Déclaration N°020-JN2014 de JSF relative aux tragiques conséquences des intempéries

Mardi 24 Juin 2014 - 04:36


Déclaration N°020-JN2014 de JSF relative aux tragiques conséquences des intempéries

Comme les années précédentes, la Côte d’Ivoire est à nouveau plongée dans la saison pluvieuse, et Abidjan a renoué avec ses sempiternelles scènes de désastre. Depuis seulement quinze jours, le décompte macabre se chiffre à 23 morts, et deux fois plus de blessés. Tout en souhaitant prompt rétablissement à ces derniers, Jeunesses Sans Frontières s’incline respectueusement devant la mémoire des disparus. Au-delà de ce tragique bilan humain, les pluies diluviennes de ces derniers ont également causé de nombreux dégâts matériels et d’énormes désagréments aux populations.
Face à cette série noire qui ne cesse de semer terreur et désolation  ;
Sachant que ces drames demeurent prévisibles  ;
Considérant qu’une nation qui, dit-on aspire à l’émergence ne puisse s’accommoder de tels drames à répétition  ;
Nous, associations, ONG et syndicats, solidairement et indissolublement unis au sein de la confédération Jeunesses Sans Frontières  :

1  / Condamnons la légèreté coupable des autorités, qui sommes toutes démontrent leur  incapacité à mettre fin à ce cycle morbide

Le droit à la vie n’est-il pas le premier droit dont jouir tout citoyen  ? La sécurité des populations et de leurs biens ne relève-t-il  pas des devoirs régaliens de l’Etat  ? Desquels devoirs régaliens, rappelons-le, aucun Gouvernement responsable ne saurait se soustraire  pour quelques raisons que ce soient.
Le gouvernement Ivoirien ne peut donc croiser les doigts en attendant que  surviennent drames, sous prétexte qu’il avait pris dans le passé des mesures de déguerpissement et de relogement qui n’ont pas été respectées par les populations. Le sens du devoir et du résultat impose que l’on aille jusqu’au bout des actions engagées pour le bien-être des populations. Autrement, en plus de démissionner de leurs devoirs vis-à-vis de leurs mandataires, les autorités Ivoiriennes prouveraient ainsi leur mauvaise gouvernance caractérisée par un gaspillage inacceptable de nos deniers publics.

2 / Appelons les autorités à prendre sans délai des mesures coercitives à l’égard des récalcitrants aux mesures préventives

Autant nos autorités savent prendre les mesures pour contraindre les populations à libérer les espaces destinés à certains projets de construction, elles devraient être autant capables de les déguerpir des zones à risque. Rien ne peut objectivement expliquer cette «  impuissance  » de nos autorités, sinon un manque volonté. C’est pourquoi Jeunesses Sans Frontières exige des actions énergiques, sans aucune arrière-pensée électoraliste, afin de débarrasser les zones à risque de toute présence humaine.
Par ailleurs, au-delà de la question spécifique des déguerpissements, le Gouvernement a le devoir de se donner les moyens pour faire respecter et appliquer ses décisions. Autrement, il ne ferait qu’accentuer davantage l’incivisme qui sévit déjà hélas dans notre société.


Visite d'un site à risque
Visite d'un site à risque
3 / Dénonçons l’incivisme généralisé qui caractérise la société Ivoirienne et l’irresponsabilité de certaines populations


Les drames et incidents causés par les pluies de ces derniers jours nous révèlent si besoin l’était, l’incivisme qui gangrène notre société.
En effet, nombre d’inondations sont dues à des constructions qui violent les règles d’urbanisation, avec la complicité des services Etatiques. C’est une fois de plus le lieu pour nous de mettre en évidence  la corruption et la dérive des appareils de l’Etat.
Aussi, Jeunesses Sans Frontières déplore l’irresponsabilité et la mauvaise foi de certaines populations. Celles qui mettent leur vie en danger en s’installant sur des sites à risque, sous prétexte qu’elles seraient démunies. De surcroit, en plus des campagnes de sensibilisation, certaines de ces populations ont reçu des  subventions pour leurs relogements. De tels agissements ne sauraient être tolérables, encore moins justifiables. Jeunesses Sans Frontières invite ses populations à puiser dans leurs réserves de bon sens, afin de prendre les dispositions idoines pour leur sécurité.
Pour sa part, Jeunesses Sans Frontières qui achève par cette déclaration une visite aux rescapés et parents de victimes d’Attécoubé, entend poursuivre la sensibilisation de tous les acteurs, afin que par le concours de tous, cette spirale de terreur et de désolation connaisse une fin.

Attécoubé, le 22 Juin 2014
Pour Jeunesses Sans Frontières
Par le Présidium
Le Président
DIAKITE Tawakkal




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