Côte d'Ivoire: Les FRCI démobilisés ferment l'INFS

Mardi 14 Mai 2013 - 07:24


image d'archives: des FRCI (Forces républicaines de Côte d'Ivoire)
image d'archives: des FRCI (Forces républicaines de Côte d'Ivoire)
En Côte-d’Ivoire, ce n’est un secret pour personne, plus question de faire de bonnes études pour obtenir un emploi. Il suffit de se rebeller et prendre les armes pour se faire embaucher à la fonction publique ou dans une structure étatique.
Depuis près de trois ans, les étudiants de l’Institut National de Formation Sociale (INFS), particulièrement les assistants sociaux, broient du noir. Et pour cause  ! Après trois(3) ans de formation dans cette école, ils sont au chômage. Leur employeur, le ministre de la fonction publique, se perd en conjecture quant à leur embauche. Il leur a fait savoir que l’Etat n’a pas d’argent pour les recruter. Et pourtant, c’est l’Etat qui a autorisé l’organisation de ce concours d’entrée dans cette école. C’est la preuve que ce nouveau pouvoir n’accorde aucune importance au domaine social au point où des assistants sociaux qui doivent résoudre les cas sociaux des ivoiriens deviennent eux-mêmes des cas sociaux.
Pendant que les FRCI démobilisés sont recrutés à la fonction publique sans concours, les requêtes des assistants sociaux sont renvoyées aux calendes grecques.  Désormais, le niveau FRCI suffit pour décrocher son 1er emploi. La Côte-d’Ivoire sort d’une crise profonde qui a affecté bon nombre d’ivoiriens. Les fondements et les ressorts du pays sont cassés ou détendus. Les personnes habilitées à remettre les ivoiriens ensemble, à créer la cohésion sociale, à jouer un rôle psychologique, social, de développement et à faire la promotion humaine, c’est bien les assistants sociaux. Malheureusement, ce corps de métier est banalisé en Côte-d’Ivoire.
Nos autorités qui se rendent régulièrement en Europe savent quelles démarches administratives les assistants sociaux européens entreprennent à leur égard. Alors, pourquoi feindre d’ignorer leur importance  ? Autant on donne des emplois aux FRCI démobilisés, autant on doit en faire de même pour les assistants sociaux et, partant de tous les autres corps de métier qui ont fait une formation et qui sont en attente de recrutement à la fonction publique.
Par la faute des FRCI démobilisés qu’il faut caser à la fonction publique au détriment des ayants droit, l’INFS est fermé, du moins l’école des assistants sociaux. Plus de concours jusqu’à nouvel ordre. Il faut noter que l’INFS comprend trois écoles  : l’école des assistants sociaux, l’école des éducateurs préscolaires et l’école des éducateurs spécialisés.
Nous interpellons les pouvoirs publics afin qu’ils trouvent une solution idoine au problème des assistants sociaux déjà formés. Ce sont environ plus de 700 jeunes gens et jeunes filles (trois promotions confondues) qui sont dans cette situation inconfortable. Plus les années passent, plus l’âge augmente et plus la retraite est vite arrivée.
        

  Gilbert KOIME
     gilbertkouame@yahoo.fr  
    




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