Déclaration de la FIDHOP - 2015: Le pire est à craindre en CI !

Vendredi 19 Septembre 2014 - 03:08


Dr BOGA SAKO GERVAIS					 Enseignant-Chercheur à l’Université de Côte d’Ivoire ; Ex-Membre de la Commission Nationale des Droits de l’Homme  de Côte d’Ivoire (CNDHCI) ; Président de la Fondation Ivoirienne pour  Les Droits de l’Homme et la vie Politique (FIDHOP) ; Ecrivain-Essayiste.
Dr BOGA SAKO GERVAIS Enseignant-Chercheur à l’Université de Côte d’Ivoire ; Ex-Membre de la Commission Nationale des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire (CNDHCI) ; Président de la Fondation Ivoirienne pour Les Droits de l’Homme et la vie Politique (FIDHOP) ; Ecrivain-Essayiste.
Au regard de l’évolution actuelle de la situation sociopolitique en Côte d’Ivoire, et devant les signes annonciateurs d’un chaos prévisible en 2015, la Fondation Ivoirienne pour l’observation et la surveillance des Droits de l’Homme et de la vie politique (FIDHOP) décide d’activer la sonnette d’alarme et de faire deux propositions pour garantir la paix.

1/ DES SIGNES QUI NE TROMPENT PAS  :

Alors qu’il demeure inéligible, au regard de la Constitution ivoirienne, M. Alassane D. Ouattara persiste à se déclarer candidat à la présidentielle prochaine  ; oubliant qu’il fut repêché en 2010 par le Président Laurent Gbagbo.
Alors que les conditions minimales d’une élection démocratique ne sont guère réunies, M. Ouattara et son régime, agrippés à M. Bédié et son parti, semblent déterminés à organiser un autre passage en force en octobre 2015  :
la Commission électorale dite indépendante est désormais plus discréditée qu’en 2010  : fragilisée par les retraits de l’Eglise Catholique et de l’opposition significative, elle est devenue partisane et dépendante de l’exécutif, tel un club de soutien  ; le Conseil Constitutionnel actuel demeure illégal et illégitime  ;
le fichier électoral approximatif de 2010 n’est pas remis à jour, à cause de l’échec du Recensement général de la Population et de l’Habitat…
Alors que l’opposition significative reste toujours muselée ou bâillonnée, quand elle n’est pas manipulée ou corrompue, le Chef du régime dictatorial d’Abidjan continue de proférer des menaces à l’endroit des leaders de cette opposition, prouvant ainsi que la Justice, l’Etat de droit, la Démocratie et les Droits de l’Homme sont un leurre dans la Côte d’Ivoire actuelle.
Alors que les principaux acteurs du camp adverse sont en prison, à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA), à la Maison d’Arrêt Militaire d’Abidjan (MAMA), au 3ème Bataillon militaire de Bouaké, dans des Centres secrets de tortures et à la Cour Pénale Internationale (CPI), et que d’autres sont en exil depuis les tragiques événements de 2010-2011, la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation créée par le régime, distrait les populations avec des simulacres d’audiences publiques, dans le but d’endormir la Communauté internationale.
Enfin, alors que les valeureux agents de la Police, de la Gendarmerie et de l’Armée républicaines sont encore sans armes et sans considération dans le pays, les chefs des ex-Forces-Nouvelles et les Dozos, baptisées FRCI, assument de hautes fonctions au sommet de l’Etat, commettant ou occasionnant au quotidien, des violations des Droits de l’Homme  ; et en toute impunité.
Un tel constat appelle de la FIDHOP un questionnement.

2/ NOTRE QUESTIONNEMENT  :


La FIDHOP s’interroge si les soi-disant spécialistes occidentaux de l’Afrique et de la Côte d’Ivoire ont perdu la raison ou le bon sens, pour ne pas percevoir tous ces dangers qui guettent ce pays en 2015.
La FIDHOP se demande comment et pourquoi la Communauté internationale, et notamment la France, qui est toujours si prompte à intervenir en Afrique, pour dit-on défendre la Démocratie et les Droits de l’Homme en protégeant les populations civiles, ne se mobilise-t-elle pas pour anticiper les crimes et massacres à venir  ?
La FIDHOP pour sa part, toujours fidèle aux principes fondamentaux des Droits de l’Homme, dont la préservation absolue de toute vie humaine est un préalable, préfère prévenir et toujours prévenir  ; plutôt que de demeurer aveugle, sourde et muette, comme le sont actuellement la plupart des organisations internationales, qui seront plus tard les premières sur le terrain pour compter les morts et déplorer les dégâts.
D’où nos deux propositions alternatives pour garantir la paix en Côte d’Ivoire.


3/ DEUX PROPOSITIONS ALTERNATIVES POUR LA PAIX :


Considérant que M. Alassane D. Ouattara et son régime sont incapables de créer les conditions objectives pour la tenue d’une élection présidentielle démocratique et pacifique en Côte d’Ivoire en octobre 2015  ;
Vu que la candidature de M. Ouattara reste anticonstitutionnelle et que sa propre personne constitue, depuis deux décennies, la principale source de division du pays, en ‘’Pro’’ et ‘’Anti’’ ADO, avec des fortunes heureuses pour les uns et des sorts tragiques pour les autres  ;
Vu la nécessité impérieuse pour le Peuple ivoirien de tourner rapidement la parenthèse de ce quinquennat cauchemardesque, afin de se remettre au travail et atteindre le progrès social, dans le respect des Droits de l’Homme et de la Démocratie  ;
 La FIDHOP et son Président-Fondateur proposent, de façon alternative  :
Que M. Alassane D. Ouattara se soumette strictement à la Constitution de la République de Côte d’Ivoire, en se retirant de la course à la présidentielle de 215.
Que la présidentielle de 2015 soit reportée et qu’une Transition politique soit mise en place, afin que les meilleures conditions soient réunies pour la présidentielle prochaine.
Dans le cas contraire, d’une façon ou d’une autre, le Peuple ivoirien, détenteur exclusif de la Souveraineté et de la Légitimité de la fonction présidentielle, saura prendre, le moment venu, toutes ses responsabilités.

Fait à Washington, USA, le 17 Sept. 2014

Dr BOGA Sako Gervais




Politique | Economie | Société | Vidéo | Agenda | Religion | Culture | Santé | Diaspora | Contact





WWW.ABIDJAN.ME
UN SITE A VISITER ABSOLUMENT !