Côte d’Ivoire: Enlèvement de deux frères à l’école de police par les FRCI

Jeudi 4 Octobre 2012 - 07:37


Côte d’Ivoire: Enlèvement de deux frères à l’école de police par les FRCI
Partis prendre part à la fête de la cérémonie de baptême de la 41è promotion des élèves commissaires, officiers et sous-officiers de police qui s’est déroulée le vendredi 28 septembre 2012 dernier, deux frères ont été enlevés et conduits à une destination inconnue par des éléments des Forces Républicaines de Côte-d’Ivoire (FRCI). Depuis lors, on n’a aucune nouvelle d’eux.
Répondant aux noms de LEBA Gérard et BEUGRE Privat, les deux frères ne se doutant de rien et ne se reprochant rien se sont rendus à l’école de police pour partager la joie d’un des leurs en fin de formation. Sur les lieux, un élément des FRCI apostrophe BEUGRE Privat, le plus jeune. Ce dernier s’approche de cet élément pour en savoir davantage. A son grand étonnement, cette nouvelle recrue des FRCI l’accuse d’être membre de la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte-d’Ivoire (FESCI) et le reconnaît avoir participé à des exactions à Williamsville. Face à cette accusation gravissime, l’infortuné se défend et fait comprendre à son interlocuteur qu’il se trompe de personne. La discussion devient houleuse et attire l’attention de quelques personnes présentes. C’est ainsi que le grand-frère, LEBA Gérard vole au secours de son jeune frère pour mettre fin à cette altercation. Mais c’est sans compter avec la détermination de l’élément des FRCI qui a senti son autorité bafouée. Pour en découdre avec l’élément indélicat, il fait appelle à ses collègues qui embarquent les deux frères pour une destination inconnue.
Les parents, sans nouvelles de leurs enfants, ne savent plus à quel saint se vouer. C’est la désolation et la consternation totale. De ce fait, ils demandent à toutes les personnes susceptibles de leur apporter assistance de venir à leur aide. Ils clament haut et fort que leurs enfants n’y sont pour rien. Ce n’est qu’une dénonciation calomnieuse à des fins politiques. Au regard de ce énième enlèvement, l’on se rend compte que la Côte-d’Ivoire ploie sous le poids d’une dictature.
C’est le lieu d’interpeller les autorités ivoiriennes et la communauté internationale sur les actes répréhensibles que posent les nouveaux éléments des FRCI. Aussi, nous ne pouvons pas aller à une réconciliation vraie lorsque l’intention des nouveaux dirigeants est de décapiter le parti du président Laurent Gbagbo, le FPI, ses militants et ses sympathisants. A force de tirer sur la queue de la souris, elle risque de s’en aller et nous laisser sa queue qui ne représente rien. C’est dire que en voulant à tout prix arrêter tous ceux qui ne sont pas de son bord, Alassane Ouattara risque de s’arrêter lui-même. Le temps du parti unique est révolu. Vivement que l’armée de Ouattara soit réformée pour que nous ayons une armée Républicaine, citoyenne et non une armée ethno-tribale prête à décimer tout ce qui ne sonne pas RDR, c'est-à-dire le parti du sieur Ouattara.
 
 Une correspondance de Gilbert KOIME
gilbertkouame@yahoo.fr
 




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