Déclaration de la CNC-France en soutien aux manifestations des démocrates en Côte d’Ivoire

Dimanche 13 Septembre 2015 - 09:11


La Côte d’Ivoire connaît une crise postélectorale sans précédent, surtout à partir du 11 avril 2011. Cette crise a cruellement marqué les esprits des populations parce qu’elle a causé des dommages et des stigmates considérables. Il faut dire que le pays a connu cette grave crise parce qu’Alassane Dramane Ouattara refuse de respecter les lois républicaines. En effet, depuis 1993, il a décidé de rendre le pays ingouvernable. La Côte d’Ivoire a alors connu un coup d’Etat le 24 décembre 1999 et une tentative de coup d’Etat le 19 septembre 2002. La rébellion qui s’est installée après cette dernière, a accédé au pouvoir dans les conditions que nous connaissons. Depuis, la Côte d’Ivoire vit une dictature qui se caractérise par une violation flagrante des droits de l’homme ; une chasse aux sorcières ; des arrestations arbitraires ; des emprisonnements à la chaîne ; des enlèvements ; des tortures et un musellement de l’opposition. A côté des entorses évoquées, monsieur Ouattara a changé deux fois les présidents du Conseil constitutionnel avant le terme de leur mandat ; il a reconduit le président de la commission électorale alors que le mandat non renouvelable de ce dernier est arrivé à échéance. En plus des actes cités précédemment, on peut également noter qu’Alassane Dramane Ouattara n’a pas réalisé la réconciliation nationale. Il n’a pas non plus organisé de référendum pour vider les malentendus sur l’article 35 de la Constitution, conformément aux accords de Marcoussis. Nous constatons que monsieur Ouattara comme à son habitude, a préféré violer la Constitution au lieu de travailler au réexamen de son article 35. C’est à cette praxis autoritaire que la jeunesse s’oppose, en axant ses revendications sur les points suivants :

  • Le respect strict de la Constitution ;

  • La démission de l’actuel président de la commission électorale, Youssouf Bakayoko, parce qu’il est à la base de la crise de 2010 du fait de sa lecture partiale et du non-respect du code électoral ;

  • La mise sur pied d’une Commission électorale consensuelle ;

  • La libération des prisonniers, détenus de façon arbitraire et sans aucune forme de procès ;

Les marches pacifiques commencées le 10 septembre, sont réprimées par les forces de monsieur Ouattara. On dénombre sur les deux jours deux morts et une personne portée disparue. La CNC-France condamne avec la plus grande énergie, les violences disproportionnées des forces (milices ; dozos et militants armés ; …) de monsieur Ouattara. La CNC-France apporte son soutien sans faille aux démocrates en lutte au pays et les encourage à poursuivre la lutte pour se débarrasser de cette dictature. La CNC-France demande à ses responsables locaux d’appuyer la jeunesse en lutte démocratique pour la conquête des libertés fondamentales et ce, dans l’intérêt national. La CNC-France rassure les démocrates au pays qu’elle fera sa part en portant le bien-fondé de la lutte devant l’opinion internationale. La CNC-France interpelle la Communauté internationale pour qu’elle comprenne en amont que les dictatures secrètent forcément des départs massifs en exil. Les phénomènes de migrations actuels sont assez éloquents pour édifier les différents observateurs.
 

Fait à Paris le 11 septembre 2015

 

La Coordination de la CNC en France

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Point de la réunion du vendredi 11 septembre 2015 à Paris

 

Comme prévu, la réunion de point d'étape s'est tenue hier à l'AGECA. Certains manifestants devant le Conseil constitutionnel de France se sont retirés pour participer à cette réunion qui était importante. Des décisions ont été prises pour la suite des événements. Il faut dire que la réunion d'hier a reçu la direction de la CNC-France à qui l'assemblée a donné son onction de conduire la réunion. L'esprit - d'ailleurs à saluer - étant de rassembler toutes nos forces étant donné que nous nous battons, comme au pays sur des revendications communes. La question essentielle à la quelle il a fallu répondre était de savoir comment nous devons nous organiser pour appuyer les démocrates en lutte au pays. Des décisions importantes ont donc été arrêtées dont l'idée d'une conférence de presse sur la situation au pays. Il a été demandé aux uns et aux autres de se surpasser - quelle que puissent être des raisons de leurs "réserves" - pour porter prioritairement un esprit de solidarité et de rassemblement dans cette période, on ne peut plus cruciale de l'histoire du pays. A la fin de la réunion, il a été retenu la rédaction d'une déclaration que nous allons publier instamment. Avant de se quitter, nous avons décidé de nous retrouver le lundi 14 septembre à 18h30 pour une autre réunion.





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