Côte d'Ivoire: La misère des assistants sociaux sortis de l'INFS

Lundi 18 Août 2014 - 08:06


Image d'archives
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Les assistants sociaux sont une ‘’espèce’’ vulnérable, menacée, en voie d’extinction en Côte-d’Ivoire. Cinq(5) promotions de l’Institut National de la Formation Sociale(INFS), précisément de l’école des assistants sociaux, sont laissées pour compte par l’administration Alassane Ouattara. Que se passe-t-il  ? Le gouvernement actuel n’en veut plus  ? Ou les ravages d’une haine du pouvoir contre cette catégorie socioprofessionnelle  ?
        Ce vrai bal de sorciers inquiète les populations qui ont besoin des assistants sociaux dans tous les secteurs d’activités pour les aider à résoudre les nombreux problèmes sociaux auxquels elles sont confrontées. On devrait se pencher sur cette ‘’ hécatombe’’ pour éviter à la Côte-d’Ivoire d’être handicapée d’un pan important de son développement socioéconomique. Ce cas que nous dénonçons est arrivé depuis que le Président Alassane Ouattara est au pouvoir. Les assistants sociaux en fin de formation sont devenus persona non grata et même ceux qui sont en fonction perçoivent des salaires de misère. Et pourtant, ils font une formation de Bac + 3. Pour une bonne compréhension de ce cri de cœur, sachez que l’INFS comporte trois(3) écoles  : l’école des assistants sociaux, l’école des éducateurs préscolaires et l’école des éducateurs spécialisés. Les deux dernières écoles nommées n’ont pas de problème. Une fois leur formation terminée, la fonction publique les embauche automatiquement. L’INFS est un établissement public de l’Etat et c’est lui qui organise le concours de recrutement selon son besoin.
        Comment comprendre que des étudiants formés à l’INFS soient traités différemment. Un sentiment de frustration et d’injustice se développe au sein de cet Institut de formation. Alors que le président Ouattara a dit qu’il a pris le pouvoir pour réparer et se dresser contre les injustices. N’est-il pas informé de celles qui se déroulent à l’INFS  ? Pour une soit  affaire d’injustice dans ce pays, des gens ont pris des armes pour se faire entendre. Nous voulons désormais que les choses se passent dans les règles de l’art. Raison pour laquelle nous attirons l’attention des autorités compétentes. Aussi minime soient les assistants sociaux, il convient de ne pas les opprimer et de respecter leur choix. A la veille de la commémoration de la fête nationale, dans une interview à lui accordée, le président Ouattara a eu à dire que son souci est de créer des emplois pour les jeunes et que plusieurs emplois ont été dégagés pour la jeunesse. Nous sommes surpris qu’il tienne un tel discours pendant que cinq(5) promotions d’assistants sociaux déjà formés, environ 1200 jeunes gens et jeunes filles attendent leur premier emploi. N’est-ce pas là de la politique politicienne quand on sait que c’est l’Etat qui organise les concours de recrutement  ? Faut-il donner raison à celui qui dit  :  «   en politique il faut regarder les actes, laisse les déclarations  »  ? Les assistants sociaux attendent beaucoup du président Ouattara pour prendre des mesures d’équité afin de mettre fin à cette injustice criante. Les démarches entreprises par ceux-ci auprès de M. Moussa Dosso, ministre d’Etat, ministre de l’emploi, des affaires sociales et de la formation professionnelle et de Mme Anne Ouloto, ministre de la solidarité, de la famille et de l’enfant sont restées sans suite. C’est dire que ces deux ministres sont incapables de résoudre ce problème. L’âge des impétrants ne fait qu’augmenter chaque année. Il serait souhaitable que l’Etat en tienne compte et pense à un dédommagement.
        La situation que traversent les assistants sociaux mérite qu’on se penche sérieusement sur leur sort car l’émergence concerne toutes les couches socioprofessionnelles. Autant on a besoin des enseignants, autant on a besoin des assistants sociaux. C’est pour quoi nous invitons le gouvernement à accorder une attention toute particulière à cette situation qui n’a que trop durée. A cause  de cet état de fait dramatique, le concours de recrutement pour entrer à l’INFS, école des assistants sociaux  est suspendu. A cette allure, ce corps de métier risque de disparaître. Et pourtant, les assistants sociaux joue un rôle social d’équilibre, psychologique, de développement humain et créent la cohésion sociale dont un pays qui veut aller l’émergence a besoin.

            G. OURA Kouakou
            ourandrin@yahoo.fr




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