Côte d'Ivoire: La France cherche le président qui va réconcilier les Ivoiriens

L’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire était à Gagnoa pendant les péripéties du congrès de Mama, officiellement pour parler d’un projet de développement. A la vérité, il y a rencontré l’association des chefs traditionnels de Gagnoa. Il leur a demandé les conditions de la réconciliation et si, à leur avis, Essy Amara a le meilleur profile pour être le prochain président.

Vendredi 29 Mai 2015 - 01:14


François Hollande , président français
François Hollande , président français
Les tensions politiques qui se complexifient chaque jour en Côte d’Ivoire inquiètent la communauté internationale. Ainsi pour leurs pays respectifs, les diplomates accrédités en Côte d’Ivoire essaient de documenter au mieux les informations pouvant permettre à leur pays d’influencer le cours des événements. C’est ainsi que le 30 avril dernier, jour où les militants du FPI étaient en bute avec les forces de l’ordre pour tenir le congrès du FPI et désigner Laurent Gbagbo à la tête du parti, l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire était à Gagnoa. Officiellement pour parler d’un projet économique de développement financé par Paris mais, en réalité, pour s’entretenir avec les chefs traditionnels bété à travers leur association. Au cours de la rencontre, le diplomate a demandé à quelles conditions la réconciliation est possible en Côte d’Ivoire. A cette question, les chefs bétés ont répondu que c’est si le Président Gbagbo est libéré. Utilisant à souhait le bon sens paysan, les chefs ont alors indiqué que« ce sont deux personnes qui se sont battues. Et si on veut aller à la réconciliation, c’est en présence des deux. C’est ce qu’on avait déjà dit à votre chargé d’affaires. En tout cas, tout ce qu’il vous adit est vrai ». A la suite de leur réponse, l’ambassadeur de France a demandé si les chefs traditionnels bétés pensent que le ministre Essy Amara peut faire la réconciliation. « Peu importe », ont-ils répondu. «  La réconciliation nationale avait été confiée au ministre Charles Konan Banny. Mais on lui a mis les bâtons dans les roues. Maintenant si c’est Essy Amara qui vient, l’essentiel pour nous est qu’il libère notre fils », ont ajouté les chefs traditionnels bétés dans le cadre de cette réunion qui s’est tenue à l’abri des regards indiscrets. Le diplomate a alors mis fin à la rencontre après avoir promis de faire remonter l’information à ses mandants. Selon différentes sources, Paris serait même opposé au maintien de la commission électorale indépendante dans sa composition actuelle.

S.B

Source: Aujourd’hui / N°895




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