Côte d’Ivoire: Le mur de la peur a été brisé

Lundi 15 Juin 2015 - 08:43


Abel NAKI Président-fondateur du CRI-Panafricain Membre de la CNC
Abel NAKI Président-fondateur du CRI-Panafricain Membre de la CNC

Déclaration du CRI-Panafricain suite à la marche éclatée de la CNJC brimée par le régime Ouattara.

Ivoiriens, ivoiriennes, amis de la Côte d’Ivoire, le mardi 9 Juin 2015 des marches de contestation éclatées ont eu lieu en Côte d’Ivoire. Ces marches pacifiques ont été le résultat d’un appel lancé par des leaders de la jeunesse ivoirienne se réclamant de la CNJC (Coalition Nationale de la Jeunesse pour le Changement). C’est ainsi que le peuple de Côte d’ivoire privé de démocratie a répondu à cet appel de façon spontanée afin de dénoncer la cherté de la vie, les arrestations arbitraires, le musèlement de l’opposition…

Ces marches pacifiques ont débutées tôt le matin sans armes mais avec des mots. Les manifestants exprimaient à travers ces mots leurs indignations face aux différentes formes de maltraitances qu’ils subissent jours et nuits depuis 4ans. Ces marches à peine débutées que les manifestants ont été attaquées et violentés par les forces de l’ordre et certains militants favorables au régime en place. Des heurts s’en sont suivis.

L’objectif macabre de ces plans d’attaques était de disperser les manifestants sans négociation aucune. Le bilan de ces attaques est amer. Ce sont au total 4 morts, plusieurs blessés graves et des arrestations en cascades de leaders de la jeunesse.

Partant du fait que notre constitution autorise et reconnait le droit de manifester du peuple, nous dénonçons le despotisme des autorités ivoiriennes actuelles qui se disent démocrates et sont allergiques au respect des prescriptions de la constitution ivoirienne.

L’ivoirien est privé de tout droit de protestation. Aujourd’hui tout individu voulant manifester contre la tyrannie du régime actuel s’expose aux urgences médicales, à la prison ou à la mort. La constitution ivoirienne est refoulée au pied et la Côte d’Ivoire est dirigée selon les humeurs de certains hommes aujourd’hui « tout puissants ». L’ivoirien est privé de tous ses droits, même les plus élémentaires et fondamentaux. Dans quel Etat sommes-nous ?

Seul les ex-combattants encore en armes ont le droit de manifester leur ras-le-bol en occupant souvent les corridors afin d’exprimer leurs mécontentements. Bien entendu leur revendications sont aussitôt prises en considération et satisfaites. Est-ce à dire que pour manifester en Côte-d’Ivoire aujourd’hui il faut avoir une Kalachnikov à la main afin être entendu ? Nous ne nous reconnaissons pas de cette école archaïque d’action.

C’est pourquoi le CRI-Panafricain salut le courage et la détermination de la jeunesse ivoirienne car Le régime a tremblé pour la première fois depuis 11avril 2011 du fait de la contestation du peuple.

  • Nous inclinons devant les dépouilles des personnes tombées ce jour du 9 juin 2015,

  • condamnons les arrestations des leaders de la jeunesse ivoirienne en représailles du gouvernement, et exigeons leur libération sans condition.

  • Nous prenons à témoin la communauté internationale face à ces dérives du gouvernement,

  • Et nous invitons le régime de M. Ouattara à plus d’humanisme et de démocratie.

A tous les démocrates du monde et de Côte d’Ivoire, notre jeunesse a montré la voie. Celle qui est la volonté vraie du peuple apeuré et traumatisé à braver la peur. Le peuple ivoirien a soif de démocratie, il faut le sauver. Ne soyons pas complices du silence de certaines institutions qui n’osent pas révéler à tous, la volonté vraie du peuple ivoirien. Soyons solidaires et soudés.
 

La lutte continue !
 

Fait à Abidjan le Vendredi 12 juin 2015

 

Abel NAKI

Président-fondateur du CRI-Panafricain

Membre de la CNC

 





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