Côte d'Ivoire: Un régime de fossoyeurs de la justice

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Le régime démocratique est caractérisé par l’indépendance et l’autonomie du pouvoir judiciaire. Ce pouvoir exercé par les magistrats des différentes chambres judiciaires est chapeauté par la Cour Suprême et le Conseil Constitutionnel. C’est aux responsables de ces institutions de veiller au respect scrupuleux par celles-ci des pouvoirs qui leur sont assignés par la constitution.

Samedi 17 Août 2013 - 07:54


Côte d'Ivoire: Un régime de fossoyeurs de la justice
En Côte d’Ivoire, on peut s’interroger sur l’autonomie de ce pouvoir vis-à-vis du pouvoir exécutif exercé depuis le 11 avril 2011 par ces antidémocrates et affairistes imposés au pouvoir par les bombes et les missiles de la France de Sarkozy.
 
Bien avant son arrivée au pouvoir, Ouattara a montré qu’il n’avait que peu de respect pour le pouvoir judiciaire. Il faut se souvenir de l’instrumentalisation qu’il en avait faite lors des événements du 18 février 1992. Après avoir, toute honte bue, déclaré avoir vu Gbagbo casser et brûler des véhicules, il s’est empressé d’arracher le dossier des mains d’un juge sous le fallacieux prétexte de suspicion légitime; il s’agissait d’éviter à ce magistrat de dire le droit en innocentant Gbagbo dans cette affaire montée de toutes pièces pour salir cet homme et son parti, le FPI.
Souvenons-nous aussi des actions posées par le pantin de la soi-disant communauté internationale pour tenter d’arracher le pouvoir à Bédié, le successeur désigné d’Houphouët. Ouattara, par ces actes, a montré son aversion pour le pouvoir judiciaire.

Dans l’opposition, cet homme a aussi étalé son mépris total pour le droit. Ne disait-il pas qu’il n’attendrait pas 5 ans pour prendre le pouvoir? Ne déclarait-il pas qu’il sèmerait le désordre dans ce pays d’Eburnie? N’est-il pas l’auteur masqué du coup d’état de 1999? Sinon, pourquoi cette majorité de militants du RDR, son parti, après ce coup d’état dans le 1er gouvernement du Général Guéi? Ne s’était-il pas présenté dans l’avion qui le ramenait à Abidjan après ce coup de force comme le nouveau Président de Côte d’Ivoire? De plus, les ‘’jeunes gens’’ de Guéi ne sont-ils pas ceux qui constituent les rebelles que Ouattara continue de féliciter encore aujourd’hui? N’ont-ils pas tous été promus par Ouattara?
Voici donc un homme qui a, depuis longtemps, bafoué sans scrupule les lois de la République et qui félicite présentement ceux qui l’ont aidé à prendre le pouvoir par la force des bombes et des missiles de la France et de l’ONU.
Pourquoi cet homme a-t-il tant de mépris pour le pouvoir judiciaire? Peut-être parce que ses mandants du club de sadiques et voraces impérialistes occidentaux (CSVIO) l’y incitent car ils n’ont eux aussi aucun respect pour les institutions judiciaires des pays sans cesse appauvris? C’est pourquoi Obama, qui clamait à Accra «qu’il souhaitait pour les pays d’Afrique des institutions fortes», s’est joint au Criminel-Bourreau Sarkozy pour tuer impunément plusieurs centaines de jeunes ivoiriens à la Résidence Officielle du Président Gbagbo et a rejeté, sous la pression de Sarkozy, la décision du Conseil Constitutionnel ivoirien proclamant la réélection du Président Gbagbo en novembre 2010.
Le plus choquant, mais pas surprenant, le passé se répétant en pire, est la haine que voue aujourd’hui, le désormais Chef de l’Etat de Côte d’Ivoire au pouvoir judiciaire et donc à la démocratie; la justice est instrumentalisée à l’extrême par ce pouvoir moribond des affairistes insatiables.
C’est le lieu de rappeler à tous les magistrats que le pouvoir de juger est divin et qu’ils exercent un pouvoir qui leur a été délégué par Dieu à qui ils rendront sûrement compte au temps marqué.
Ils ne doivent donc point aider cet Homme venu de loin à enterrer la justice et à continuer d’en faire un masque pour étaler cette méchanceté inégalée à l’endroit de tous les pro-Gbagbo, ceux qu’il considère du bout des lèvres comme ses frères mais qu’il traite comme de pires ennemis.
Emprisonner d’honnêtes citoyens pendant plus de 2 ans, sans chef d’accusation pour rechercher ensuite et trouver des prétextes d’accusation tous identiques d’atteinte à la sécurité de l’Etat transformés ensuite en crimes, etc  et cela sans preuve, relève purement et simplement d’un déni de justice. Ce sont ces magistrats instrumentalisés à souhait qu’il faut plaindre. C’est aussi eux les complices de ce tango judiciaire.
Et maintenant, il s’agit de donner une coloration de droit à des actions très dangereuses pour la République de Côte d’Ivoire. Ainsi Ouattara veut imposer aux ivoiriens sa vision diabolique d’une Côte d’Ivoire (CI) au service de la France et des puissantes multinationales de ce monde, une CI esclave et au service du Burkina Faso du criminel Compaoré et des pays de la sous-région. Il lui reste à couvrir cette haute trahison par un vernis de lois proposées à l’Assemblée Nationale ivoirienne, une Assemblée de «rattrapeurs» drogués par le rattrapage ethnique et l’affairisme des détournements et autres surfacturations que commandent les marchés passés de gré à gré.
Le dictateur dirige la CI par ordonnance et aussi s’empresse de faire voter au plus vite des lois pour masquer et justifier juridiquement cet immense pillage des richesses ivoiriennes.
 Le souci majeur de ce tyran se décline comme suit :
    -donner la nationalité à tous les étrangers vivant dans ce pays; ainsi ils deviendront propriétaires des terres des ivoiriens qu’ils exploitent aujourd’hui et les loueront donc demain à leurs véritables propriétaires; les centaines de milliards de FCFA rapatriés par ces ‘’apatrides’’ ne suffisent plus pour leurs responsables politiques habitués à les utiliser pour renflouer leurs comptes ouverts en métropole;
    -réformer, les lois sur le foncier, lois votées à l’unanimité des députés sous le régime de Bédié; ainsi tous ceux qui sont en CI deviendront des chefs de terre. Bonjour les dégâts, les palabres et les guerres à n’en plus finir; car il est une chose que feint d’ignorer Dramane, c’est que même ses frères du Nord n’accepteront pas d’être dépossédés de leurs terres;
    -imposer aux ivoiriens cette loi sur l’apatridie si chère à Ouattara. Voilà un individu dont la nationalité a été déclarée douteuse par la justice ivoirienne et qui, au lieu de prouver devant les juridictions qu’il est national de CI, sachant bien qu’il est du pays des hommes dits intègres mais dont le Président est l’auteur des coups les plus tordus contre les pays de la sous région (Libéria, Sierra-Léone, Guinée-Bissau, CI, Mali…). Voilà donc une belle revanche pour celui qui s’est fait apatride pour obtenir la faveur de tous les sénoufos, malinkés et autres ivoiriens du Nord ainsi que les citoyens de la sous-région, résidents en CI, sans oublier le soutien de ses millions de compatriotes en CI.

