Côte d'Ivoire/ Libération de Katinan,...Débat houleux au Conseil de gouvernement, hier

La libération sous caution par la justice ghanéenne de Justin Koné Katinan (porte-parole de l'ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo), le mardi 25 septembre 2012, a été longuement commenté par les ministres ivoiriens qui étaient en réunion de Conseil de gouvernement à la Primature au Plateau.

Mercredi 26 Septembre 2012 - 06:42


De même, la fermeture des frontières terrestres et maritimes a alimenté les débats qui, selon notre source, ont été quelquefois houleux. Sur la première question, à savoir la mise en liberté sous caution de l'ex-ministre du Budget de l'ancien chef de l'Etat Laurent Gbagbo, deux positions tranchées se sont dégagées lors de la réunion, révèle notre source.
D'un côté, des ministres auraient estimé qu'en mettant en liberté Koné Katinan, le Ghana nargue la Côte d'Ivoire qui, à la suite de l'attaque des positions des Frci à Noé, le jeudi 20 septembre 2012, avait affirmé que les assaillants étaient venus du pays de John Dramani Mahama où ils ont replié après l'attaque.
En conséquence, les défenseurs de cette thèse, précise notre informateur, ont proposé de durcir le ton avec les autorités du Ghana, et de corser le déploiement militaire aux frontières. A l'opposé, d'autres membres du gouvernement, plus souples, auraient déceler dans la libération sous caution, un acte qui permet désormais aux autorités ghanéennes, d'avoir un œil vigilant sur les mouvements de Koné Katinan, étant entendu que son passeport lui a été retiré. Pour eux, il n'y a pas le feu en la demeure, et il faut détendre l'atmosphère et continuer à discuter avec le Ghana. Les deux camps opposés, comme il fallait s'y attendre, a-t-on appris, ont eu conséquemment des positions divergentes sur la question de la levée ou non de la décision de fermeture des frontières terrestres et maritimes.
Pour les partisans du raidissement de la position du gouvernement ivoirien, il faut maintenir les frontières fermées pour amener le Ghana à coopérer franchement au plan sécuritaire, et à exécuter les mandats d'arrêt lancés contre des pro-Gbagbo qui se trouvent sur son sol. Quant aux partisans de la négociation, ils sont pour la réouverture totale des frontières et des discussions sérieuses avec les autorités ivoiriennes. Pour eux, un maintien prolongé de la fermeture des frontières aurait des conséquences dramatiques au plan commercial.
Et contribuerait aussi à exacerber les tensions entre la Côte d'Ivoire et le Ghana. Chaque camp, informe notre source, a développé d'autres arguments pour étayer sa position. Le premier ministre devrait rendre compte dans la soirée au Président de la République qui pourrait trancher aujourd'hui mercredi 26 septembre 2012, en Conseil des ministres. Notons que le Conseil de gouvernement d'hier a planché sur d'autres questions relatives entre autres, à l’Économie, à l'Education et à la sécurité.
 
BAMBA Idrissa

Source: Soir Info du 26 septembre 2012





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