Côte d’Ivoire/ La rébellion au régime d’Alassane Ouattara n’obtiendra pas le laisser-faire de l’ONUCI et de la Licorne.

Mardi 14 Août 2012 - 07:20


Côte d’Ivoire/ La rébellion au régime d’Alassane Ouattara n’obtiendra pas le laisser-faire de l’ONUCI et de la Licorne.
Le Communauté internationale a créé depuis le cas ivoirien en septembre 2012, et peut-être bien avant, une sorte de «jurisprudence des relations internationales». Une jurisprudence qui consiste à accorder le soutien militaire, médiatique et diplomatique de la «Communauté internationale» à une rébellion armée qui dit «combattre une dictature, une injustice» dans un pays non occidental. Après le cas de la Côte d’Ivoire de septembre 2002 à avril 2011, il eu le cas de la Libye avec la chute et l‘assassinat de Mouamar Kadhafi. Actuellement c’est le cas de la Syrie où la «Communauté internationale» se donne l’insomnie pour provoquer la chute de Bachar El Assad. Il n’est point surprenant que des nations dites démocratiques et membres de cette «Communauté internationale» puissent se transformer ainsi en partenaires privilégiés de toutes les rébellions qui servent leurs intérêts.
L’Occident peut-elle donner des leçons de démocratie au reste du monde en soutenant et suscitant même parfois des rebellions armées qui sont de toute évidence aux antipodes de la démocratie? Le soutien de l’Occident à certaines rébellions signifierait que la démocratie est un bien qui lui est exclusivement réservé. Car dans la plupart des cas, les rebellions soutenues pour renverser les régimes dits «dictatoriaux» ne font pas mieux que ces régimes, une fois parvenues au pouvoir par tous les moyens. Les cas ivoiriens et libyens le prouvent. Pour l’Occident, seuls les intérêts géostratégiques et économiques constituent la norme fondamentale qui définit toutes les autres valeurs. Il n’y a pas de valeur en soi. Il y a des valeurs pour soi qui doivent servir ses propres intérêts. C’est dans cette vison des choses que l’Occident, avec la France en première ligne, a pu soutenir plusieurs dictatures africaines aussi longtemps qu’elles servaient ses intérêts: Bokassa (Centre Afrique), Mobutu (Zaïre), Eyadema (Togo), Houphouët Bobigny (Côte d‘Ivoire), Bongo (Gabon), sont autant d’exemples.
Ce qui se passe en Côte d’Ivoire depuis quelques jours ne peut être appelé autrement qu’une rébellion au régime dictatorial et génocidaire d’Alassane Ouattara, ennemi des libertés et des droits de l‘homme. Cependant, la «Communauté internationale» qui soutient en ce moment les rebelles syriens ne saurait soutenir les rebelles ivoiriens. Ils ne pourront avoir son soutien pour la simple raison qu’ils ne servent pas ses intérêts. Dès lors cette rébellion devra s’attendre au soutien militaire, médiatique et diplomatique de cette «Communauté internationale» au régime dramanien. Elle ne croisera pas les bras pour laisser faire contre un régime qu‘elle a installé par la guerre, au prix de milliers de morts, pour servir ses intérêts. Cette nouvelle rébellion qui voit le jour en Côte d’Ivoire devra se débarrasser de l’illusion d’une France devenue angélique, après la chute électorale de Nicolas Sarkozy, qui n’interviendra pas pour sauver le régime bien aimé de Dramane Ouattara. Si cette nouvelle rébellion base sa stratégie sur le laisser-faire des casques bleus de l’ONUCI et de la force française Licorne, elle fera face à sa propre illusion et verra s’écrouler son ambition.


Jean- Ives Gougnon
 
 
 
 
 





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