Côte d'Ivoire: Jean Bonin, porte parole d’Affi N’Guessan répond à Franklin Nyamsi,

CIVOX.NET
Mardi 1 Août 2017 - 11:06


Réplique à une logorrhée (de trop) du camerounais Franklin Nyamsi.
 

Tel un répondeur automatique le sieur Franklin Nyamsi, qui frauduleusement s'attribue le titre universitaire de professeur agrégé de philosophie, a cru devoir répondre aux propos du président du FPI, le 1er ministre Pascal Affi N'Guessan, qui réagissait il y a peu à l'appel au pardon de son employeur Guillaume Soro.
 

Je ne m'attarderais pas sur les qualités de faussaire du haut-parleur de M. Soro Guillaume tant ses compatriotes camerounais et la presse camerounaise en ont déjà fait un large écho urbi et orbi. La proximité de cet "insulteur public" d'avec M. Soro transparaît comme n'étant ni fortuite, ni opportuniste, tant il est vrai qu'ils ont en commun la culture de la violence, verbale ou armée. Ne dit-on pas d'ailleurs à juste titre que qui s'assemble se ressemble ? Ceci pourrait donc expliquer cela.
 

Le Pdt Paul Barthélemy Biya’a Bi Mvondo, 84 ans, règne, tel un roi, sur le cameroun depuis 1982, soit depuis près de 35 ans. Après avoir supprimé les dispositions constitutionnelles qui l'empêchait de briguer un énième mandat il encore candidat à un autre mandat l'année prochaine dans son pays où il ne tient pratiquement aucun conseil des ministres. Tous ces faits graves, dans son pays d'origine, laissent notre Robin des Bois de la toile indifférent. Lui son credo et son gagne-pain quotidien ce sont les injures contre les ivoiriens, leurs autorités publiques et son intrusion dans leurs affaires politiques internes.
 

Ainsi donc, notre autoproclamé professeur agrégé de philosophie qui accuse le Pdt Affi de traîtrise envers le Pdt Gbagbo, le traite également d'être "un conservateur qui épouserait l'idéologie de l'ivoirité tout en revendiquant l'exclusivité de l'initiative du dialogue politique avec le régime de M. Ouattara". Le Pdt Affi serait aussi contre "une rupture générationnelle" en faveur de Soro Guillaume dont les adeptes représenteraient 70% de la population ivoirienne.

Cela fait beaucoup dirait-on pour une seule personne. Une réponse, du berger à la bergère, s'impose donc pour rétablir la vérité des faits. Compte tenu de la petite qualité et de l'absence de valeur morale du fou du roi de M. Soro, je dérogerais volontiers à l'un de mes principes de courtoisie dans les échanges avec mes contradicteurs. Je m'en excuse d'avance, notamment auprès de mon ami Toussaint Alain, mais ce type de barbouze qui s'invite par effraction dans la politique est plus prompt à comprendre le langage ordurier qui lui fait corps que celui du respect mutuel qui devrait imprimer ses états d'âme qu'il véhicule sur la toile à travers ce qu'il considère comme des analyses politiques.  
 

Les accusations du saltimbanque de Soro qui ne valent que par leur vacuité révèlent in fine la vraie nature de la fausse repentance de son mandant. Le bouffon accuse sans preuve. Il accuse plus qu'il ne démontre. Il bavarde, divague, déblatère sans jamais parler du sujet que le président Affi a abordé dans son interview qui l'a pourtant amené à réagir.
 

En réalité, M. Franklin Nyamsi sait que son employeur, M. Soro Guillaume, n'est pas sincère quand il parle de pardon. Il le sait et comme le peuple de Côte d'Ivoire ne s'est pas laissé berné par la tentative de tromperie de M. Soro, il perd patience, devient violent, s'énerve et le faisant, le vernis de sincérité avec lequel ils ont voulu couvrir leur stratagème éhonté du simulacre d'un pardon par le mensonge n'a pas résisté à l'épreuve du temps qui a fini par les confondre. Le masque est tombé.
 

M. Nyamsi qui est allergique au débat contradictoire dont il n'a manifestement pas la culture a cependant permis, par la virulence et l'insolence de ses écrits, que les Ivoiriennes et les ivoiriens dont il prétend vouloir faire leur bonheur malgré eux se rendent compte que leur pièce théâtrale dramatico-comique du pardon de façade n'est qu'une chimère. En effet, personne ne demande pardon à autrui en l'insultant ou en ayant le couteau entre les dents.
 

