs par les forces françaises et onusiennes de la résidence institutionnelle des chefs d’Etat de Côte d’Ivoire suivi de la prise du Président Laurent GBAGBO Président de la République de Côte d’Ivoire en exercice qui y était retranché.

Depuis cette date le président Laurent GBAGBO est passé par divers lieux de détention (du Golfe hôtel transformé en prison, à la prison de la CPI à la Haye en passant par Korhogo). Quel parcours terrible pour une personnalité qui à tant donné à la démocratie et à la liberté en Côte-d’Ivoire et en Afrique ! Ce déploiement mortifère de « la démocratie au canon » à produit en Côte d’Ivoire et en Afrique des conséquences dramatiques.

Depuis cette date en effet, la Côte d’Ivoire est passée d’une démocratie en construction sur des bases populaires (bien que minée par une rébellion des forces du passé) à une ethnocratie selon le mot du penseur Harris MEMEL FOTÊ.
Pour celui-ci : «Il y a ethnocratie, si dans la longue durée selon les vœux des organisateurs de l'hégémonie de leur ethnie sur les autres, les membres de leur groupe (ethnie) détiennent le pouvoir exécutif (cratie du grec Kratos: pouvoir).». Cette ethnocratie permet de constater l’exaltation des valeurs ethniques du Nord de notre pays au détriment des valeurs de la République de Côte d’Ivoire. Qu’en est-il ?
- Le principe d’égalité a disparu au profit du « rattrapage ethnique » qui fait la promotion exclusive des seuls ressortissants du Nord de notre pays.
- Le principe d’impartialité de la République cher à toute démocratie qui se respecte à cédé la place à l’absence de discussion avec les forces politiques représentatives et au tripatouillage de la volonté du peuple. La conséquence logique en a été les boycotts populaires de toutes les consultations électorales appelés par le pouvoir Ouattara.
- Le principe d’indépendance de la justice n’existe plus que de nom. Nous assistons à des procès politique qui démontrent une grossière instrumentalisation du juge au profit du politique. Pour vue que l’on épouse l’idéologie du président GBAGBO et on est sûr de se faire condamner par le juge ivoirien sous Alassane Ouattara. Ainsi à l’interne, le pays souffre-t-il de l’emprisonnement de plus de 300 pro-GBAGBO à travers les prisons du pays. A l’international, la Cour pénal internationale (CPI) joue un rôle des plus détestable à l’égard de l’Afrique en général et de la Côte d’Ivoire en particulier. La CPI choisit ses accusés en fonction de l’agenda des pays développés et des puissances affairistes qui sévissent dans la finance mondiale. Le fait d’être souverainiste de vouloir discuter sur un pied d’égalité avec les ex puissances coloniales est passible d’une détention à la CPI, voila la raison qui justifie la présence du président Laurent GBAGBO et le Ministre Charles Blé Goudé à la Haye.
- Le principe de la discussion politique et républicaine socle de toute paix a fait place l’usage surabondant de la violence légitime (police, gendarmerie FRCI) comme illégitime (Dozo, Microbes) au détriment des partisans avérés ou supposés du président GBAGBO.

Le Congres Panafricain des Jeunes et des patriotes (COJEP) a décidé de prendre ses responsabilités devant le peuple de Côte d’Ivoire et devant l’histoire. Nous avons décidé de mobiliser le peuple et l’opinion sur l’absolue nécessité de libérer le Président GBAGBO pour avoir la paix car nous sommes convaincus à l’instar des écrits saints que «JUSTICE ET PAIX S’EMBRASSENT». Le COJEP est convaincus que seule la lutte politique sur des bases que sont la dignité, la liberté et la démocratie peuvent permettre au peuple ivoirien d’avoir la pleine maîtrise de son destin national. Pour cela le COJEP s’est mis du coté des forces démocratiques qui luttent sans compromis ni compromission pour l’avènement de la démocratie vraie en Côte d’Ivoire aux cotés du président GBAGBO.

Le COJEP tient à l’occasion de ce triste anniversaire à :
- remercier DIEU le Créateur pour avoir épargné la vie du président GBAGBO préservant ainsi l’espoir dans ce pays,
- encourager le président Laurent GBAGBO pour sa résistance devant l’adversité et la violence des pouvoirs coloniaux, impérialistes et affairistes qui le combattent,
- exprimer sa fierté de se trouver dans le camp d’un lutteur de la dimension du président Laurent GBAGBO que ni l’âge, ni l’éloignement de sa terre natale, ni les brimades et persécutions n’arrivent à détourner de ses objectifs de liberté, de démocratie et de souveraineté pour la Côte d’Ivoire et pour l’Afrique.
- remercier le président Laurent GBAGBO de donner l’espoir aux lutteurs et aux jeunes générations en ne transigeant ni avec la liberté, ni avec la démocratie et encore moins avec la dignité du peuple ivoirien en particulier et du peuple Africain en général,
- remercie l’ensemble des forces politiques et les forces d’opinion qui œuvrent tous les jours à travers le monde pour dénoncer et combattre les pouvoirs d’argent qui veulent dominer le monde en commençant par les souverainistes comme le Président Laurent GBAGBO,
- Encourage et appelle à la remobilisation des forces internes à la Côte d’Ivoire afin de montrer à la face du monde que le président GBAGBO reste au cœur de la vie politique ici et que son absence est synonyme de l’emprisonnement et du bâillonnement du peuple ivoirien dans son entier.

Enfin, nous voici dans le procès du président Laurent GBAGBO et de son coaccusé le ministre Charles Blé Goudé à la HAYE. Le COJEP tient à partager sa profonde conviction quant à la libération très prochaine du président GBAGBO et de son coaccusé du fait de la vacuité juridique des arguments de l’accusation et de l’impact des luttes politiques en sa faveur ici et à travers le monde.

BIEN QUE LENTE ? LA VERITE FINIE TOUJOURS PAR TRIOMPHER DU MENSONGE ? L’HEURE DE LA VERITE SUR LA COTE D’IVOIRE ET SUR LE PRESIDENT GBAGBO A SONNE. BONNE COMMEMORATION A TOUS ET A TOUTES DANS LE RECUEILLEMENT ET LE REENGAGEMENT.

Fait à Abidjan le 11 avril 2016,
LE PRESIDENT DU COJEP,
Agénor Youan Bi




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