Côte d'Ivoire- « Nous sommes au pouvoir pour manger ». Un Conseiller de Ouattara, monsieur Cissé Bacongo dévoile les véritables motivations du régime néocolonialiste. (Ndam Njoya Nzoméné)

CIVOX.NET
Dimanche 20 Août 2017 - 16:53


De déraillement verbal en trivialité immonde, le régime de Alassane Ouattara montre au fil des jours son vrai visage, en même temps qu'il dévoile les motivations de sa prise de pouvoir qui a coûté des milliers de vies au peuple ivoirien.
 

De déraillement verbal en trivialité immonde, le régime de Alassane Ouattara montre au fil des jours son vrai visage, en même temps qu'il dévoile les motivations de sa prise de pouvoir qui a coûté des milliers de vies au peuple ivoirien.

C'est le conseiller spécial du président ivoirien, Ibrahim Bacongo Cissé, qui vient, dans une sortie digne de véritable rustre, d'expliquer au monde pourquoi le tandem Ouattara-Bedié appuyé par l'ancien président français Nicolas Sarkozy et une prétendue « communauté internationale » a entretenu pendant une bonne dizaine d'années l'une des plus longues guerres civiles jamais connues par un pays africain, massacré des plus de 10.000 Ivoiriens, et mis ce pays à sac : Manger.

A l'origine, son propos tenu lors d'un meeting du RDR, parti au pouvoir dont il est un des cadres, était une pique destinée à chambrer l'ancien président Henri Konan Bedié, qui ne cesse plus de manifester des envies de reprendre le pouvoir à l'issue du deuxième mandat de Ouattara.

Bacongo n'y est pas allé du dos de la cuiller contre celui qui avait conçu le concept de l'"ivoirité" pour émousser les prétentions au pouvoir de Ouattara, mais qui, sur les conseils de leur mentor commun –la France- est devenu depuis –toute honte bue- l'allié du même  Ouattara.

« (…) Alors qu'on est assis ensemble, on mange ensemble. Toi-même tu manges plus que moi, tu es devenu clair, tu es devenu rond, tu brilles, parce que tu n'as aucune charge. », a dit Bacongo Cissé, s'adressant visiblement à Bedié.
 

Pas besoin d'être un exégète hors-pair pour comprendre que l'essentiel de la mission des hommes et femmes qui dirigent la Côte d'Ivoire depuis 2011 consiste à la manducation. Or quand un homme en vient à tout réduire au simple fait de manger, c'est qu'il a renié son humanité et sombré dans l'animalité et son corollaire, la férocité.

Nul doute qu'à l'allure où sont partis les mangeurs d'Abidjan, se débarrasser d'eux et se réapproprier sa liberté et ses droits sera pour le peuple ivoirien une entreprise de l'ordre de la gageure.   

Ndam Njoya Nzoméné





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