Dans de récents posts sur Facebook, M. Franklin Nyamsi disait ceci "on va au pardon mais pas à l'amnésie. Le père des Escadrons de la mort en Côte d'Ivoire, c'est celui de Michel Gbagbo" et il ajoute "avec un peu de conscience, les Gbagbo devraient être reconnaissants jusqu'à leur dernier souffle à la magnanimité de GKS". Pourtant, le père de Michel Gbagbo n'est autre que Laurent Gbagbo auquel Soro, son chef, souhaiterait aller demander pardon selon ses déclarations faites dans des conditions dignes d'un film  Nollywoodien, mal tourné et mal monté.
 

M. Franklin Nyamsi, doit comprendre que l'honorable Affi N'guessan, président du FPI, ne revendique aucune exclusivité en matière de dialogue avec qui ce soit. Il devrait se rappeler qu'à sa sortie de prison en 2013, M. Affi a appeler à l'organisation des États Généraux de la République (EGR) en vue d'œuvrer à la réconciliation nationale dans le cadre d'un dialogue inclusif avec toutes les composantes de la nation. Dans cette même dynamique de la réconciliation M. Affi et le FPI ont participé au Cadre Permanent du Dialogue (CPD) politique en vue de la libération des prisonniers politiques, de l'indemnisation des victimes, du dégel des comptes et de la décrispation de l'environnement socio-politique. Cette belle initiative a malheureusement été torpillée par le pouvoir dont l'employeur de M. Nyamsi était le 2ème personnage.
 

M. Nyamsi doit accepter qu'en réaction à la nouvelle posture (politicienne) de M. Soro Guillaume qui embouche à présent la trompette du pardon, M. Affi puisse lui proposer simplement, s'il est sincère comme il le prétend, de se rendre à la CPI pour rendre un témoignage en faveur de M. Gbagbo en vue de l'innocenter et par ailleurs se mettre, lui aussi, à la disposition de la justice en tant qu'acteur majeur de la crise militaro-politique ivoirienne.
 

En effet, pour le Pdt Affi, l'innocence du Pdt Gbagbo ne devrait pas ipso facto, pour emprunter une litanie chère à la CPI, absoudre les crimes commis par les soudards, les auteurs, coauteurs directs ou indirects du drame Ivoirien dont une commission d'enquête diligentée par le pouvoir de M. Ouattara affirme qu'ils ont eu à massacrer près d'un millier de personnes. Oui, pour M. Affi, ce ne serait que (bonne) justice qu'ils soient eux aussi recherchés, appréhendés et jugés. Oui, M. Nyamsi, ne vous en déplaise, pour le FPI, en tant que Pdt de l'Assemblée Nationale, votre employeur gagnerait à introduire une proposition de loi d'amnistie en vue de la libération des prisonniers politiques. C'est de cela qu'il s'agit et non de la distraction et des enfantillages auxquels vous vous adonnez. En dehors de ce prisme, vos élucubrations sur "la rupture générationnelle" et autres errements sont loin de notre sujet introduit d'ailleurs par votre employeur lui-même.
 

Toutefois, parlons-en pour ne pas que la confusion demeure. Vous vous rêvez un destin à la Macron. C'est votre droit. Mais de Macron, votre mentor qui a du sang dégoulinant des ivoiriens sur les mains, vous n'avez ni l'intelligence politique, ni le parcours professionnel, ni l'amour de la patrie qui l'a conduit à démissionner de son poste ministériel pour se mettre au service de ses ambitions politiques. Votre mentor lui préfère s'accrocher au pouvoir acquis de mauvaise lutte plutôt que de compétir à armes (démocratiques) égales avec le reste de l'opposition dont il ne sait lui-même s'il en fait ou non partie.
 

Non, Soro n'est pas Macron en dépit de ce que vous prétendez de façon péremptoire qu'il incarnerait "une rupture générationnelle" qui serait souhaitée par 70% des ivoiriens. Malheureusement, comme d'habitude, vous ne citez pas votre sources qui conforteraient vos chiffres. C'est à croire que vous êtes indécrottable à la manipulation et à la falsification.
 

