Côte d'Ivoire/ Membres de la Galaxie patriotique:Quels crimes ont-ils commis? Que leur reppoche t-on?

Vendredi 5 Juillet 2013 - 07:40


Image d'archives-Charles Blé Goudé (chemise blanche) et quelques membres de la galaxie patriotique
Image d'archives-Charles Blé Goudé (chemise blanche) et quelques membres de la galaxie patriotique
Pour Charles Blé GOUDE et la galaxie patriotique ivoirienne
Pour Laurent GBAGBO, ses collaborateurs et sa famille,
Pour la chère Patrie meurtrie,
Pour tous ceux qui sont tombés sur le front de la Patrie
Le COJEP - France et la Diaspora reconnaissants
Le 13 juillet 2013 à Paris, Place de la République


D’une manière générale, le COJEP et la Galaxie patriotique continuent à payer un lourd tribu à l’issue de la crise post-électorale ivoirienne. En effet, le règlement armé de ladite crise s’est soldé par une chasse à l’homme sans merci au sein de la jeunesse patriotique ivoirienne. Tout récemment, nous avons vu, démunis, Charles Blé GOUDE, puis Yves DIGBOPIEU pourchassés, arrêtés, enlevés manu militari au Ghana et livrés aux autorités ivoiriennes qui les détiennent dans des conditions aux antipodes du droit humain. Pendant ce temps, d’autres jeunes, fuyant la répression féroce de leur pays, se terrent en exil, auquel ils doivent leur salut. Pour ne pas les oublier, citons parmi eux quelques - uns  : Touré Zeguen, Castro ANOÏ, Serges KASSY, Thierry LEGRE, Anglobal ZASSO, etc.

Quels crimes ont – ils commis  ? Que leur reproche – t – on  ?

En Côte d’Ivoire, chaque parti politique est soutenu par un mouvement de jeunes, inféodé, autonome ou indépendant. Le COJEP est le principal mouvement politique des jeunes proches du camp GBAGBO. Il se distingue de la Jeunesse du FPI, branche interne dudit parti  dont l’ex-Président, Justin KOUA, croupit actuellement en prison (la MACA).

Dès le début du «  plus long coup d’Etat de l’histoire africaine  » réalisée en Côte d’ivoire et qui a atteint son apogée le 11 avril 2011, ces jeunes patriotes ont compris que leur nation était sérieusement menacée. Jugeant qu’ils étaient utiles pour sauver leur patrie, ils se sont barricadés entre les déstabilisateurs et le régime en place, les mains nues. Leur seule force était leur grande capacité de mobilisation. Leur seule arme était leur corps qu’ils donnaient en holocauste. Leur seule salaire ou consolation était la dignité et la fierté d’avoir contribué à faire tenir la patrie debout.


Les évènements de 2004 devant l’Hôtel Ivoire à Cocody où 36 d’entre-deux périrent sous les obus de l’armée française témoigent de leur sacrifice, conséquence dramatique de leur choix. Durant ces évènements, ils ont porté avec dignité le corps décapité de leur «  Marianne  », atteinte par un obus de l’armée française, qui venait de « faire le travail  » macabre. En criant leur haine et incompréhension, ils semblaient dire  : «  tant que nous serons avec le légitime de ce pays, le Président GBAGBO, vous échouerez  car nous exposerons nos corps pour défendre notre patrie et maintenir le régime en place du pouvoir debout».

Par ailleurs, dans le même élan de sacrifice, du 10 au 11 avril 2011, des centaines parmi ces jeunes furent massacrés devant la résidence présidentielle à Cocody. Jusqu’à présent, ONG, rapports d’enquêtes, gouvernements et médias sont muets à ce propos. Le consensus dans le mal est parfait. Pourtant, 2907 morts ont été comptés par les organisations silencieuses, celles qui sont condamnées au silence car orphelines de la communauté internationale.

Enfin, aux lendemains de l’arrestation du Président GBAGBO, le quartier de Yopougon dans la banlieue d’Abidjan, a été le Waterloo de ces jeunes patriotes. Personne ne peut dénombrer le nombre de jeunes qui sont tombés sur ce champ d’expérimentation militaire occidental. Comme dit le poète (Victor Hugo), à voir le massacre, «  je pleure et je m’arrête, hélas  !».

Ces jeunes méritent notre reconnaissance et celle de la patrie que nous fondons. Ce geste de retrouvailles, symbolique en la forme, est grand par sa valeur. Il tient lieu de soutien à leur famille, de compassion à leur peine indélébile. Nous le leur devons.

De ce fait, répondre à l’appel de Zap KRASSO, représentant du COJEP-France, pour une grande mobilisation le13 juillet 2013 à la Place de la République est un acte citoyen que tout ivoirien ou tout ami de la Côte d’Ivoire doit honorer de sa présence, par reconnaissance à tous ceux, jeunes et aînés, qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes, au nom de la Patrie.

Paris, le 3 juillet 2013

Zogo Toussaint GOBA  (Contribution)




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