Côte d’Ivoire: Pris de panique, Ouattara instaure un climat de terreur à Abidjan.

Vendredi 10 Août 2012 - 06:27


image d'archives.Une rafle des FRCI
image d'archives.Une rafle des FRCI
Depuis quelques jours le pouvoir ivoirien fait face à des ennemis invisibles qui, visiblement, lui donnent l’insomnie et déstabilisent sa sérénité feinte. Les attaques opérées par ces ennemis invisibles, surtout celle de camp militaire d’Akouédo, ne sont pas de nature à favoriser la quiétude du régime. C’est véritablement la panique dans le camp Ouattara. Et cette panique se traduit par la terreur qu’il fait subir en ce moment aux paisibles populations d’Abidjan. Selon plusieurs témoignages reçus, les FRCI procèdent à des rafles, des perquisitions, des enlèvements, des bastonnades et répressions tous azimuts, particulièrement dans la commune de Yopougon et à Bingerville. Tous ces agissements viseraient la recherche et l’arrestation des membres du commando déstabilisateur de la sérénité du régime. Ce moment d’arbitraire et de violation des libertés est en réalité l’occasion idéal pour les rackets. Un commerce d’un autre genre a vu le jour à Yopougon particulièrement. Toute personne arrêtée ou raflée, selon nos correspondants, devient immédiatement un otage. Otage dont la libération est conditionnée par une rançon. Il faut payer une rançon de 10000 franc CFA pour sortir des griffes des bourreaux. Vu la cruauté reconnue des ces FRCI dozos (chasseurs traditionnels du nord de la Côte d’Ivoire). ou «dozoifiés», les parents et amis n’hésitent donc pas à payer la rançon pour obtenir la libération de leur proche arrêté. Quand une telle formule finit par marcher, il est bien évident que les rafles s’intensifient pour faire lourdement peser la «cagnotte». Toujours vouloir s’enrichir à n’importe quel prix, par tous les moyens en foulant aux pieds les libertés. Ce climat de terreur contraint les populations à ne plus rester longtemps dehors la nuit. Dès 21h00 plus de taxi en circulation dans la commune de Yopougon. Les habitants préfèrent rester chez eux. Une situation qui porte un sérieux coup aux activités économiques de la commune.
Malgré les tentatives des autorités usant de mensonges et de fausse sérénité pour rassurer les ivoiriens au sujet de leur sécurité et de la sûreté du pays, ils ne se montrent pas dupes et naïfs. Ils savent que les évènements de ces derniers sont des signes annonciateurs d’un cyclone. Alors ils ne veulent pas se laisser surprendre. Déjà plusieurs courent vers les commerces pour faire leurs provisions. Il ne suffit pas de se mettre seulement à l’abri des balles. Il faut se mettre aussi à l’abri de la faim et de la soif quand la situation deviendra «gnangnan» (amère). Plusieurs retiennent leur souffle et vivent déjà dans l’effroi de ce qui pourraient arriver de tragique du jour au lendemain.



ZEKA TOGUI.




Politique | Economie | Société | Vidéo | Agenda | Religion | Culture | Santé | Diaspora | Contact





WWW.ABIDJAN.ME
UN SITE A VISITER ABSOLUMENT !