Crise au FPI: Le temps que nous perdons

Dimanche 22 Février 2015 - 01:42


Crise au FPI: Le temps que nous perdons
En politique, un projet de société et un programme de gouvernement sont des données périssables.Ils tiennent compte des situations qui prévalent dans le temps et dans l’espace.Tout parti politique a son projet de société qu’il veut réaliser en conquérant le pouvoir d’état, un programme de gouvernement aussi qu’il veut appliquer.Acun parti politique ne se crée avec pour objectif d’accompagner les autres, de les soutenir et de les servir.Conquérir le pouvoir d’état est donc plus qu’un objectif que s’impose un parti politique, c’est un devoir d’utilité républicaine auquel il se soumet.
C’est d’ailleurs pour leur rôle important dans la société et au service des populations que les partis politiques sont autorisés et financés par l’Etat. Refuser donc de participer au jeu politique, se mettre en marge des processus électoraux, c’est donc d’une certaine manière faillir à son devoir envers le peuple et envers l’Etat.Un parti politique historique comme le FPI peut-il donc aujourd’hui refuser d’aller aux élections?
La réponse est absolument NON.Si pendant la guerre, les ivoiriens se sont constamment mobilisés pour tenter de sauver le régime de la refondation et que des milliers d’entre eux y ont laissé la vie, il n’est nullement décent aujourd’hui, pendant que la situation socio-politique se normalise progressivement et que les élections sont là, que le FPI réfuse d’aller à leur secours  dans leurs souffrances et dans leur misère pour des problèmes de poste de président du parti.Le FPI doit au contraire participer à ces élections pour chasser démocratiquement le dictateur Alassane Ouattara du pouvoir et rétablir la démocratie.Il faut éviter d’autres souffrances au peuple.
La conquête pacifique du pouvoir est le choix que le parti fondé par Laurent Gbagbo a fait. Les élections restent donc l’unique voie indiquée et d’ailleurs la meilleure pour reprendre ce pouvoir.Il s’agit seulement de faire en sorte que ces élections soient sécurisées et transparentes, tout porte à croire que cela est possible et qu’elles le seront.Il faut donc mettre fin à cette crise qui plombe le FPI et engager l’offensive pour des élections apaisées, crédibles et incontestables.Le temps que nous perdons, ce sont des victoires que nous nous volons.

 
Une contribution de:
Daligou Paulin Boga, Vénise, Italie
 




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