Crise ivoirienne: des enquêtes "préoccupantes" et "déséquilibrées"

Samedi 10 Août 2013 - 06:39


Coulibaly Gnénéma, Gardes des sceaux , Ministre de la Justice, des droits de l`Homme et des Libertés Publiques
Coulibaly Gnénéma, Gardes des sceaux , Ministre de la Justice, des droits de l`Homme et des Libertés Publiques
ABIDJAN (Région des Lagunes) - Des organisations des droits de l’Homme ont jugé vendredi "préoccupantes" et "déséquilibrées", les enquêtes de la justice ivoirienne liées à la crise postélectorale de 2010-2011, après la libération provisoire accordée à 14 personnalités pro-Gbagbo.
"L’évolution des enquêtes en cours demeure préoccupante: la stratégie énale des poursuites est toujours déséquilibrée", affirment dans un communiqué transmis à l’AFP, la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), le Mouvement ivoirien des droits humains (MIDH) et la Ligue ivoirienne des droits de l’Homme (Lidho).
Selon ces organisations, l’action de la justice en Côte d’Ivoire "demeure passablement brouillée" en raison de la multiplicité des instructions
judiciaires ouvertes et des procédures engagées.
"Nous sommes face à des procédures atomisées qui ne produisent aucune image générale claire de la façon dont s’est déroulée la crise et de l’identité des principaux responsables", a estimé Me Drissa Traoré, vice-président de la FIDH et président du MIDH.
Quatorze personnalités, proche de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, dont son fils, le Franco-Ivoirien Michel Gbagbo, ont bénéficié lundi de la liberté provisoire. Elles étaient détenues sans jugement après la sanglante crise postélectorale de 2010-2011, qui a provoqué la mort d’au moins 3.000 personnes.
Pascal Affi N’Guessan, ex-patron de l’ancien parti au pouvoir, le Front populaire ivoirien (FPI) et Justin Koua, responsable de la jeunesse du FPI, ainsi qu’à une dizaine de cadres de ce parti, figurent parmi les personnes relaxées.
Les trois ONG ont salué cette mesure et demandé la "libération conditionnelle" pour toutes les personnes détenues sans jugement.
Le président Alassane Ouattara a souhaité une accélération de la procédure judiciaire pour "vider ce dossier des prisonniers de la crise postélectorale, d’ici la fin de l’année ou en début d’année prochaine".
Jusque-là, les procès qui se sont déroulés et ceux à venir ne concernent que les proches du président déchu. La justice a annoncé le 10 juillet le jugement de plus de 80 responsables pro-Gbagbo, dont l’ex-Première dame Simone Gbagbo, en cour d’assises pour leur implication présumée dans la crise.
eak/ck/aub

Publié le vendredi 9 aout 2013  |  AFP




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