Déclaration de l'URIF à l'occasion de la journée commémorative internationale en faveur des refugiés

Dimanche 22 Juin 2014 - 03:06


Réfugiés ivoiriens au Ghana
Réfugiés ivoiriens au Ghana

DECLARATION DE L’URIF A L’ OCCASION DE LA JOURNEE


COMMEMORATIVE INTERNATIONALE EN FAVEUR DES


REFUGIES.

 

Paris, le 20 juin 2014

 

Les guerres et les affrontements armés sont les principales raisons du déplacement massif des populations. D’après un nouveau rapport publié par le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, plus de la moitié des réfugiés viennent de seulement cinq pays en guerre : l’Afghanistan, la Somalie, l’Iraq, la Syrie et le Soudan. Le reste sont originaires des pays comme la Centrafrique et la République démocratique du Congo, la Guinée, le Mali, l’Algérie, la Mauritanie, le Nigeria et la Côte d’Ivoire, etc.

La progression d’ensemble du chiffre des demandes d’asile dans les différentes régions européennes sont un signal fort du drame que provoque ces conflits, qui pour la plupart tiennent leur sources dans des intérêts impérialistes.

En France, l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) et la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) ont publié l’ensemble des données statistiques concernant le traitement des demandes d’asile pour l’année 2013. Ce sont près de 66 251 demandes d’asile (réexamens et mineurs accompagnants compris) qui ont été formulées auprès de l’OFPRA, soit une augmentation de 7,8 % par rapport à l’année précédente.

Comme en 2012, le premier pays d’Afrique de provenance des demandeurs d’asile est la République démocratique du Congo (RDC) avec un nombre de demandeurs de 4 284. La Côte d’Ivoire n’est pas en reste en positionnant au 7e rang.

La crise post-électorale qu’elle a connue en 2011, reste la principale cause du déplacement massif des populations ivoiriennes vers d’autres destinations : Liberia, Ghana, Togo, Benin, Maroc, etc.

 

En France, l’OFPRA a relevé environ 836 dossiers de demande d’asile en 2013, de ressortissants ivoiriens, parmi lesquelles bon nombre se réclame personnes favorables au Front Populaire Ivoirien (FPI) ou proche du régime déchu (par les armes) du Président Laurent Gbagbo.

Selon le rapport 2013 de l’OFPRA, « même si le retour récent en Côte d’Ivoire de cadres du régime du président déchu Laurent Gbagbo doit être signalé, la situation des personnes considérées comme favorables au Front Populaire Ivoirien (FPI) reste instable, tandis que le contexte sécuritaire demeure préoccupant notamment dans l’ouest du pays ».

Ainsi, les conditions d’un retour dans notre pays d’origine – la Côte d’Ivoire reste incertain vu que l’indice sécuritaire reste toujours délétère et préoccupant, et cela malgré les appels à la réconciliation.

Le 20 juin donc, marque la journée commémorative internationale en faveur des réfugiés. Cette Journée est organisée en l’honneur des réfugiés, des demandeurs d’asile, des personnes déplacées, des apatrides et des personnes de retour dans leur pays, du monde entier et ce, afin de saluer leur envie et leur espoir en une vie meilleure.

Cette journée est relayée dans de nombreux pays par des activités et des actions visant à faire connaître la situation particulière et l’urgence dans laquelle se trouvent 43,7 millions de réfugiés (Selon le UNHCR)

Cette occasion est celle qu’a choisie l’Union des Refugies Ivoiriens en France (URIF) pour sensibiliser et informer les Refugiés Ivoiriens sur leurs droits et devoirs dans leur pays d’accueil et également attirer l’attention de l’opinion Internationale sur le cas des refugiés Ivoiriens.

A ce propos, le dernier rapport du HCR révèle qu’il existe encore plus de 46.000 ivoiriens refugiés au Liberia.

Vivre en exil n’est pas chose aisée disait António Guterres, Haut-Commissaire pour les réfugiés. Il décrivait ainsi la souffrance du Refugies à travers ces paroles fortes que je cite : « Tout laisser derrière soi, tout de ce qui nous a été cher et précieux, c’est-à-dire se retrouver projeté dans un avenir incertain, en un milieu étranger. Vous représentez-vous le courage qu’il faut pour vivre avec la perspective de devoir passer des mois, des années, peut-être toute une vie, en exil. » ?

C’est pourquoi, en cette Journée mondiale des réfugiés, l’URIF

  1. Exhorte les autorités de tous les pays d’accueil en général, et françaises en particulier, notamment les officiers de l’OFPRA à redoubler d’efforts pour évacuer tous les dossiers ivoiriens en souffrances depuis plus d’un an afin de permettre, enfin aux demandeurs d’asile ivoiriens, qui ont déjà tout perdu, d’espérer une nouvelle vie, d’entrevoir un nouvel avenir dans la paix et la sécurité, afin que les familles puissent se réunir.

  2. Encourage les autorités des pays d’accueil à accompagner les réfugiés à l'intégration locale dans le pays d'exil.

  3. Demande que les réfugiés qui veulent rentrer chez eux puissent bénéficier d’un accompagnement approprié, c'est-à-dire au rapatriement librement consenti

 

URIF voudrait partager les souffrances des refugiés de tous pays, particulièrement les réfugiés ivoiriens dans les camps du Liberia, du Ghana, du Togo, du Benin, et les Ivoiriens déplacés internes, refugiés, dans leur propre pays, vivant dans des conditions épouvantables.

URIF encourage le HCR et tous les organismes qui s’occupent des problèmes des refugiés et exilées et de la protection de leurs droits.

URIF reste attaché au principe sacro-saint que la vie d’un humain est ce qu’il y a de plus cher, de plus humaniste dans une société, et qu’elle mérite d’être préservée.

URIF remercie tous ceux qui se sont déplacés pour lui apporter leur soutien à cette manifestation.

 

Fait à Paris le 20 Juin 2014

Pour l’URIF, son Président

Michel Baroan





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