Côte d’Ivoire: La presse bleue accuse le régulateur de vouloir la réduire au silence avant les législatives

CIVOX.NET
Jeudi 8 Décembre 2016 - 19:43


Yacouba Gbané, le Directeur de publication du quotidien ivoirien LG Infos, proche de l’opposition, a soutenu mardi que le rôle du Conseil national de la presse (CNP), “n’est pas de suspendre les journaux’’ et a accusé le régulateur de la presse écrite en Côte d’Ivoire vouloir réduire au silence des journaux à l’approche de chaque échéance électorale dans le pays.

“C’est une décision inique, arbitraire et politique’’, a déclarée d’entrée Yacouba Gbané, joint au téléphone par Alerte Info.

Mercredi, le CNP a suspendu trois quotidiens proches de l’opposition, à savoir La Voie Originale pour 26 parutions et sept pour Aujourd’hui et LG Infos, pour attribution de « titres et qualités à des personnalités qui n’en sont pas investies » et « diffusion de fausses informations ».

Le régulateur reproche également à Aujourd’hui et LG Infos de publier en « quatrième de couverture, des photographies de personnalités présentées comme des prisonniers politiques », dont l’ex-Première dame, Simone Gbagbo, son ex-aide de camp, le Commandant Séka Yapo Anselme ou encore l’ex-ministre Hubert Oulaye.

“En quoi est-ce que c’est une faute professionnelle de publier ces photos ?’’, s’est interrogé Yacouba Gbané, expliquant que “le rôle du CNP n’est pas de suspendre les journaux’’.

“On a l’impression que le CNP veut casser les journaux bleus a chaque échéance électorale’’, a-t-il poursuivi avant de rappeler que La voie Originale et Aujourd’hui avaient déjà été suspendus pour 14 jours avant le référendum en octobre 2016.

Un an avant, en octobre 2015, à quelques jours de la présidentielle, Le Nouveau Courrier et Le Quotidien d’Abidjan, deux autres journaux proches de l’opposition, avaient ont été suspendus pour trois jours.

“Raphael Lakpé (président du CNP) peut tuer le combattant mais il ne peut pas tuer le combat’’, a conclu Yacouba Gbané.

Le quotidien Aujourd’hui suspendu, son directeur évoque “un acharnement’’ de l’organe de régulation

Joseph Titi, le Directeur de publication du quotidien ivoirien Aujourd’hui, a accusé jeudi le Conseil national de la presse (CNP) d’ “acharnement’’ après que le régulateur de la presse écrite en Côte d’Ivoire a suspendu mercredi ce journal proche de l’opposition pour sept parutions.

“La décision du CNP n’a aucun sens. C’est un acharnement’’, a affirmé Joseph Titi, joint au téléphone par Alerte Info.

Mercredi, le CNP a suspendu trois quotidiens proches de l’opposition, à savoir La Voie Originale pour 26 parutions et sept pour Aujourd’hui et LG Infos, pour attribution de « titres et qualités à des personnalités qui n’en sont pas investies » et « diffusion de fausses informations ».

Le régulateur reproche également à Aujourd’hui et LG Infos de publier en « quatrième de couverture, des photographies de personnalités présentées comme des prisonniers politiques », dont l’ex-Première dame, Simone Gbagbo, son ex-aide de camp, le Commandant Séka Yapo Anselme ou encore l’ex-ministre Hubert Oulaye.

Selon Joseph Titi, cette sanction du CNP à l’encontre de son journal “obéit à une stratégie’’.

“Le CNP veut nous empêcher de nous exprimer. Il veut nous empêcher de donner notre point de vue par rapport aux élections législatives’’, a-t-il expliqué.

Le quotidien Aujourd’hui est proche de la tendance du Front populaire ivoirien (FPI), conduite par Sangaré Aboudramane. Cette frange du principal parti de l’opposition a déjà annoncé qu’elle boycottera les prochaines élections législatives tandis que l’autre dirigée par Pascal Affi N’guessan a décidé de participer au scrutin.

Pour Joseph Titi, le président du CNP, Raphael Lakpé est “un acharné du pouvoir’’´qui “veut aider M. Affi N’guessan’’ et “tuer les journaux proches de l’opposition’’.

Serge Alain KOFFI

 




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