Déclaration de la Coordination FPI en exil en soutien aux camarades FPI arrêtés

Lundi 3 Septembre 2012 - 14:20


Déclaration de la Coordination FPI en exil en soutien aux camarades FPI arrêtés
Le vendredi 31 aout 2012, le camarade AKOUN Laurent, Secrétaire Général par Intérim du Front Populaire Ivoirien (FPI) vient d’être lourdement condamné pour des propos jugés par Ouattara, troubler l’ordre public, fermant ainsi la porte à la liberté d’expression consacrée par la Constitution Ivoirienne.
Le camarade AKOUN a été arrêté le dimanche 26 aout 2012 aux environs de 14h par les FRCI à Adzopé. Cette arrestation intervient après celles des ministres KONE KATINAN, Alphonse DOUATI et de plusieurs autres camarades. Ces derniers sont soupçonnés d’être les commanditaires des différentes attaques des cibles militaires de Côte d’Ivoire du 5 au 25 août 2012, attaques réalisées par des individus non encore identifiés. Ces arrestations viennent rallonger la liste déjà trop longue des détenus politiques (plus d’une centaine) dont le Président et les deux vice-présidents du FPI, les camarades AFFI N’ GUESSAN, ABOUDRAHAMANE SANGARE et Simone GBAGBO
A moins d’une heure après chaque attaque contre les FRCI, les auteurs, coauteurs, directs et indirects sont identifiés, arrêtés, remis à la justice des vainqueurs ou conduits dans des camps de tortures, pendant que depuis plusieurs mois des commissions d’enquête tentent d’identifier les auteurs, coauteurs directs et indirects bien connus et bien visibles du génocide wè, des massacres d’ARRAH, de SIKENSI, de DABOU, des attaques et meurtres perpétrés contre les meetings du FPI, le siège du FPI, les journaux proches de l’opposition.
Lorsqu’après de nombreux mois d’enquêtes pour tenter de réécrire l’histoire, des criminels pro-OUATTARA sont identifiés, le pouvoir se garde bien de les arrêter et de les remettre à la justice à la différence du traitement contre les pro-GBAGBO. Le pouvoir préfère s’en laver les mains et s’en remettre à la justice dont le procureur a déjà considéré les criminels pro-OUATTARA comme « des libérateurs, des sauveurs ». Ces enquêtes expéditives indexent des ivoiriens dont aucune pièce d’identité ne mentionne l’appartenance politique, mais qui sont considérés comme des pro-GBAGBO sur la base de dénonciations non vérifiées ou de leur appartenance ethnique. Ces arrestations arbitraires plongent dans la frayeur certains groupes ethniques et tous les opposants, contribuant ainsi à agrandir le fossé entre les différentes communautés ethniques et politiques et discréditant toute dissertation sur la réconciliation.
Dans ses nombreux voyages intercontinentaux et sur toutes les chaines de télévision qu’il visite souvent à coup de corruption et de « prêt à diffuser (P.A.D)», il présente cette injustice puante et explosive comme la manifestation de la lutte contre l’impunité et de l’Etat de droit tout en rassurant quelques interlocuteurs et journalistes audacieux que « tous les criminels, quel que soit leur bord, seront sanctionnés »
De l’épuration ethnique dans la nouvelle boucle du cacao de l’ouest du pays pour installer des paysans pro-OUATTARA sous la protection d’une armée dirigée par des chefs de guerre Burkinabés bien identifiés et des dozos, à l’épuration politique pour installer une démocratie sans opposition, tel semble être le programme de gouvernement promis aux Ivoiriens à coup de fusils et de bombes par des rebelles, des dozos, l’ONUCI et la force Française Licorne.
Pour mieux cacher ces intentions macabres à l’opinion internationale, tambour battant, M.OUATTARA parcourt le monde et répète à l’envie :
« J’ai demandé aux militants du FPI de rentrer au gouvernement, ils ont refusé, j’ai demandé à ce qu’ils participent aux élections législatives, ils ont refusé, j’ai tendu la main aux exilés ils refusent, j’ai demandé à ce qu’ils viennent à la réconciliation, ils refusent ».
En le disant, M.OUATTARA se garde bien de préciser à ses interlocuteurs, que la direction du parti à laquelle il s’adresse pour décider de la participation au gouvernement, aux élections et aux négociations se trouve en prison et la plupart des candidats potentiels et des électeurs sont en prison, en exil interne ou externe.
Heureusement le monde entier découvre de plus en plus l’imposture et prend ses distances. Même la fameuse communauté internationale qui a œuvré pour son installation au pouvoir préfère noyer sa désillusion dans un silence retentissant.
Faisant le constat que le pouvoir OUATTARA est incapable d’instaurer une justice équitable, la Coordination FPI en exil dénonce l’injustice du pouvoir contre les ivoiriens militants ou non du FPI présentés comme des pro-GBAGBO et exige la libération de tous les prisonniers politiques pour une réconciliation incluse.
La coordination FPI interpelle une fois de plus la communauté internationale, au risque de se discréditer définitivement vis-à-vis de l’opinion ivoirienne et de l’Afrique digne, de faire le constat amer que le pouvoir OUATTARA qu’elle a installé en Côte d’Ivoire ‘’au nom la démocratie’’, est devenu le tombeau de la démocratie, des droits de l’homme et le plus grand diviseur commun des Ivoiriens.
La coordination FPI en exil apporte son soutien sans réserve à tous les détenus politiques et à tous ceux qui, dans toutes nos régions et nos quartiers font l’objet de violences gratuites, d’enlèvements et de tortures par les FRCI.
La Coordination FPI s’incline devant la mémoire de ceux qui ont été froidement assassinés par les FRCI et autres Dozos de OUATTARA. Aux nombreuses familles endeuillées et/ou harcelées quotidiennement par les FRCI et Dozos, elle les rassure ; tous ces crimes ne resteront pas impunis.
La coordination FPI appelle tous les Ivoiriens du nord, du sud, du centre, de l’est et de l’ouest à se donner la main pour construire demain, la patrie de la vraie fraternité. Elle les soutient dans leur mobilisation de tous les jours pour faire échec à la dictature féroce installée dans notre pays. Les choix de la dignité et de la détermination et non celui de la résignation face à ce régime d’un autre âge sont les signes de la maturité et du courage de notre peuple que nous saluons à leur juste valeur. C’est en tout cas les signes de l’espoir et non du désespoir.
Pour la Coordination FPI en exil, le Coordonnateur et porte-parole


Dr ASSOA ADOU
 




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