Pour vous donner une certaine contenance intellectuelle vous citez dans vos égarements le psychiatre Frantz Fanon, un grand negritudien. C'est une véritable hérésie morale et un crime à la verrue tant vos diatribes vous rapprochent davantage d'Antoine Porot dont justement les thèses s'opposent à celles de Fanon. En effet, Antoine Porot, dans ses "Notes de psychiatrie musulmane" disait ceci de l'africain (du nord),« Hâbleur, menteur, voleur et fainéant, un débile hystérique, sujet, de surcroît, à des impulsions homicides imprévisibles ». Mieux, il écrira «l’indigène (nord)africain, dont le cortex cérébral est peu évolué, est un être primitif dont la vie essentiellement végétative et instinctive est surtout réglée par le diencéphale ». Vous n'êtes certes pas africain du nord ou musulman mais vous conviendrez aisément avec moi que le portrait qu'il dresse vous va comme un gant. À croire qu'il vous dépeignait.
 

M. Franklin Nyamsi, chaque génération a un combat qui vaille que si et seulement si celui-ci s'inscrit dans un projet de société qui correspond aux aspirations les plus profondes des populations. Le combat d'une génération n'est pas de faire la courte échelle comme vous et votre employeur savez si bien le faire. Lui dont le 1er boulot connu pour avoir pris les armes contre sa nation est d'avoir été ministre puis 1er ministre de notre république qu'il a fièrement et durablement balafré (cf. pourquoi je suis devenu rebelle). Vous cherchiez un traître ? Il est sous vos yeux. Ne le cherchez donc pas ailleurs, notamment chez ceux qui non jamais retourné la moindre aiguille contre leur propre peuple et qui ne feraient le moindre mal même à une mouche.
 

M. Franklin Nyamsi, détrompez vous, votre fameuse "rupture générationnelle" n'est ni un projet de société ni un programme de gouvernement pour que des gens y adhèrent. Ce qui pourrait appeler à une adhésion politique des populations c'est un projet de société qui fait la promotion de la démocratie et qui exclut toute violence comme l'est le projet de société d'orientation socialiste du FPI. Ce projet fait de la construction des institutions crédibles et inclusives un atout indispensable du développement social et économique, de l'exaltation et de la prééminence du droit sur tout et tous une sacro-sainte religion. Ce qui ne saurait être sans une justice crédible pour tous, au service de la démocratie et de l'État dont elle est une des institutions régaliennes.
 

Donc, quand M. Pascal Affi N'Guessan, Pdt du FPI, s'exprime, ce n'est aucunement pour revendiquer un immobilisme ou une exclusivité au partenariat du dialogue avec le pouvoir de M. Ouattara qui a d'ailleurs échoué à ses yeux. Quand il le dit c'est plutôt en référence au projet de société du FPI qu'il incarne. C'est au nom des valeurs et de l'idéal de démocratie qu'il demande à M. Soro Guillaume de se rendre à la justice et d'emprunter les voies institutionnelles au lieu des shows médiatico-comiques qu'il nous sert depuis peu pour espérer arriver à ses fins. C'est d'ailleurs la seule alternative crédible qui lui reste s'il adhère vraiment au pardon sincère.
 

Je finis pour vous faire remarquer que demander pardon à messieurs Gbagbo, Ouattara et Bedié ne signifie nullement que vous vous adressez au peuple de Côte d'Ivoire qui a tant souffert des ambitions démesurées de votre employeur adèpte de la courte échelle. Tous nous voulons la réconciliation. Mais nous la voulons dans la sincérité et la vérité. Si M. Soro est sincère c'est aux enfants des 60 gendarmes assassinés en 2002, aux nombreux parents des victimes décédées, des femmes violées, des déplacés et des réfugiés qu'il doit s'adresser en ayant préalablement et avec humilité reconnu le martyr qu'il leur a fait souffrir, dans le cadre de la justice transitionnelle que propose les EGR. C'est en ce moment là seulement que son pardon sera perçue comme sincère et pourra être accepté sans méfiance et défiance. Mais que nenni ! M. Soro Guillaume s'adresse à trois leaders politiques en croyant naïvement qu'ils sont les rédempteurs et détenteurs désignés et exclusifs des émotions et des souffrances endurées par toute une nation. Quel manque de considération pour notre Intelligence et nos martyrs !
 

Cher Franklin Nyamsi, même si le champ politique est aujourd'hui troublé par la seule volonté de votre mandant, coauteur direct des malheurs des ivoiriens, et par conséquent permet à des bonimenteurs comme vous de prospérer actuellement dans les affaires politiques internes de notre pays parce que certains de ces fils vous y encouragent, dites vous ceci : les ivoiriens ne sont pas des dupes et le "balayage naturel" que vous prédisez dans vos écrits se fera certainement mais pas forcément dans le sens que vous indiquez.
 

Jean Bonin

Juriste (réel et authentique)

Citoyen Ivoirien.

31/07/17, 22:20 -

 




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