Cpi /Après l’audience de confirmation des charges : la Défense de Gbagbo veut en finir avec les accusations fallacieuses

Mercredi 6 Mars 2013 - 06:11


A gauche, Maître Emmanuel Alitit, Avocat de Gbagbo
A gauche, Maître Emmanuel Alitit, Avocat de Gbagbo
Du mardi 19 au jeudi 28 février 2013, période qui a vu le marathon de l’audience de confirmation des charges alléguées contre le Président Laurent Gbagbo, le Conseil de celui-ci dirigé par Me Emmanuel Altit, même s’il se projette déjà dans l’éventualité d’un procès, met les bouchées doubles pour en finir une fois pour toute, avec les accusations fallacieuses brandies par le Procureur de la Cour pénale internationale (Cpi). «… Fouillons nos archives mais ne restons pas inactifs. La bataille d’un éventuel procès se gagne maintenant. Pour Laurent Gbagbo. Pour la Côte d’Ivoire. Pour l’Afrique.» Lit-on dans une adresse publiée sur facebook et attribuée à Me Altit l’Avocat Principal de Laurent Gbagbo. La consigne est claire, il faut tuer dans l’œuf, toutes les supercheries, intrigues et autres manigances du régime ivoirien qui aiguillonne le Procureur de la Cpi. Certes, il faudra attendre 60 jours moins (ceux qui sont déjà écoulés depuis la fin de l’audience), pour être situer si procès il y aura ou non.

Pour cela, les juges de la Chambre préliminaire I décideront s’il y a «des preuves suffisantes donnant des motifs substantiels de croire que le suspect a commis chacun des crimes qui lui sont imputés» dans la réalisation du fameux «plan commun» allégué par des témoins mystérieux. Mais cette fin de mois de mars, le 28 précisément, les Avocats du président Gbagbo qui s’étaient déjà mis à la tâche et s’étaient brillamment illustrés avec quelques bottes secrètes en réserve, vont répondre aux «faux» documents d’accusation brandis par le bureau du procureur pour l’Accusation. D’ici le mois de mai. Les juges devront soit confirmer les charges, si bien entendu, l’Accusation réussit à revoir sa copie en se débarrassant des «accusations sans fondement» rafistolés dans la précipitation ici et là par le régime Ouattara. Soit refuser de les confirmer. L’autre imprévu est que ces juges pourraient aussi ajourner l’audience et demander au procureur d’apporter de (nouveaux) éléments de preuves supplémentaires et cette fois-ci palpables, tangibles, démontrant que Laurent Gbagbo est bel et bien «co-auteurs indirect des crimes» dont il est accusé – s’ils veulent voir aboutir leur requête d’aller en procès et de condamnation du Président Gbagbo ; Ce qui reviendrait à la commission de nouvelles enquêtes, pour pourquoi pas, modifier partiellement et si possible, toutes les charges initialement retenues. C’est à toutes ces éventualités que Me Altit et ses collègues s’apprêtent à faire face. Même s’il peut prétendre à juste titre ne rien attendre du bénévolat extérieur à ce stade des audiences en raison de la bonne structuration pour l’instant, sans faille de la Défense de son patron, Me Altit qui n’écarte pas de «surprises désagréables», lui qui côtoie depuis un moment, les réalités ivoiriennes sait aussi que «beaucoup de viandes dans la sauce ne gâtent pas la sauce». C’est pourquoi, le Conseil du Président Gbagbo s’est ouvert un nouveau «cadre» de collecte d’éléments supplémentaires qui prouveraient que son client n’est pas «co-auteur indirect des crimes». A cet effet, tous les démocrates, toute personne éprise de paix et recherchant la vérité dans l’affaire «Laurent Gbagbo contre le Procureur», sont priés d’apporter leurs contributions. Me Emmanuel Altit avocat au barreau de Paris informe que toutes ces personnes et structures peuvent dors et déjà prendre contact avec son cabinet à l’adresse ci-dessus : Emmanuel Altit Avocat au Barreau de Paris 95, rue de Courcelles 75017, Paris, France Tel: +33 147 631 503 Fax: +33 142 676 979 mobile: + 33 (0) 606 650 391 e-mail: emmanuelaltit@yahoo.fr. Il s’agira de déposer à cette adresse, tout autres éléments de preuves en dehors de ceux déjà brandis par la Défense pour démonter les accusations fallacieuses au cours de l’audience qui s’est tenue du 19 au 28 février 2013, et qui sont susceptibles de concourir à l’éclatement de la vérité pour disculper le Président Gbagbo. «Des vidéos et photos ou tous documents susceptibles encore d’apporter de la lumière pour la manifestation de la vérité. Le collectif des Avocats qui se bat pour la libération de notre père et la réhabilitation de sa dignité a toujours besoin d’éléments de preuves… au cas où. Fouillons nos archives mais ne restons pas inactifs. La bataille d’un éventuel procès se gagne maintenant. Pour Laurent Gbagbo. Pour la Côte d’Ivoire. Pour l’Afrique.» Tel est le massage via les réseaux sociaux que les proches du Président Gbagbo font passer depuis la fin de l’audience de confirmation ou d’infirmation des charges.

Simplice Allard


Publié le mardi 5 mars 2013  |  Le Temps




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