Cour pénale internationale (CPI): 5 mandats d'arrêt contre 5 Pro-Ouattara

Jeudi 3 Avril 2014 - 05:35


Après le transfèrement de Charles Blé Goudé, ils sont nombreux ceux qui estiment qu’il est temps que la Cpi pense à équilibrer la balance en frappant enfin dans le camp ouattara. Pour l’heure, le procureur Fatou Bensouda semble faire la sourde oreille. Pourtant, des sources concordantes proches du rhdp, la coalition politique soutenant l’actuel chef de l’Etat ivoirien, sont formelles. Il existe des mandats d’arrêt de la Cour pé- nale internationale (Cpi), actuellement sous scellés, concernant des proches d’Alassane Dramane ouattara. Ces mandats seraient au nombre de cinq et touchent tous des ex-chefs de guerre de la rébellion armée pro-ouattara. Il s’agirait de Chérif ousmane, Koné Zakaria, martin Fofié Kouakou, Hervé touré dit Vétcho et Losséni Fofana dit Loss. mais pourquoi ces mandats concernant les pro-ouattara restent-ils sous scellés ? Y a-t-il des raisons politiques pour que la Cpi agisse ainsi ?  « Le bureau du procureur travaille avec patience sur le dossier ivoirien, tous ceux qui sont impliqués dans la crise ivoirienne depuis 2002 ainsi que dans la crise postélectorale répondront de leurs actes devant la Cpi. aucun camp ne sera épargné ni aucune personne identifiée par les élé- ments dont dispose le bureau du procureur », soutient sous le couvert de l’anonymat une source proche du dossier qui collabore avec le bureau de la Cpi à Abidjan. Celle-ci ajoute que le fait d’être transféré à la Cpi n’équivaut pas à une condamnation. « Il y a les étapes de la confirmation des charges et du procès. Même là encore, le prévenu peut être libéré si les charges contre lui ne sont pas suffisantes et explicites pour le condamner. Blé Goudé peut donc être libéré. C’est pareil pour Laurent Gbagbo. La Cour a déjà connu des libérations de ce genre ». Pour notre source, il est impératif que le gouvernement ouattara coopère entièrement avec la Cpi comme il en avait pris l’engagement en 2011. Elle révèle d’ailleurs que le régime ouat- tara est sur le point de livrer l’épouse de Laurent Gbagbo. « Mme Simone Gbagbo (l’ex-première dame actuellement détenue à Odienné, ndlr) sera transférée à la Cpi. Le gouvernement ivoirien ne peut pas agir autrement. D’ailleurs, la Cour a saisi le Secrétaire général de l’ONU (Ban Ki-Moon) des revirements du gouvernement ivoirien. Nous pouvons croire que ce sont les pressions du SG de l’Onu qui ont abouti au transfèrement de Charles Blé Goudé à La Haye ». Est-ce cette éventualité qui a incité la défense de simone Gbagbo à connaître un léger réaménagement, il y a deux mois ? En effet, l’avocat principal de mme Gbagbo est désormais une avocate irlandaise qui travaillera avec ses confrères africains qui sont déjà actifs depuis plus de trois ans. La vraie question est de savoir le sort que la Cpi réserve à Alassane ouattara et Guillaume soro. Car, il est évident que le camp Gbagbo ne se satisfera jamais de la mise en accusation des seconds couteaux que sont les chefs de guerre cités plus haut. Pour les pro-Gbagbo, c’est seulement en émettant des mandats contre Alassane ouattara et Guillaume soro que la Cpi pourra redorer son blason. toute autre initiative sera perçue comme une fuite en avant.  

Didier depry didierdepri@yahoo.fr

Source: Notre Voie n° 4682 du mercredi 2 avril 2014




Tags : CPI

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