Critique des Etats généraux de la République: Quand Philippe Kouhon suscite la colère au FPI...

Lundi 16 Décembre 2013 - 00:05


Discution FPI-RDR sur les Etats Généraux
Discution FPI-RDR sur les Etats Généraux
Dans un autre Billet d’humeur qu’il vient de pondre après celui qui a récemment provoqué un déluge de critiques sur son activisme malsain contre le FPI et son président Pascal Affi N’Guessan, le nommé Philippe Kouhon (un journaliste d’investigation?) a récidivé il y a quelques jours, à travers un autre avatar de cette humeur nauséabonde qui l’étouffe.

Cette fois, c’est aux Etats Généraux de la République que Philippe Kouhon va s’attaquer.D’abord et comme toujours, il soutient d’emblée que “libéré le 5 Août dernier après d’intenses négociations entre le pouvoir d’Abidjan et la direction intérimaire du FPI et le soutien du reste des partis de l’opposition, M.Pascal Affi Nguessan veut rattraper le temps perdu”.

L’homme va ainsi s’attaquer une fois encore aux différentes tournées de remobilisation morale et politique engagées par le président Pascal Affi N’Guessan à travers le pays depuis sa sortie de prison. A ce niveau nous découvrons réellement la mauvaise foi et la perfidie de ce journaliste dans sa stupéfiante capacité à mêler la vérité au mensonge.S’il est vrai qu’Affi a été libéré à cette date indiquée, rien ne prouve qu’il l’aurait été si de fortes pressions extérieures n’avaient pas obligé le dictateur Dramane Ouattara à le remettre en liberté.

Et même si Ouattara lui-même, parlant des détenus libérés, reconnaît qu’il n’est pas bon de garder de telles personnalités en prison, rien ne prouve qu’il les a libérées de bon coeur.En quoi donc les jérémiades de la direction intérimaire dirigée par Miaka Oureto ajoutées aux manigances de certains partis politiques membres de La Majorité Présientielle (LMP) auraient-elles pu dissuader et faire plier Alassane Dramane   Ouattara et son régime dont l’objectif est d’en finir une bonne fois pour toutes avec le FPI, tous ses leaders, tous ses militants et tous ses sympathisants?

Affi libéré, il était de son devoir d’aller consoler les populations affligées, leur confirmer que Gbagbo reviendra, les inviter à la réconciliation et à la remobilisation.Il faut être vraiment un Philippe  Kouhon pour penser qu’il s’agit là d’une autoproclamation comme successeur de Gbagbo.Le choix appartient au FPI qui statuera en temps opportun.Disons-le tout de suite: L’histoire est en train de confier un rôle à Affi.Ce rôle historique, il n’a ni la possibilité ni le droit de réfuser de le jouer.

Quand donc Philippe Kouhon  nous fustige ce qu’il appelle “cette intrépide résolution de vouloir être le prochain Challenger de Ouattara en 2015 avec une démarche des plus intrigante”, nous nous rendons bien compte qu’il n’a véritablement rien compris de l’histoire des partis politiques et des peuples. Dans tous les combats que la Gauche a menés et gagnés, quand un guide trébuche ou tombe, il y a toujours un vaillant qui est là pour reprendre le flambeau, remobiliser les troupes et chasser le spectre de la déroute.

En rencontrant le RDR pour parler des Etats Généraux de la République, Affi n’a jamais humilié le FPI, loin s’en faut.Bien au contraire, il a résolument repositionné son parti comme principal interlocuteur du régime dans la recherche d’une sortie consensuelle et définitive de la crise.S’étant résolu à ne plus manger de son plat réchauffé des prétendus fonds et autres moyens dont disposerait le président Pascal Affi pour, comme il le dit ”faire le tour de la Côte d’ivoire, (…) préparer les prochaines élections et espérer les gagner sans qu’un seul corps humain ne tombe à Abidjan”, Philippe Konhon semble donc verser dans la bêtise et continuer dans l’ignorance.
 
L’intention d’Affi n’a jamais été de battre Alassane Dramane Ouattara dans le sang et dans les larmes. En 2015, le scrutin présidentiel sera un scrutin apaisé et transparent ou ne sera pas.Ni la France, ni les Usa, ni l’Onu, ni les autres acteurs de la Communauté internationale ne souhaitent en effet d’autres élections tragiques en Côte D’Ivoire.L’horreur des massacres et les   violences massives commises par Ouattara et ses partisans ont largement éveillé les consciences.Le transfèrement de Laurent Gbagbo à la CPI et l'impunité dont jouissent les vrais criminels ont profondément choqué l'opinion internationale et mis à nu les travers de la justice des vainqueurs. 

Mais pour Philippe Kouhon, “passée cette parenthèse très sensible, il apparait, en outre, important de continuer de cogiter sur les réelles intentions du prisonnier de Bouna”.A dire vrai, les griefs de Philippe Kouhon contre Affi sont hétérogènes: Il lui reproche pêle-mêle d’avoir introduit le concept des Etats Généraux dans la résolution de la crise ivoirienne au lieu de s’enfermer dans la coquille vide du Cadre Permanent de Dialogue (CPD), de vouloir déjà redresser le FPI pour le relancer à la reconquête du pouvoir d’Etat au lieu de s’accrocher à certains préalables qui d’une manière ou d’une autre trouveront très bientôt des réponses adéquates, de vouloir faire entrer le parti dans le Gouvernement de Ouattara, de chercher un apaisement national pour rassurer l’environnement international, etc. Bref pour Philippe Kouhon “tout aurait déjà été dit sur un éventuel deal entre Affi et Ouattara.Mais de là à constater que l’ex pensionnaire de Bouna récidive, cela interpelle (selon lui) plus d’une conscience ”.

Entendons-nous bien: Que Ouattara et le RDR continuent de faire la sourde oreille face aux sages propositions d'Affi et du FPI, et qu’ils consièrent ce Forum pourtant vital comme une “perte de temps”, où est vraiment le motif de joie pour le Sieur Philippe Kouhon? Veut-il que tout le monde s'asseye et se croise les bras en attendant Godot ? Non, ni la politique de l’autruche, ni celle de la chaise vide ne paie.Nous devons aller chercher le pouvoir là où il se trouve et non tourner le dos à toute opportunité de conciliation.Le FPI est un parti de la démocratie, la démocratie dans la paix et non dans la violence, les coups de fusils et de canons.

Aujourd’hui, que   nous le reconnaissions ou non, le pouvoir se trouve dans les mains du RDR, même si c'est de manière temporaire. Réfuser de rencontrer le RDR pour parler de paix, c’est creuser éternellement le fossé, faire obstacle à la réconciliation et au retour de la normalité en Côte D’Ivoire.Affi n’est pas un aventurier politique comme le pense Philippe Kouhon.Il reste un disciple accompli de Laurent Gbagbo.S’il avance aujourd’hui, c’est qu’il a le soutien et les assurances de Laurent Gbagbo.Ne pas comprendre cela et vouloir que nous attendions que les grenouilles poussent la barbe avant d’agir pour la décrispation socio-politique, c’est se fourvoyer.

Bon week end à tous et à chacun.

Océane Yacé, Politologue, Monaco
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