Côte d'Ivoire : Un terrorisme terrorisé. Ce que la situation de mon pays m'inspire. Par Claude KOUDOU

CIVOX.NET
Mercredi 15 Février 2017 - 11:53


 

Ils ont menti ; ils ont propagé la haine ; ils ont divisé le pays ; ils ont désacralisé la vie humaine en tuant dans l'allégresse, en torturant à volonté, en organisant massivement la chasse aux sorcières, en organisant l'exil de milliers d'Ivoiriennes et d'Ivoiriens, en emprisonnant à tour de bras et en visant tous ceux qui ne pensent pas comme eux ;... Cette terreur inqualifiable a traumatisé par ses brutalités et son intensité d'une extrême gravité un peuple innocent ; et affecte encore le vécu des Ivoiriennes et des Ivoiriens, des gens accueillant qui ne demandent qu'à vivre dans la quiétude. Comment ceux-là, qui ont introduit la violence politique en Côte d'Ivoire, pouvaient-ils penser de surcroît qu'ils pourraient chasser les autres Ivoiriennes et Ivoiriens, de la Terre de leurs ancêtres, et y rester seuls pour profiter allègrement et égoïstement des ressources de ce pays ?
 

Nous ne voulons pas de haine ; nous ne voulons pas de divisions ; nous ne sommes pas des revanchards. La preuve en a été faite après ce que les mêmes ont fait à une échelle un peu différente le 18 février 1992. Il n'y aura donc pas de revanche. Le peuple ivoirien, dans son essence, n'est pas un peuple de tueurs. Ce peuple n'est pas violent. Mais sa terre d'espérance, de fraternité et d'hospitalité est en train de lui échapper insidieusement. Un peuple divisé ne peut pas gagner. C’est un peuple rassemblé qui sait toujours résister et se dresser contre l’ennemi. Là où nous avons perdu, à chaque fois, c’est qu’un des nôtres nous a « vendus » ou que notre manque de vigilance collective nous a trahis.
 

Chers compatriotes, ceux qui sèment la haine, se comportent ainsi parce qu'ils ne peuvent que prospérer dans le désordre. Mais nous, nous devons nous rassembler ; nous devons nous unir pour sauver notre pays. Enterrons utilement les divisions semées et les méchancetés capricieusement instillées. Chacun ayant fait sa propre expérience, cette crise doit être la sève et le ferment de notre prise de conscience collective. Notre bien-être collectif sera à ce prix.

Un peuple en souffrance s'est endurci. La peur a alors changé de camp. Des journalistes ont été arrêtés par ce pouvoir fébrile, ce pouvoir agonisant. Qui voulait-il intimider ? En fait, Ouattara est à terre. Il en résulte que Hamed Bakayoko et Raphaël Lakpé sont dans un grand doute. Alors, pétrifiés et sous la pression, ils libèrent les journalistes. Ce sont là des signes d'un pouvoir qui n'est pas aux commandes. Il faut rassurer nos frères et sœurs que Ouattara a trompés avec un certain discours. Ils doivent comprendre que nous devons bâtir ensemble un pays où le pouvoir travaillera au bien-être de tout le monde et non pour des intérêts d'un clan. Le terrorisme installé en Côte d'Ivoire tambour battant, est donc terrorisé. Et l'atmosphère actuel dans le pays, on ne peut plus délétère, traduit clairement que Ouattara est tombé. Ouattara est à terre. Le peuple doit se mettre debout pour reprendre son pouvoir.





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