Côte d'Ivoire: La pression de tout le monde a eu raison de Ouattara

Mercredi 25 Décembre 2013 - 11:14


Le tout-puissant Alassane OUATTARA, le président de la communauté internationale, de la CEDEAO, le chouchou de l’union européenne et des USA, celui-là même qui foule au pied la loi fondamentale de la Côte-d’Ivoire pour accéder au pouvoir est en train de perdre des plumes ou de sa superbe. Qui l’eût cru  ? Dans un passé récent, Ouattara était tout feu tout flamme et toute la Côte-d’Ivoire était à ses pieds.
        Avec la complicité de la France de Nicolas Sarkozy et de l’ONU, Ouattara a traumatisé et terrorisé les ivoiriens avec une violence inouïe. Dis-moi qui est ton parrain et je te dirai qui tu es, dit l’adage. Ses déclarations aux relents ethno-religieux sont à la base de la fracture sociale ayant conduit au coup d’Etat de 1999, à la rébellion et à la guerre qui ont entraîné de nombreuses morts. Après ce forfait, l’heure est au regret. Ouattara n’a rien apporté si ce n’est misère, chômage, rattrapage, prison, dictature et division. Ouattara, le président qu’il faut à la Côte-d’Ivoire, Fantasme ou réalité  ? Voici un bon sujet de thèse développé par chaque ivoirien et non ivoirien. La conclusion est sans ambages. Ouattara est un vendeur d’illusion, un m’as- tu vu, un usurpateur. Au regard de tout cela, la mystification a pris fin. Les ivoiriens se sont rendus compte de la supercherie et que Ouattara est un farceur à qui il ne faut pas accorder de crédit. L’opposition significative et des ONG internationales ont mis à nu les tares de ce personnage qui a marqué négativement la Côte-d’Ivoire pendant ces vingt années écoulées.
        Comme un citron, la France et ses alliés du mal qui se sont servis de Ouattara ont fini de le presser et de le sucer. Il ne représente plus rien. Ce que nous voyons n’est qu’une coquille, une carapace vidée de sa substance moelle comestible. Les pressions internationales ainsi que le ral le bol des ivoiriens portent ses fruits. Les signes annonciateurs d’un déclin probable se succèdent. Lors de la célébration du 20è anniversaire du décès d’Houphouët Boigny, Marcellin Kouadio, évêque de Yamoussoukro, dans son homélie n’a pas été tendre avec Ouattara et ses amis se réclamant de la philosophie d’Houphouët. Comme si cela ne suffisait pas, il subit un autre  revers de la part de Barack Obama, président des USA. Le chef de l’Etat ivoirien croyant être un démocrate se rend aux obsèques de Nelson Mandela, le héros de la lutte contre l’apartheid. Prenant la parole à cette occasion, le président américain a fustigé certains chefs d’Etat comme Ouattara qui feignent d’admirer Mandela et pourtant ils sont l’opposé de ce dernier. Dans leur pays, dira-t-il, ils font souffrir leurs peuples, empêchent l’opposition de s’exprimer, les jettent en prison. Sonné par ce discours, Ouattara quitte précipitamment l’Afrique du sud pour une visite d’Etat dans le district de Yamoussoukro et dans le bélier. Le discours de ‘’notre cher’’ président, dans un passé récent, très condescendant, a véritablement subi une métamorphose pour emprunter le ‘’bon ton’’.  «   Nos opposants ne sont pas des opposants. Ce sont nos frères. Ils rentreront bientôt au gouvernement  », dira-t-il en substance.
        Aujourd’hui, Ouattara a le destin d’une feuille morte. Il suffit d’une pression tous azimuts et constante pour que ce régime dictatorial s’écroule comme un château de carte. Pressé de toute part, il s’apprête à jouer la carte d’apaisement en libérant les prisonniers politiques pour soigner son image ternie et se faire passer pour un homme de paix. La quintessence de son message de fin d’année sera axée sur la libération des pro-gbagbo et sur la Côte-d’Ivoire en chantier pour nous endormir à nouveau. Il n’y a que lui qui peut transformer le pays, personne d’autre.
        Conscient de sa chute très prochaine, parce que les ivoiriens rassasiés de ses ‘’solutions’’ sans solution s’apprêtent à lui tourner le dos, Ouattara joue sur l’esprit nostalgique des ivoiriens. Il utilise désormais le nom d’Houphouët comme fonds de commerce dans tous ses discours à travers le pays. Et pourtant, selon certaines indiscrétions, le vieux Houphouët lui avait demandé de se tenir loin de la politique ivoirienne. Dans sa visite d’Etat dans les régions baoulé, le sieur Ouattara veut encore amener les peuples baoulé à commettre une seconde erreur en le votant massivement en 2015 aux élections présidentielles. Il fait croire que Bédié et lui sont en phase. Acculé, il parle de candidature unique du RHDP. Les baoulés ne sont pas dupes.  «  Le singe ne voit pas deux fois l’ombre passée  », au risque de se faire tuer, dit l’adage. Ouattara a atteint son apogée, nous sommes maintenant à l’heure de la décadence.


                                G. OURA Kouakou
                                Ourandrin@yahoo.fr
        




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