Cour pénale internationale (Cpi) : L’avocat de Gbagbo fait des révélations

Jeudi 9 Janvier 2014 - 01:51


Maître Emmanuel Altit
Maître Emmanuel Altit
Depuis que la cour pénanale internationale (Cpi) a fixé, en décembre dernier, un nouveau calendrier devant abou- tir à une nouvelle audience de confirmation des charges, c’est comme un silence radio au niveau de l’affaire Laurent Gbagbo. Alors que les partisans du président Laurent Gbagbo sont plus que jamais convaincus que leur champion est pris en otage par des intérêts obscurs, ils viennent d’être confortés dans leur conviction par Maître Emmanuel Altit. S’exprimant dans une vidéo postée hier sur Youtube par la Radio Niederlands in- ternationale, l’avocat princi- pal de Laurent Gbagbo affirme clairement que la procédure peut encore pren- dre plusieurs mois avant que l’on sache s’il y aura procès ou non. Dans l’immédiat affirme Me Altit, «il appartient au pro- cureur d’apporter les éven tuels  éléments  qu’il  aura obtenus depuis ces derniers temps. Il nous appartient, à nous, de les examiner, de les analyser, de procéder nous aussi à des enquêtes, de tes- ter la preuve du procureur. De manière à ce que, de cette discussion,  émerge  une forme de vérité. Et que les juges  soient  suffisamment éclairés  pour  prendre  une décision,  la  plus  évidente possible ». Et il ajoute que : «Tout  cela  va  prendre  un certain  temps.  Au  moins quelques mois. Un calendrier a été arrêté. Il est susceptible de  certaines  modifications. Mais il est probable que la décision de la chambre préli- minaire, la décision en pre mière instance sera rendue avant les vacances d’été ».  Cependant, pousuit-il, « cette décision pourra éventuellement faire l’objet d’un appel  de  la  part  des  deux parties,  défense  et  accusa- tion. » En réalité, de l’avis de Me Emmanuel Altit,« la décision définitive  sur  la  confirmation des charges, c’est-à-dire, en fait la question de savoir s’il y aura procès ou pas, ne sera peut-être pas tranchée avant septembre ou octobre. Bref, la deuxième moitié de l’année 2014 ».  Un délai suffisant pour per- mettre à Alassane Ouattara de consolider son pouvoir et organiser un hold up électo- ral en 2015. La Cpi a jusque-là refusé de remettre Laurent Gbagbo ne serait-ce qu’en liberté provisoire en arguant qu’il est trop populaire et qu’il pourrait tenté de reprendre le pouvoir ou se soustraire à la justice internationale. Cependant la décision du 3 juin 2013 de la chambre préliminaire 1 concluant qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves pour ouvrir un procès a mis la pression sur l’accusation. Elle a donné du tonus aux partisans du président Gbagbo qui continuent de dénoncer partout une détention injuste et arbitraire. Sûr qu’ils seront entendus tôt ou tard.

Augustin Kouyo

Source: Notre Voie  N°4611 du mercredi 8 janvier 2014




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