Crimes génocidaires et gravissimes violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire: Ouattara sur la route de la CPI.

Jeudi 26 Juillet 2012 - 07:22


image de la Conférence de Presse- Martine Kéi Vao à gauche de Mâître Basile Besnard
image de la Conférence de Presse- Martine Kéi Vao à gauche de Mâître Basile Besnard
Un cri de révolte se fait désormais entendre. Il commence par fissurer le mur de l’impunité qui rend intouchable les criminels de tous ordres en Côte d’Ivoire. Ces criminels en question, ce sont les bourreaux et génocidaires des Wê de la région de Duékoué, en Côte d‘Ivoire. Ce cri a été émis par les Wê de la diaspora, membres de l’Association ARDEF-E (Association des Ressortissants de Duékoué en France et en Europe). L’Association, avec à sa tête Martine Kéi Vao, sa présidente, a enclenché depuis hier (mercredi 25 juillet 2012) un processus de dépôt de plainte contre tous les auteurs et Responsables de crimes commis dans le département de Duékoué depuis septembre 2002. Elle l’a annoncé à l’occasion d’une conférence de presse à Paris, en présence de l’avocat désigné pour la tâche. Ils s’agit de Maître Basile Besnard. Ce dernier a déjà saisi le Ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, Afin que «la France, en tant qu'Etat partie au Statut de Rome de la Cour pénale Internationale, demande au Procureur de la CPI d'ouvrir une enquête portant sur les graves atteintes aux droits humains, crimes de guerre et probablement crimes contre l'humanité perpétrés dans la région de Duékoué depuis 2010 par les forces pro-Ouattara.», précise l’avocat dans le courrier qu’il a dressé à Laurent Fabius. Cette sollicitation de la France, faut-il le rappeler, est consécutive à la procédure trop exclusive qu’impose le Statut de Rome de la Cour pénale internationale. Cette procédure ne laisse aucune alternative aux individus ou à leur Défense de pouvoir saisir immédiatement la Cour. Ils ne peuvent faire leur saisine que par l’intermédiaire d’un Etat membre du Statut de Rome ou ayant reconnu la compétence de la CPI, ou en s’adressant directement au Procureur de la CPI. A celui-ci la latitude est donné d’engager ou de ne pas engager, selon son bon vouloir, des poursuites, contre des mises en causes. Tous les regards sont donc tournés vers les autorités françaises. Ils devront confirmer que la France est bien la patrie des droits de l’homme,en refusant de cautionner l’impunité dont jouissent tous les auteurs et responsables de graves crimes et du génocide perpétrés dans la région de Duékoué. Et la France devrait prendre tout sa responsabilité dans cette procédure en se rappelant que «l’impunité est la mère des crimes à venir».
Pour les Wê «Trop, c’est trop! » . Les vivants et survivants de se peuple de l’ouest de la Côte d’Ivoire ne veulent pas se faire complice des crimes à avenir par leur mutisme et leur inaction judicaire. Selon Martine Kei Vao, cette procédure de dépôt de plainte contre «les forces pro-Ouattara», menant indirectement à Ouattara lui-même, devrait taire tous les clivages politiques existant dans la région. Car il s’agit d’œuvrer pour la survie de tout un peuple, face à un plan génocidaire en cours, visant à exproprier, à déposséder les Wê des terres de leurs ancêtres, au profit d’étrangers. Elle a donc appelé tous les Wê, tous les ivoiriens et toutes les personnes éprises des droits de l’homme, quelque soit leur bord politique, à se montrer solidaire de l’action judiciaire que l’ARDEF-E a engagé avec Maître Basile Besnard. Le refus d’une solidarité dans ce sens devrait être perçu comme une non assistance à peuple en danger. Autant la Communauté dite internationale se bat pour secourir le peuple syrien «en danger», autant elle devrait tourner son regard vers la tragédie qui a cours dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire.
L’Action de l’ARDEF a naturellement le soutien des leaders de la résistance patriotique ivoirienne de la diaspora. Il s’agit particulièrement d’Alain Toussaint, de Blaise Pascal Logbo, Abel Naki, Christine Zékou, Anicette Mepi, Willy Bla, Anne Gnizako, Pacome Zégbé, Brigitte Kuyo, etc... Le combat contre l’impunité est aussi celui qu’ils mènent depuis près de deux ans en occupant les rues et places parisiennes.
La présidente de l’ARDEF-E entend entreprendre différentes actions dans les jours à avenir, afin de sensibiliser davantage l’opinion nationale et internationale sur la nécessité de se montrer solidaire en venant au secours des Wê en danger, menacés par un véritable projet d’extermination.
En plus du dernier massacre ayant fait plus de 200 morts, il faut se rappeler les mort de mars 2011, plus de 800 morts selon certaines Organisations humanitaires et de défense des droits de l’homme.
Vivement que justice soit rendue à toutes ces victimes de la barbarie et de la sauvagerie.
 


ZEKA TOGUI.




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