Côte d’Ivoire/ Yopougon: Commune assiégée par les FRCI. Délits de faciès, arrestations arbitraires et règne de la torture. La terreur continue…

Jeudi 16 Août 2012 - 08:54


Image d'archives
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Incapable de faire véritablement face aux groupes armés qui l’attaquent depuis quelques temps, le régime dramanien trouve de la virilité à s’en prendre à d’innocents et paisibles citoyens. Pour accomplir cette sale et sadique besogne, il a choisi la commune de Yopougon. Une commune supposée être le fief des pro-Gbagbo et abriter des ex-miliciens hostiles au régime. Depuis l’humiliation infligée aux FRCI (Forces républicaines de Côte d’Ivoire) lors de l’attaque du camp d’Akouédo le 6 août dernier, la commune de Yopougon est devenu le champ de prédilection du terrorisme de ces derniers. Tous les témoignages concordent: les habitants de cette commune vivent incessamment dans la terreur. Plus un jour ne passe sans que les jeunes de Yopougon ne soient victimes de la barbarie et de l’arbitraire des FRCI qui y ont été déployés en grand nombre. Le quotidien Notre Voie (parution du 16 août 2012) avance le chiffre de 3250 FRCI. Ces derniers procèdent à des contrôles d’identités en se référant aux faciès des individus supposés être originaires du grand Ouest de la Côte d’Ivoire, donc appartenir au groupe Krou (Bété, Dida, Wê). Les individus interpellés appartenant ou supposé appartenir à se groupe ethnique sont considérés comme des pro-Gbagbo et condamnés à subir un traitement particulier, en violation de leurs droits. Si ce n’est la rançon exigée pour la libération de certains, plusieurs sont conduits dans un camp de torture installé au sein de la forêt du Banco, en plein Abidjan. Tous les déportés dans ce camp y subissent la torture de la part des FRCI. Dans certains, cas la torture infligée vise l’obtention de certaines informations pouvant contribuer à assurer la sûreté de l’État. Ceux qui hier justifiaient leur rébellion par l’accusation selon laquelle ils subissaient des délits de faciès, montrent, par leurs pratiques actuelles, que la raison de leur rébellion se trouvait ailleurs.
Cette situation d’arbitraire et de terreur est le signe que la République a perdu ses droits en Côte d’Ivoire, avec le président du Rassemblement des républicains au pouvoir (RDR). C’est bien de cela qu’il s’agit dès que des individus, n‘étant pas ou plus considérés comme des citoyens, doivent être victimes de la cruauté d‘un régime à cause de leur appartenance ethnique et de leur choix politique.
 
Christophe Nèguê.




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