Déclaration du Cercle de réflexion des femmes de Côte d’Ivoire (CRFCI) sur la situation en Côte d’Ivoire

Lundi 7 Septembre 2015 - 11:00


Prisonniers politiique du régime Ouattara
Prisonniers politiique du régime Ouattara

Déclaration du Cercle de réflexion des femmes de Côte d’Ivoire (CRFCI) sur la situation en Côte d’Ivoire
 

L’élection présidentielle de 2010 a produit une crise profonde parce qu’en plus des problèmes d’insécurité dans le nord du pays, le chef de l’Etat actuel n’a pas respecté la charte de bonne conduite que les deux candidats du deuxième tour, ont signée avant la tenue du scrutin.
 

Les désaccords sont naturellement nés de ce fait. Et la réconciliation nationale n’a donc pas pu avoir lieu. Car outre l’inversion des résultats qui a été validée par la Communauté internationale - qui a ainsi fait preuve de partialité -, le président Laurent Gbagbo, déclaré vainqueur par le Conseil constitutionnel a été déporté à La Haye.
 

Les conséquences de cette imposture sont connues. De nombreux Ivoiriens dont des cadres du régime précédent sont en exil ; des emprisonnements arbitraires sont légions ; la liberté d’expression est bafouée ; les opposants sont traqués ; les médias d’Etat sont caporalisés … Le pays vit donc un régime de terreur. C’est dans ce contexte que le pouvoir actuel veut organiser des élections.
 

Nous constatons que l’inclination qu’a Alassane Dramane Ouattara à ne pas respecter les lois républicaines est un danger pour le pays. Monsieur Alassane Dramane Ouattara est frappé d’inéligibilité. Non seulement, il refuse d’en tenir compte mais aussi, il a mis en place des leviers d’une fraude à grande échelle. Par exemple, à moins de deux mois de l’élection présidentielle, le listing électoral n’est pas publié, donc inconnu des autres candidats. Les Ivoiriens veulent la paix. Mais Alassane Dramane Ouattara s’y refuse par des actes qu’il pose.
 

Femmes que nous sommes, nous qui donnons la naissance, ne voulons plus voir nos enfants tués à cause de malentendus qui peuvent pourtant être évités. Pour que des conditions d’élection transparente, incontestable et démocratique soient réunies, il faut que les différents acteurs s’asseyent pour discuter.
 

C’est pourquoi, nous appelons les Ivoiriens et les Ivoiriennes à se joindre massivement aux manifestations pacifiques qui vont se tenir dès que le pouvoir et le Conseil constitutionnel violent les lois électorales, jusqu’à ce que justice rendue.
 
 

Fait à Paris, le 4 septembre 2015
 

Pour le Cercle de Réflexions des Femmes de Côte d’Ivoire
 

 
 

La présidente, Yvonne Marie-Claude BOLI
 

 





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