Evidemment cette assemblée de députés élus par moins de 20% des électeurs ivoiriens, représentant une minorité de la population ivoirienne, cette assemblée comprenant en son sein plus de80% de députés d’un seul groupe ethnique minoritaire dans ce pays, cette Assemblée monocolore, cette Assemblée d’affairistes notoires entérinera ces lois iniques et discriminatoires proposées par Ouattara. Ils donneront ainsi un semblant de démocratie et de justice aux actes et décisions de ce régime fasciste.
Celui qui, contre les textes constitutionnels, a nommé Wodié au Conseil constitutionnel, Zadi au Conseil économique et social, Soro (eh oui …nommé) à la Présidence de l’Assemblée Nationale, dicte les désidératas de la France à des magistrats pour libérer selon son bon vouloir des pro-Gbagbo, n’est qu’un fossoyeur du pouvoir judiciaire.

Aujourd’hui encore, des membres des FRCI, rebelles du MPCI de Soro qui ont arraché des terrains bâtis, des terrains nus, des véhicules, des plantations trouvent le moyen d’avoir des lettres d’attribution, des actes notariés pour couvrir leurs vols. Avec la complicité de certains Préfets, Sous-Préfets, Procureurs, Magistrats, ces malfrats réussissent contre toutes les règles de droit à se faire propriétaires. Quelles machinations!
Ce comportement de Ouattara de non respect des règles élémentaires de droit n’est que la pâle copie des agissements de ses maîtres occidentaux vis-à-vis des pays du Tiers Monde.
Voici comment ce régime dictatorial et décadent de Ouattara fait un usage du faux en manipulant le droit et le pouvoir judiciaire.
Les acteurs de ce pouvoir doivent savoir qu’ils auront sûrement à rendre compte à Dieu mais aussi que très bientôt ils seront amenés à s’expliquer devant le peuple. C’est à eux de rétablir et de renforcer l’indépendance du pouvoir judiciaire.
Enfin les dictateurs, véritables fossoyeurs du droit et donc de la démocratie n’échapperont pas au jugement de l’Eternel, le Dieu de justice.

NANWOULET G. Simone

Source: http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=12102

 




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