Cour pénale internationale (Cpi): Bensouda a déposé ses nouveaux mensonges

Mercredi 15 Janvier 2014 - 00:15


Même si la Cour pénale internationale (Cpi) n’a pas communiqué là-dessus (son site internet est resté muet hier), des sources concordantes ont indiqué que la procureure Fatou Bensouda a déposé hier son nouveau document contenant les charges contre le président Laurent Gbagbo. De toutes les façons, elle n’avait pas pas le choix puisque le calendrier établi le 17 décembre dernier par la chambre préliminaire 1 lui enjoignait de façon impérative de déposer son document amendé au plus tard le 13 janvier. Ce qui a par contre changé, c’est que la défense a désormais jusqu’au 27 janvier, soit deux semaines de plus, pour faire connaître ses demandes d’expurgation conformément à la règle 81 du règlement de procédure et de preuve. Initialement, l’équipe de Maître Emmanuel Alit devait deposer ses propositions de suppression le 13 janvier. Mais, finalement au terme d’une bataille épique, la défense du président Gbagbo a pu remporter une nouvelle victoire, cette fois, sur la juge unique Silvia Fernandez De Gurmendi. En effet, dès le 20 décembre dernier Me Altit introduisait une requête urgente aux fins de suspension du délai qui lui avait été accordé compte tenu des vancances d’hiver de deux semaines applicables aux personnels de la Cour. La juge unique avait alors botté en touche le 27 décembre en en estimant qu’il n’était pas possible de modifier le ccalendrier étant donné, selon elle, que le président Gbagbo devait être jugé sans retard excessif. Non satisfait, Me Altit repartait à la charge le 6 janvier 2014. Cette fois, la décision prise par le collège des trois juges de la chambre préliminaire le 10 janvier lui donne partiellement satisfaction. Puisqu’il gagne deux semaines pour soumettre ses demandes d’expurgation. Cependant, le dépôt de sa réponse au nouveau document amendé du procureur est maintenu au 13 février comme indiqué dans la décision du 17 décembre. Pour l’instant, le contenu du nouveau Dcc de Fatou Bensouda n’a pas été révélé. Mais, on imagine qu’il est encore une fois truffé de ces gros mensonges présentant le président Gbagbo comme le diable incarné qui aurait donné l’ordre de massacrer des populations civiles. On imagine aussi que pour l’ancienne juge gambienne, la commune d’Abobo était un quartier paisible où touristes européens et autres vacanciers prenaient du beau temps entre décembre 2010 et avril 2011. Le commando invisible était composé d’enfants de cœur sans histoire et que le président Gbagbo a décidé un matin de châtier parce qu’ils avaient eu tort d’être trop doux. Le 3 juin 2013, la chambre préliminaire 1 avait jugé que l’histoire était trop belle pour être vraie et avait renvoyé Fatou Bensouda à ses chères études. Mais comment trouver en quelques mois seulement ce qu’on n’avait pas été capable de trouver en deux ans de recherche ? Telle est la question à laquelle le bureau du procureur ne trouvera jamais de réponse.

Augustin Kouyo

Source: Notre voie  N°4614 du mardi 14 janvier 2014




Politique | Economie | Société | Vidéo | Agenda | Religion | Culture | Santé | Diaspora | Contact





WWW.ABIDJAN.ME
UN SITE A VISITER ABSOLUMENT !